sifflet à eau, flûte à conduit d'air aménagé de forme tubulaire, jouet, darnaga, taraïette, roussignou, taraillette
Numéro d'inventaire : 1963.137.2Description
- Appellation : darnaga
- Appellation : taraïette
- Appellation : roussignou
- Appellation : taraillette
Création
Lieu : Aubagne, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FranceDate : 1930Question de JPC : Les informations de la zone Exécution (fichier de Pierre Catanes), que j'ajoute, semble en contradiction avec les informations qui se trouvent dans la zone Création.La foire aux aulx et aux taraïettes créée au milieu du 15e siècle est la plus ancienne foire de Marseille, initiée sous le règne du Roi René. Dite d’abord foire de la Saint Jean, elle se déroulait de la mi-juin à la mi-juillet. Elle fut d’abord consacrée à la vente des herbes de la saint Jean : outre l’ail pendu en longs chapelets, on y vendait de l’oignon, du thym, du romarin, de la sarriette et du basilic. Ce n’est que dans les années 1860, qu’apparurent des poteries utilitaires ainsi que des taraïettes ou taraillettes, leurs reproductions en miniature à destination des enfants. Frédéric Mistral, dans le Grand Trésor du Félibrige, donne une définition de la tarraieto : petite poterie, petite pièce de vaisselle pour amuser les enfants. Le terme « taraïette », que l'on peut écrire aussi teraïette ou terraillette, est le diminutif de teiraio, qui désigne un pot en terre utilisé en particulier pour la cuisine. Selon Robert Bouvier dans son ouvrage « Le parler marseillais », ce terme de taraïettes provient d’un nom féminin provençal francisé terràio qui désigne la poterie ou la vaisselle en terre. Le terme est entré dans le langage courant en Provence où il n’est pas rare d’entendre cette injonction lancée aux enfants : « Range tes taraïettes » signifiant « Range tes affaires ». On peut toujours voir sur les étals de ces foires des petites jarres, cruches, daubières, poêlons et autres vire-omelettes, mais aussi des tirelires en forme d’animaux ou des sifflets à eau. Fabriquées principalement par les santonniers aubagnais, mais aussi à Vallauris, Saint-Quentin-la-Poterie, Dieulefit ou Poët-Laval dans la Drôme provençale, ces modèles réduits reproduisent les poteries glaçurées provençales. La taraïette favorite des enfants est le sifflet en terre cuite vernissée ou roussignou. C’est le fameux sifflet à eau, en forme de cruche, et qui imite le chant du rossignol. Aussi cadeau de fiançailles, on retrouve ce sifflet dans d’autres régions françaises, comme en Alsace avec le wasserpfiffle. Les taraïettes sont vendues soit à l’unité, soit reliées les unes aux autres par une cordelette comme les tresses d’ail. Les enfants les achetaient pour un sou comme s’ils achetaient un bonbon, une douceur mais les adultes aussi et il n’est pas rare qu’une tresse de taraïettes décore l’intérieur d’une cuisine provençale, comme un attachement au terroir. On trouve en effet ce genre de dînettes en terre cuite vernissée dans des provinces françaises à forte identité régionale : le ménageon savoyard ou la spielgeschirr alsacienne. Des exemplaires plus anciens, imitant la poterie parisienne en usage à la fin du 16e et au début du 17e siècle, ont même été retrouvés au cours de la démolition au milieu du 19e siècle de certains ponts dangereux de Paris qui nécessita le dragage de la Seine.
Usage
Lieu : Marseille, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FranceLe rôle ludique du sifflet, lié au symbolique, est mis en évidence avec les taraïettes provençales. Pour le poère Frédéric Mistral, c'est, avec le santon, un des éléments essentiels du patrimoine régional. Le taraieto écrit-il, es tune petite poterie pour amuser les enfants. Diminutif de tartaïo qui désigne les pots domestiques en terre cuite vernissée, la taraÏette est en effet en Provence, une terre cuite miniature servant dans la dînette des enfants. Vendues à la foire de la Saint-Jean à Marseille, les taraïettes étaient fabriquées à Aubagne et à Vallauris, centres bien connus pour leur poterie. Chacune porte un nom partoculier selon sa forme ou son usage traditionnel. Parmi elles, lou roussignou est un gargoulette, soit une cruche, munie d'un système de sifflet. Lorsqu'on souffle, les tourbillons de l'air dans l'eau imitent à merveille le chant des rossignols.
Description détaillée
JPC : les informations de cette deuxième occurence de la zone Matière et technique sont celles du fichier de Pierre Catanes. / Terre commune façonnée au tour, à glaçure verte sauf sur le pied / Sifflet (à eau probablement) vernissé représentant une cruche avec anse supérieure, de couleur verte (sauf à la base qui n'est pas vernie et garde la teinte naturelle de l'argile), sans trou de jeu. Le système d'insufflation (conduit d'air aménagé) se trouve dans le bec verseur de la cruche.
(type organologique, d'après la classification descriptive établie pour la collection ATP : n°432) Description que portait la fiche avant l'intervention de MBLG: Corps sphèroide, anse supérieure, bec-goulot servant de sifflet et large pied Description analytique du fichier de Pierre Catanes : La partie sifflante de l'objet forme une petite flûte tubulaire s'élargissant vers l'embouchure et insérée en biais dans la panse de cette cruche sur socle. La fenêtre s'ouvre sur le dessus. L'autre moitié du tuyau plonge à l'intérieur du récipient. La cruche, de forme sphérique, possède une grande anse en panier et à bourrelet central, orientée dans l?axe de la partie sifflante. Le socle conique se termine par un léger bourrelet. Le col droit de la cruche forme une petite lèvre. Le corps de la cruche est tourné en terre marron rosée. Le sifflet est modelé dans la même terre ainsi que l'anse réalisée au "tire anse". Mis à part le piédouche, laissé brut et sur le côté droit duquel déborde une coulure d'émail, l'extérieur de la cruche et l'intérieur du col ainsi que l'anse sont couverts d'une glaçure verte sur engobe blanc. L'embouchure du sifflet est vernissée sans engobe, ce qui donne une teinte plus foncée.Matériaux et techniques
- pâte commune : émaillé, matériau principal
- terre cuite : coloré, tourné, émaillé-glacuré transparent, modelé
Dimensions et poids
- Hauteur : 10,6 cm
- Largeur : 6 cm
- Profondeur : 8 cm
- Poids : 108,9 grammes
Provenance et historique
Découverte - collecte
Date : 1963Collecteur : Marielle LatourAcquisition
Acteur : Marielle LatourDépôt
Date : 25 novembre 2010Emplacement : Montluçon, musée des musiques populairesPrêt
Trésors du quotidien
Date : 8 janvier 2008Emplacement
Mucem (réserve)Autres associations
- Notes67.25.789
- TypesPhotographie, Diapositive, Photographie, Photographie
- Notes
Mots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Utilisation
Nature