
Architecture et paysage des formes de vies démocratiques #3
Du lundi 2 février 2026 au lundi 8 juin 2026
MucemLabPour sa troisième année le séminaire s’attache à explorer cette notion au moyen de trois axes principaux qui sont la question du droit du paysage, de l’art et de l’artefact situé comme étant des activateurs de lien social, et la question de la place publique comme élément clef de la notion de voisinage.
Évènements (4)

Art et artefact situés comme activateurs de lien social : du dehors au laboratoire et réciproquement
Architecture et paysage des formes de vies démocratiques #3
Introduction générale du séminaire, par Jean-Marc Besse, Eugénie Denarnaud, Joëlle Zask Séance animée par Eugénie Denarnaud Invités : Stephen Rostain, archéologue, directeur de recherche, CNRS, titre : “ les “jardins” de l’Amazonie ” Membre du laboratoire Archéologie des Amériques du CNRS et de l’université Panthéon-Sorbonne, il est directeur de recherche au CNRS et le premier archéologue français à s’être spécialisé sur l’Amazonie où il a vécu une partie de sa vie. Il a...
Le lundi 2 févr. 2026
à 14h
Fort Saint-Jean / MucemLab

Architecture du voisinage : enquête depuis le cours Julien à Marseille
Architecture et paysage des formes de vies démocratiques #3
Le Mucem qui accueille nos échanges, fait écho à la thématique en posant la question de sa conception spatiale, jardins compris, et du lieu public qu’il incarne dans son fonctionnement. Au travers de l’observation du cours Julien, nous interrogerons ce qui constituerait une architecture du voisinage. Élu l’un des quartiers les « plus cool du monde » par le magazine britannique Time Out en 2023, le Cours Julien est l’un des endroits les plus aimés et les plus fréquentés de la ville de...
Séance animée par Joëlle Zask, philosophe, directrice de recherche, IUF, Aix-Marseille Université. Invité : Nicolas Memain, titre : “ Promenade au Cours Julien ” Spécialiste en urbanisme et architecture du XXème siècle, il a organisé de très nombreuses balades architecturales dans plusieurs communes des Bouches-du-Rhône et participé à un inventaire architectural pour les services du patrimoine. Urbaniste sans diplôme, il développe une forme de tourisme de proximité motivé par l’amour de...
Le lundi 2 mars 2026
à 14h
Fort Saint-Jean / MucemLab

Droit du paysage ; Du droit de déambuler ?
Architecture et paysage des formes de vies démocratiques #3
En Occident la question du droit foncier est structurante dans les approches liées au domaine de l’aménagement du territoire, et conditionne nos relations aux paysages et aux architectures. Si on imagine un droit qui remet en question cette approche, dans la perspective des humanités environnementales, comment peut-on penser le droit du paysage et faire des entités naturelles des sujets plus que des objets de droit ?
Séance animée par Jean-Marc Besse, philosophe, géographe et directeur de recherche CNRS, EHESS Invitées : Sarah Vanuxem juriste, université de Côte d’Azur, titre : “ Du droit de déambuler ” Depuis l’aube de la modernité, a été mise en place une interdiction progressive du droit de vagabonder et de subsister librement sur le territoire. D’un point de vue écologique et éthique, il est pourtant vital de retrouver un monde poreux et traversable, tant pour les humains que pour les autres êtres...
Le lundi 11 mai 2026
à 14h
Fort Saint-Jean / MucemLab

Droit du paysage ; Que peut-être un droit pour les rivières ?
Architecture et paysage des formes de vies démocratiques #3
Séance animée par Jean-Marc Besse, philosophe, géographe et directeur de recherche CNRS, EHESS Invité : Sacha Bourgeois-Gironde, philosophe du droit ENS Titre : Une rivière peut-elle avoir des droits ? En mars 2017, le fleuve néo-zélandais Whanganui a acquis une personnalité juridique. Depuis, d’autres cas similaires se sont présentés à travers le monde. Comment un fleuve devient-il un sujet de droits ? Peut-on croire à une telle proposition, et quel sens lui donner ? Tous ces cas reposent-ils...
Le lundi 8 juin 2026
à 14h
Fort Saint-Jean / MucemLab
Vivre en démocratie, c’est vivre en démocrate, pratiquer « l’autogouvernement ». Or le cas échéant, ceci a lieu quelque part. C’est en nous situant et en interagissant avec notre environnement que nous participons à la création de nos conditions d’existence et c’est en vertu des qualités de certains lieux que nous avons l’opportunité de le faire.
Par exemple, que permet l’architecture de la salle de classe, de l’hôpital, du jardin public, et qu’interdit-elle ? Comment « lire », à l’aune de l’autogouvernement, les paysages que forment un champ de maïs à perte de vue, une zone commerciale, une plantation de palmier à huile, un open space ?
Ces questions introduisent à une zone intermédiaire entre des conceptions plus convenues, notamment entre celles qui décontextualisent les pratiques de la citoyenneté, et celles qui réduisent nos relations aux lieux à une forme ou une autre d’«enracinement». Elles débouchent sur une réflexion pluridisciplinaire concernant les manières de construire et d’habiter les paysages contemporains, dans la perspective, en particulier, d’une interrogation sur les formes possibles de la réalisation d’un commun. Les collections du Mucem seront précieuses pour accompagner ces approches et leur « donner corps ».
En partenariat avec
Aix-Marseille Université, École nationale supérieure du paysage, EHESS, Centre Norbert Elias et Géographie-cités
Coordination
Jean-Marc Besse (Géographie-cités, EHESS, CNRS), Eugénie Denarnaud (ENSP Marseille) et Joëlle Zask (Centre Norbert Elias, Université d’Aix-Marseille, Institut universitaire de France)