pichet à surprise
Numéro d'inventaire : 1954.21.4Description
Création
Lieu : Nevers, Nièvre, Bourgogne, FranceDate : 1750Usage
Les « pichets à surprises » sont une catégorie de vaisselle dont l’usage premier est le divertissement. De par leur col ajouré et leur absence de bec verseur, ils ne peuvent être utilisés pour servir à boire sans renverser tout le contenu. Ils sont conçus et utilisés comme un jeu proposé aux convives lors du repas. Généralement, un ou plusieurs goulots, aussi appelés « tétines », sont présent le long du cordon situé sous la lèvre, ici lacunaires. Des éclats nous permettent d’affirmer que pour ce pichet, les tétines étaient présentes au nombre de 3 et placées le long du cordon de manière à former une croix avec l’anse, comme c’est le cas pour l’objet présenté en figure 3. L’astuce pour boire le liquide contenu dans le pichet est situé dans sa conception. L’anse tubulaire et le cordon situé sous la lèvre sont creux et sont connectés de manière à constituer un réseau reliant l’intérieur de la panse, à l’aide d’un trou percé à la jonction de l’anse (fig. 4), et l’une des « tétines », dans ce cas-là celle situées en face de l’anse (fig. 5). Ainsi pour boire le liquide contenu il suffit de l’aspirer au travers la bonne « tétine ». Dans le cas du pichet 1954.21.4, un autre élément complexifie encore plus l’acte de boire. Il s’agit d’un trou situé sous l’anse, proche du haut du col (fig. 6). Cette ouverture empêche de fermer le circuit jusqu’à la panse et ne laissera la personne essayant de boire aspirer que de l’air. Afin de résoudre l’énigme, cette ouverture doit être bouchée avec le doigt
Description détaillée
Faïence façonnée au-tour, tournasée, à décor ajouré, peint en bleu, jaune, orange, à glaçure opaque. / Sur plan circulaire à petit pied plein, panse ventrue, col long et droit ajouré de fleurs et de palmettes, lèvre plate avec un boudin, une anse latérale verticale ; motif central dans un cartouche représentant un cerf ayant perdu ses bois, avec inscription "je pleure ce que bien d'autre voudrais avoir perdu 1750", et sur les côtés des ancres croisées ; motifs ajourés du col soulignés de bleu, ainsi que l'anse et la lèvre.
//Faïence, façonné au tour, glaçure stannifère, décor dit de « grand feu ». Pichet à base simple élargie ; panse globulaire ; col tubulaire ajouré de motifs de fleurs et de cercle ; lèvre droite, cernée d’un cordon ; anse tubulaire verticale partant de l’encolure jusqu’au milieu de la panse.Pâte rosée, glaçure stannifère blanche opaque, décor bichrome de « grand feu » (bleu de cobalt et jaune d’antimoine).Décor
- points alignés, arbre, lentilles alignées, ajouré, moyen de transport par eau, chute, végétation, Scène, rosace, Ornementation, animal, l'univers, cercle
Matériaux et techniques
- faïence : au tour, peint, ajouré, glaçure
Dimensions et poids
- Hauteur : 20,5 cm
- Largeur : 12 cm
- Longueur : 17,5 cm
- Poids : 770 grammes
Provenance et historique
Acquisition
Acteur : BoucaudDépôt
Date : 17 avril 2023Exposition Mucem
Galerie culturelle - Musée National des Arts et Traditions Populaires
Date : 1975 - 2005Autres associations
- Notes73.129.27
- TypesEktachrome, Photographie, Photographie, Photographie, Photographie, Ektachrome
- Notes
Mots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Décor
Nature