Le Mirage © Le Mirage, Ahmed Bouanani - Centre du cinéma marocain
Le Mirage © Le Mirage, Ahmed Bouanani - Centre du cinéma marocain
Projection

Résister, décoloniser, enraciner : le travail des Archives Bouanani

Festival Aflam 2026

  • Rencontre

De l’archive familiale à la mémoire collective : dialogue autour de l’œuvre d’Ahmed Bouanani.

Rencontre avec Touda Bouanani et Marie Pierre-Bouthier.

L’appartement familial de Rabat, ravagé par un incendie en 2006, abritait des décennies de création : les films, les manuscrits, les costumes, les photographies d’Ahmed Bouanani, poète-cinéaste majeur du Maroc, de son épouse Naïma Saoudi et de leur fille Batoul. Face à la disparition, Touda Bouanani, artiste visuelle, a choisi la résistance.
Depuis 2011, elle préside à la sauvegarde et à la valorisation de cet héritage, constitué en association en 2021. À ses côtés, Marie Pierre-Bouthier, historienne du cinéma et membre fondatrice du collectif, publie en 2026 Résister, décoloniser, enraciner. Son ouvrage analyse, à travers l’œuvre de Bouanani, les stratégies de contournement de la censure et la quête d’un regard documentaire décolonisé dans le Maroc post-indépendant. Leur dialogue incarne le passage d’une archive privée et menacée à un projet commun de réappropriation collective, où les gestes de la chercheuse et ceux de l’artiste se répondent pour décloisonner la mémoire.

La discussion sera suivie de la projection de la version de Le Mirage (1979) d’Ahmed Bouanani, premier film restauré par le Centre du Cinéma Marocain, et de la signature du livre de Marie Pierre-Bouthier Résister, décoloniser, enraciner.
Cinéastes en quête d’un « nouveau regard » documentaire dans le Maroc indépendant (1956-2019).

Le Mirage

Dans le Maroc sous protectorat français, un jeune paysan découvre une liasse de billets cachée dans un sac de farine. Espérant changer sa vie, il quitte son village avec sa femme pour se rendre en ville afin d’échanger cet argent. Mais son voyage le confronte à un univers peuplé d’escrocs, de faux sages et de personnages énigmatiques. Entre rêve et réalité, Le Mirage prend la forme d’une fable poétique qui interroge les illusions du progrès, les rapports de pouvoir et les désillusions d’une société marquée par le colonialisme.

Version restaurée.
De Ahmed Bouanani (Maroc, 1979, 1h40) – Fiction
Avec : Mohamed Habachi, Hamid Zniber, Naïma Lamcharki.

Projection précédée de Archive Katsakh (Travelogue, Sousse, Tunisie, 1971, 3’23”, noir et blanc. Collection : Katsakh. Original 8 mm).

En savoir plus sur ...

  • Touda Bouanani, artiste plasticienne

    Touda Bouanani est une artiste plasticienne et vidéaste pluridisciplinaire, gardienne à Casablanca des Archives Bouanani. Diplômée des Beaux-Arts de Bordeaux en 1993, elle inscrit son travail dans une recherche permanente de dialogue entre texte poétique et image. En 2021, elle fonde l’association Archives Bouanani pour valoriser ce fonds, et lance avec Léa Morin et Maya Ouabadi le collectif Intilak, dédié à la réécriture féministe et décoloniale de l’histoire du cinéma.

  • Marie Pierre-Bouthier, maîtresse de conférences en histoire et esthétique du cinéma documentaire

    Marie Pierre-Bouthier est maîtresse de conférences en histoire et esthétique du cinéma documentaire à l’Université de Picardie Jules Verne. Elle consacre ses recherches aux gestes documentaires de résistance au Maghreb et aux questions de décolonisation du regard. Membre fondatrice des Archives Bouanani, elle travaille à la valorisation des cinémas marginaux et aux stratégies de contournement de la censure dans le Maroc après l’indépendance.

De l’archive familiale à la mémoire collective : dialogue autour de l’œuvre d’Ahmed Bouanani.

Rencontre avec Touda Bouanani et Marie Pierre-Bouthier.

L’appartement familial de Rabat, ravagé par un incendie en 2006, abritait des décennies de création : les films, les manuscrits, les costumes, les photographies d’Ahmed Bouanani, poète-cinéaste majeur du Maroc, de son épouse Naïma Saoudi et de leur fille Batoul. Face à la disparition, Touda Bouanani, artiste visuelle, a choisi la résistance.
Depuis 2011, elle préside à la sauvegarde et à la valorisation de cet héritage, constitué en association en 2021. À ses côtés, Marie Pierre-Bouthier, historienne du cinéma et membre fondatrice du collectif, publie en 2026 Résister, décoloniser, enraciner. Son ouvrage analyse, à travers l’œuvre de Bouanani, les stratégies de contournement de la censure et la quête d’un regard documentaire décolonisé dans le Maroc post-indépendant. Leur dialogue incarne le passage d’une archive privée et menacée à un projet commun de réappropriation collective, où les gestes de la chercheuse et ceux de l’artiste se répondent pour décloisonner la mémoire.

La discussion sera suivie de la projection de la version de Le Mirage (1979) d’Ahmed Bouanani, premier film restauré par le Centre du Cinéma Marocain, et de la signature du livre de Marie Pierre-Bouthier Résister, décoloniser, enraciner.
Cinéastes en quête d’un « nouveau regard » documentaire dans le Maroc indépendant (1956-2019).

Le Mirage

Dans le Maroc sous protectorat français, un jeune paysan découvre une liasse de billets cachée dans un sac de farine. Espérant changer sa vie, il quitte son village avec sa femme pour se rendre en ville afin d’échanger cet argent. Mais son voyage le confronte à un univers peuplé d’escrocs, de faux sages et de personnages énigmatiques. Entre rêve et réalité, Le Mirage prend la forme d’une fable poétique qui interroge les illusions du progrès, les rapports de pouvoir et les désillusions d’une société marquée par le colonialisme.

Version restaurée.
De Ahmed Bouanani (Maroc, 1979, 1h40) – Fiction
Avec : Mohamed Habachi, Hamid Zniber, Naïma Lamcharki.

Projection précédée de Archive Katsakh (Travelogue, Sousse, Tunisie, 1971, 3’23”, noir et blanc. Collection : Katsakh. Original 8 mm).

En savoir plus sur ...

  • Touda Bouanani, artiste plasticienne

    Touda Bouanani est une artiste plasticienne et vidéaste pluridisciplinaire, gardienne à Casablanca des Archives Bouanani. Diplômée des Beaux-Arts de Bordeaux en 1993, elle inscrit son travail dans une recherche permanente de dialogue entre texte poétique et image. En 2021, elle fonde l’association Archives Bouanani pour valoriser ce fonds, et lance avec Léa Morin et Maya Ouabadi le collectif Intilak, dédié à la réécriture féministe et décoloniale de l’histoire du cinéma.

  • Marie Pierre-Bouthier, maîtresse de conférences en histoire et esthétique du cinéma documentaire

    Marie Pierre-Bouthier est maîtresse de conférences en histoire et esthétique du cinéma documentaire à l’Université de Picardie Jules Verne. Elle consacre ses recherches aux gestes documentaires de résistance au Maghreb et aux questions de décolonisation du regard. Membre fondatrice des Archives Bouanani, elle travaille à la valorisation des cinémas marginaux et aux stratégies de contournement de la censure dans le Maroc après l’indépendance.