coiffure de femme, sarma
Numéro d'inventaire : 2006.4.2.1-2Description
Création
Lieu : Alger, AlgérieDate : 1830Réalisée avant 1830. A partir du XVIIIe siècle, ce type de coiffe n'est plus réalisée dans une mince plaque de métal d'or ou d'argent ajourée, mais constituée d'un système de minces fils métalliques soudés entre eux pour former des arabesques entrelacées.
Usage
Lieu : Alger, AlgériePermettait de fixer un voile léger sur la tête pour rehausser le port de tête. Le pan de velours à l'intérieur de la pièce permettait de fixer un bandeau de crêpe par couture, le fil passant entre les trous très fins et visibles à la base de la pièce. Il semblerait que ce modèle ait été importé du Levant, dans la mesure où les traditions andalouses et maghrébines privilégiaient le port d'une coiffe conique et plate dans les familles aristocratiques. Ces nouvelles coiffures sont attestées à Alger auprès des femmes issues de très nobles familles à la période ottomane, depuis la fin du XVIe et le début du XVIIe siècle seulement. Des voyageurs comme l'Anglais T. Shaw en 1732 et Venture de Paradis en 1785 en ont noté l'originalité (voir bibliographie). Au XVIe siècle en effet, la tiare (tartour) est portée par toutes les citadines de Perse et du Proche-Orient syro-libanais, mais elle s'y démode ensuite dés le XVIIe siècle, alors qu'au Maghreb, elle y est adoptée et connaît un développement progressif et des modèles de plus en plus hauts et légers. Au XIXe siècle, elle est décrite systématiquement par les voyageurs qui se rendent dans cette ville, comme un objet indissociable du costume porté par les femmes de la communauté juive de la ville. Néanmoins, son usage a été progressivement abandonné à partir de 1870, à l'époque de la promulgation du décret Crémieux, qui induisit une modernisation des manières de se vêtir de la communauté juive de l'Algérie. Enfin, à partir de la fin du XVIe siècle, cet élément permet de distinguer les femmes de la haute société et de détourner l'uniformité du voile, noué ou mis en valeur par une armature métallique.
Description détaillée
.1 :Cette coiffe de forme tronconique est constituée d'une plaque de métal recourbée sur les bordures latérales.
Le métal comporte un décor qui s'organise en registres où alternent rinceaux ponctués de palmettes et feuilles, et simple galon perlé, avec un motif d'arbre de vie au centre. Un velours rouge est cousu au revers de cette plaque. .2 : Cet élément est en argent découpé et ajouré. Il est de forme ovale et est bombé sur le milieu. Il présente des ajours formant des rinceaux ponctués de palmettes et feuilles. Il est destiné à être posé sur le haut du crâne pour permettre la fixation de la coiffe sur le chignon.Décor
- arbre de vie, rinceau, islam
Matériaux et techniques
- argent : découpé, ajouré
- velours : cousu
- fil de coton : torsadé
Dimensions et poids
- Hauteur : 26 cm
- Largeur : 15 cm
- Longueur : 16,2 cm
- Poids : 300 grammes
Provenance et historique
Exposition Mucem
Connectivités
Date : 28 novembre 2017 - 22 septembre 2023Amazighes. Cycles, parures, motifs
Date : 30 avril 2025 - 2 novembre 2025Bibliographie
- [Livre] Marcais, Le Costume musulman d'Alger, 1930.
- [Livre] Venture de Paradis, Tunis et Alger au XVIIIe s.
- [Livre] Belkaid, Algéroises, histoire d'un costume méditer.
- [Livre] Eudel, Paul. 1906. Dictionnaire des bijoux de l'Afrique Nord. 253 p. (Cote bibliothèque Mucem : 745.2 EUD)
- [Livre] Eudel, L'orfévrerie algérienne et tunisienne.
- [Livre] Shaw, Voyages de Mr Shaw, 1732.
- [Livre] Dozy, Dictionnaire détaillé, 1968.
- [Livre] Fisquet, Histoire de l'Algérie, 1842.
Mots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Décor
Nature