assiette calotte Bourgogne, France 1806 1946.112.7 Photo
assiette calotte Bourgogne, France 1806 1946.112.7 Photo

assiette calotte

Numéro d'inventaire : 1946.112.7

Description

  • Création

    Lieu : Ancy-le-Franc, Yonne, Bourgogne, FranceDate : 1806
  • Usage

    Lieu : Paris, Ile-de-France, France

    On appelle « faïence patronymique » une pièce en faïence, le plus souvent une assiette, un saladier ou un plat à barbe, comportant une inscription donnant le nom du propriétaire de l’objet et une date. Dans la plupart des cas, la pièce est décorée de l’image d’un saint, généralement choisi en fonction du nom du destinataire de la pièce, dont il est le saint patron. D’autres pièces mettent plutôt en avant des motifs liés à un corps de métier. Dans la majorité des cas, la date inscrite correspond à l’année de fabrication de la pièce. Quand on peut savoir à quelle occasion celle-ci a été produite, il s’agit le plus souvent d’un mariage. Mais les faïences patronymiques peuvent aussi n’avoir d’autre finalité que de célébrer un individu, auquel elles peuvent être offertes, et quelquefois ses qualités ou son métier - sans doute à l’occasion d’une étape importante dans une carrière. Dotées d’un tel potentiel commémoratif et décoratif, elles n’étaient sans doute pas destinées au service courant mais devaient être présentées et affichée, notamment sur un vaisselier. C’est à partir des années 1730 que ce type de céramique se multiplie dans une France prospère et commerçante. Au XVIIIe siècle, le commerce extérieur comme intérieur est favorisé par le développement des transports, l’absence de guerre sur le territoire français et les manufactures en pleine expansion (notamment les faïenceries de Nevers et de Bourgogne). La faïence cesse d’être un produit de luxe et devient un produit de consommation courante, accessible à la bourgeoisie. A l’imitation de la noblesse, qui a multiplié les armoiries sur ses biens meubles à la fin du XVIIe siècle, les bourgeois cherchent à afficher leur réussite individuelle sur leur vaisselle. Peut-être y a-t-il aussi une influence des faïences patronymiques à décor de métier, car de telles gourdes-bouteilles de sont connues à Nevers dès 1680. Les pièces patronymiques apparaissent donc en réaction à la démocratisation du matériau : individualisées par un nom et une date, elles se distinguent au milieu d’une production de plus en plus abondante – tandis que lorsque les faïences étaient encore rares et chères, il n’était pas nécessaire de les personnaliser pour marquer le statut exceptionnel de leur propriétaire. Pourtant elles restent dans un statut intermédiaire entre la production en série et la commande unique, car l’utilisation d’un poncif (feuille de papier où les lignes du dessin sont piquées de trous, permettant de tracer une esquisse en pointillés sur la surface à décorer) pour les figures de saints produit des images identiques sur des assiettes destinées à des personnes différentes, parfois sur plusieurs décennies.

  • Description détaillée

    Faïence stanifère, décor au pinceau / Bord festonné, filets, groupes de guirlande, de feuilles et pétales alternes. Au fond, femme assise près d'un four, autour arbre et plantes. Louise. F. Oursin. 1806
  • Décor

    • plante, végétation, guirlande, chauffage, Ornementation, sexe féminin, signe social distinctif, la nature, panache, allégorie, oiseau, femme, homme, les saisons, élément végétal, arbre, Scène
  • Matériaux et techniques

    • pâte commune : calibré, matériau principal, peint, émaillé
  • Dimensions et poids

    • Hauteur : 3.5 cm
    • Largeur : 23 cm
    • Longueur : 23 cm
    • Diamètre : 23 cm
    • Poids : 493.3 grammes
  • Provenance et historique

    Acquisition

    Acteur : Boucaud
  • Autres associations

    • Notes
      67.25.91
    • Types
      Photographie, Ektachrome
  • Mots-clés

Sur le même thème

Une question ? Une suggestion ? Une demande ?