jarre, garra, sega
Numéro d'inventaire : 2017.24.64Description
- Appellation : garra
- Appellation : sega
Création
Lieu : El Qasr, Dakhla, Nouvelle Vallée, EgypteDate : 1979La pâte est composée pour un tiers d'argile rouge et un tiers de cendres.
Usage
Lieu : El Qasr, Dakhla, Nouvelle Vallée, EgypteDate : 1979La forme spécifique de ce type de récipient est sans doute dictée par son usage et la façon de puiser l'eau dans les oasis. Pour prévenir la dispersion et l'évaporation de l'eau des résurgences naturelles ou des puits creusés, seules sources d'eau dans les oasis, le canal de sortie de l'eau est étroit et peu profond (60 à 80 cm). C’est là, où elle est encore claire, que les femmes viennent puiser l'eau de la maison. Pour remplir leur jarre, elles la posent dans le canal dans le sens de la largeur, perpendiculairement au courant, et penchent le goulot afin que l'eau s'engouffre à l'intérieur. Quand la jarre est pleine, elles la font basculer pour mettre le goulot à la verticale et finissent de la remplir à la main. Enfin elles la ferment avec un bouchon en fibre de palmier ou en terre cuite. La jarre est ensuite transportée jusqu'à la maison, soit portée sur la hanche (mais certains villages jugent que cela force la femme à se déhancher de façon trop indécente) soit sur la tête. Un anneau en fibre de palmier intercalé entre le crâne et la jarre sert alors de coussin et de stabilisateur. L'eau de source étant très chaude à sa sortie de terre (plus de 30°C), elle est laissée à reposer à l’ombre dans la "garra", où elle décante avant d'être versée dans une plus grande jarre de stockage ("zir") ou dans les gargoulettes si elle doit être consommée. En attendant le transvasement, on place un récipient sous les garras poreuses pour recueillir l’eau qui en suinte. La garra en argile rouge est naturellement étanche, couverte d'une pellicule vitrifiée apparue à la cuisson. Cela convient pour transporter l'eau versée dans le zir, pas nécessairement potable car souvent destinée à la lessive, la vaisselle et d’autres travaux ménagers. Pour l'eau potable versée dans les gargoulettes, il vaut mieux que la garra soit poreuse afin que l'eau rafraîchisse (par évaporation de la pellicule qui suinte). Les femmes en poncent alors la paroi extérieure avec une pierre dure, souvent du grès. Il peut donc y avoir plusieurs garras par maison selon la destination de l'eau qu’elles collectent.
Description détaillée
Récipient en forme de grain de riz percé d'un goulot en son milieu.Matériaux et techniques
- argile, cendre : façonnage au tour
Dimensions et poids
- Hauteur : 26 cm
- Largeur : 22,5 cm
- Longueur : 53 cm
- Poids : 3 960 grammes
Provenance et historique
Découverte - collecte
Lieu : El Qasr - Dakhla - Nouvelle Vallée - EgypteDate : 1979Collecteur : Nessim Gad Henry HeneinAcquisition
Date : 4 juillet 2017Acteurs :Bibliographie
- [Livre] Henein, Nessim Gad Henry. 1992. Poteries et proverbes d'Egypte. (Cote bibliothèque Mucem : C 4345)
- [Livre] Henein, Nessim Gad Henry. 1997. Poterie et potiers d'Al-Qasr, Oasis de Dakhla. 242 p. (Cote bibliothèque Mucem : C 3948)
Mots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Utilisation
Nature