
Ce que le patrimoine culturel national invisibilise : réflexions sur les archives des minorités arméniennes, kurdes et amazighes
Festival Aflam 2026
Un temps d’échange sur la pluralité des mémoires et des récits cinématographiques oubliés.
Rencontre avec Chantal Partamian, Pauline Tucoulet et Sarah Mounia Kachiri.
L’histoire du cinéma des « pays arabes » s’est écrite à l’aune des cadres nationaux hérités des découpages coloniaux, façonnée par des thésaurus qui ont souvent effacé les langues et les cultures minoritaires. Que devient alors la mémoire de celles et ceux que cette archive officielle invisibilise ? Arméniens, Kurdes, Amazighs – autant de peuples dont les images et les sons ont été marginalisés par une patrimonialisation pensée dans les frontières des États-nations. Cette table ronde interroge les méthodes pour faire émerger ces récits oubliés.
Trois approches, trois terrains et une même exigence : décoloniser les archives pour restituer aux images leur pluralité.
En savoir plus sur ...
Chantal Partamian, cinéaste
Cinéaste expérimentale et archiviste libano-arménienne, Chantal Partamian – que l’on connaît à travers son projet Katsakh: Mediterranean Archives – collecte, restaure et recontextualise des films de famille et des travelogues de Méditerranée orientale. Un acte de résistance narrative face aux effacements produits par l’exil et le génocide, et une réappropriation des images contre les cadres impériaux : elle viendra présenter les enjeux d’archivistique spécifiques à la question arménienne, effacée des index et des géographies.
Pauline Tucoulet, historienne du cinéma
Historienne du cinéma, Pauline Tucoulet vient, de son côté, d’achever une thèse qui s’emploie à définir des contours historiques et esthétiques au « film kurde », jusqu’ici resté un impensé car coincé dans les cinématographies nationales des quatre pays qui éclatent le Kurdistan, et viendra nous parler des enjeux de patrimonialisation de ces cinématographies invisibilisées.
Sarah Mounia Kachiri, cinéaste
La cinéaste et programmatrice franco-marocaine Sarah Mounia Kachiri questionnera ce que signifie vraiment programmer du cinéma amazigh et le faire vivre face aux publics – ce qui impose déjà de réfléchir à une définition qui répondrait à la dénomination même de «cinéma amazigh», laquelle peut elle-même être questionnée.
Un temps d’échange sur la pluralité des mémoires et des récits cinématographiques oubliés.
Rencontre avec Chantal Partamian, Pauline Tucoulet et Sarah Mounia Kachiri.
L’histoire du cinéma des « pays arabes » s’est écrite à l’aune des cadres nationaux hérités des découpages coloniaux, façonnée par des thésaurus qui ont souvent effacé les langues et les cultures minoritaires. Que devient alors la mémoire de celles et ceux que cette archive officielle invisibilise ? Arméniens, Kurdes, Amazighs – autant de peuples dont les images et les sons ont été marginalisés par une patrimonialisation pensée dans les frontières des États-nations. Cette table ronde interroge les méthodes pour faire émerger ces récits oubliés.
Trois approches, trois terrains et une même exigence : décoloniser les archives pour restituer aux images leur pluralité.
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Chantal Partamian, cinéaste
Cinéaste expérimentale et archiviste libano-arménienne, Chantal Partamian – que l’on connaît à travers son projet Katsakh: Mediterranean Archives – collecte, restaure et recontextualise des films de famille et des travelogues de Méditerranée orientale. Un acte de résistance narrative face aux effacements produits par l’exil et le génocide, et une réappropriation des images contre les cadres impériaux : elle viendra présenter les enjeux d’archivistique spécifiques à la question arménienne, effacée des index et des géographies.
Pauline Tucoulet, historienne du cinéma
Historienne du cinéma, Pauline Tucoulet vient, de son côté, d’achever une thèse qui s’emploie à définir des contours historiques et esthétiques au « film kurde », jusqu’ici resté un impensé car coincé dans les cinématographies nationales des quatre pays qui éclatent le Kurdistan, et viendra nous parler des enjeux de patrimonialisation de ces cinématographies invisibilisées.
Sarah Mounia Kachiri, cinéaste
La cinéaste et programmatrice franco-marocaine Sarah Mounia Kachiri questionnera ce que signifie vraiment programmer du cinéma amazigh et le faire vivre face aux publics – ce qui impose déjà de réfléchir à une définition qui répondrait à la dénomination même de «cinéma amazigh», laquelle peut elle-même être questionnée.



