jarre zir Qena, Egypte 1979 2017.24.39 Photo Mucem
jarre zir Qena, Egypte 1979 2017.24.39 Photo Mucem

jarre, zir

Numéro d'inventaire : 2017.24.39

Description

  • Création

    Lieu : Qena, EgypteDate : 1979

    La pâte se compose de limon du Nil, d'argile prélevée à la limite des terres agricoles et du désert, et d'environ 4% de cendres.

  • Usage

    Lieu : Qena, EgypteDate : 1979

    Le "zir" constitue la principale réserve d'eau de la maison. Il est généralement fermé par un couvercle en bois ou en argile. Il peut en exister plusieurs par maison selon les besoins. On le remplit avec l'eau apportée d'un puits ou d'une source à l'aide de poteries dédiées au transport, comme la "sega" ou le "zir al-rakayeb". On y puise avec un godet céramique ou, plus généralement aujourd’hui, en métal. L'argile poreuse dont il est fait permet la lente transpiration de l'eau, qui suinte le long de la paroi et goutte sous la jarre. C'est pourquoi le zir ne doit pas être posé au sol mais élevé sur un support, souvent en bois d'acacia ou de tamaris, mais parfois en céramique comme ici. Ainsi surélevé, le zir poreux est à l'abri des échanges indésirables avec la poussière du sol tandis que celui-ci, qui peut être en terre battue ou en brique crue, ne souffre pas des infiltrations de l'eau qui suinte de la paroi. L'eau est toujours récupérée dans un récipient placé sous le zir. Elle se trouve filtrée par son passage à travers la paroi et donc propre à la consommation. Cette technique pour rendre l'eau potable a été observée par les savants de l'expédition d'Egypte en 1798-1801 et relatée dans la "Description de l'Egypte". A la demande de certains clients, des potiers d'El Qasr (oasis de Dakhla) rajoutaient de la cendre à la pâte utilisée pour former le fond du zir, afin que cette partie soit encore plus poreuse, augmentant la qualité de l'eau recueillie. Le zir est souvent placé dans des endroits ombragés, dans la cour ou la cuisine, parfois dans une niche appelée "maziara", où il est protégé du soleil. Dans la mesure du possible, il est placé dans un endroit aéré afin que la circulation de l'air accentue le phénomène d'évaporation qui permet de maintenir voire d’accentuer la fraîcheur de l'eau. Il est fort probable que des céramiques avec les mêmes propriétés rafraîchissantes étaient en usage dans l’Antiquité : une stèle de l’an 8 du pharaon Ramsès II (vers 1271 av. J.-C.), trouvée à Manshiyet es-Sadr, mentionne des potiers fabricant des vases destinés à rafraîchir l’eau des carriers pendant l’été (voir le catalogue de l’exposition « Ramsès le Grand », galeries nationales du Grand Palais, 1976, p. 55).

  • Description détaillée

    Haute jarre étroite à large ouverture.
  • Matériaux et techniques

    • limon, argile, terre cuite, cendre : façonnage au tour
  • Dimensions et poids

    • Hauteur : 72 cm
    • Diamètre : 28 cm
    • Poids : 10,030 grammes
  • Provenance et historique

    Découverte - collecte

    Lieu : Qena - Qena - EgypteDate : 1979
    Collecteur : Nessim Gad Henry Henein

    Acquisition

    Date : 4 juillet 2017
    Acteurs : 
  • Bibliographie

    • [Livre] Henein, Nessim Gad Henry. 1992. Poteries et proverbes d'Egypte.
  • Mots-clés

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