" L'Association les Elus Locaux Contre le Sida a été créée le 30 novembre 1995 par Jean-Luc Romero, conseiller municipal de Bobigny, conseiller régional d'Ile-de-France, et vice-président du CRIPS Ile-de-France, en présence d'Eric Raoult, ancien ministre délégué à la ville et à l'Intégration, de Jean-Paul Delevoye, président de l'Association des maires de France, de Jean Glavany, actuel ministre de l'agriculture et de Sheila, inlassable et efficace ambassadrice d'ELCS depuis 3 ans et présidente d'honneur de l'association depuis le 1er décembre 1998. Partant de l'idée évidente que "le sida n'est ni de droite, ni de gauche", Jean-Luc Romero a entamé, de février à juin 1996, d'avril 1997 à octobre 1997, puis durant l'automne 1998, une série de réunions à travers la France, qui ont permis de sensibiliser plus de 10.000 élus. Ces réunions régionales ont préparé les premiers, deuxièmes et troisièmes Etats Généraux qui se sont déroulés le 3 juin 1996, au Sénat, le 18 octobre 1997 à l'Hôtel de Ville de Paris et le 1er décembre 1998 au Conseil régional d'Ile-de-France. Au cours de ces réunions qui sont les plus importantes manifestations d'élus français contre le Sida, depuis le début de l'épidémie, les intervenants ont pu faire le point sur les actions développées par les collectivités locales. Ils ont réfléchi aux orientations à mettre en oeuvre, à partir des 10 propositions du "Combat pour la Vie", présentées par le docteur Jacques Lebas, directeur de l'Institut de Médecine Humanitaire et conseiller médical d'ELCS. Ces trois premiers Etats généraux ont rappelé que les 556.833 élus locaux avaient le devoir de se mobiliser et devaient aussi être des mlilitants de l'action contre le sida, à un moment où l'on assiste à une démobilisation importante des français et donc des élus dans la lutte contre le VIH. C'est ainsi qu'en conclusion des 3èmes Etats Généraux d'ELCS, présidés par Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Luc Romero a rappelé "à ceux qui pensent tout savoir, à ceux qui s'arrogent le pouvoir de juger ceux qui sont différents, ceux qui souffrent dans leur chair et dans leur coeur, qu'on ne traite pas à ELCS, d'une quelconque marchandise.Car la souffrance qui est évoquée est la souffrance ressentie bien souvent par des femmes et des hommes qui auraient pu être ou qui sont nos concitoyens, nos amis, nos frères, nos soeurs, nos enfants. C'est pourquoi, le président d'ELCS a demandé aux élus de se remobiliser pour qu'une partie de notre jeunesse ne sombre pas dans le silence glacé de l'infifférence puis ne disparaisse, seule, dans les ténèbres." (Texte de présentation en 4ème de couverture)