sextine appeal // // C'est dans un monde de la sexualité vraiment libérée et admise que pourra exister une véritable prévention du sida. (...) (Extrait des pages 46 et 47), à l'intérieur
2000 nouvelles contaminations dans le monde. Pas de panique, la plupart des nouveaux contaminés sont africains, asiatiques, pédés ou toxicos... (Extrait de la page 36), à l'intérieur
Balloté d'hôtels miteux en centres d'hébergement, un malade du sida peut-il vivre? (...) (Extrait des pages 32 et 33), à l'intérieur
Sans leurs combats respectifs pour la visibilité des séropos et des malades, des pédés, des toxicos, des minorités ethniques et encore des femmes, la France ne serait pas aujourd'hui le pays le moins touché d'Europe. (...) (Extrait du texte des pages 28 et 29), à l'intérieur
Vu et entendu chez les assureurs lors du zap de décembre 94 (die-in) (Extrait des pages 42 et 43), à l'intérieur
"Au commencement d'Act Up, il y a la colère" (...) Naissance d'Act Up en juin 1989... "le premier cri de ralliement d'Act Up aurait pu être : "nos amis meurent comme des cons et tout le monde s'en fout". Et la réplique immédiate qui suit : quitte à mourir comme des cons, autant le faire en gueulant pour refuser la honte, qui est la seule condition qu'on nous accorde; autant nous montrer pour que nul n'ait plus le droit de dire qu'il n'a pas vu ou qu'il n'a pas su. En espérant crier assez fort et être assez visibles pour que tous ne subissent pas le même sort." (...) "face au sida, on ne peut pas en rester longtemps à une position simplement affective. partant de sa propre maladie, de celle de ses amis, de la mort de son amant, on s'affronte immédiatement à une nuée de questions essentiellement politiques. Dans les pays industrialisés, le sida n'a pas frappé en premier lieu n'importe quel homme ou n'importe quelle femme, mais des catégories socialement définies : les homosexuels, les toxicomanes, les minorités ethniques, les prisonniers, maintenant les femmes, oubliées de la recherche médicale" (...) "Lutter contre le sida, c'est nécessairement mettre en question le modèle qui fonde nos sociétés et déjà constituer un front des minorités contre l'aveuglement et le cynisme des bien pensants. // Cette première détermination générale de la lutte contre l'épidémie s'accompagne d'une série de remises en cause: // 1. Remise en cause du pouvoir médical et du rapport médecin-patient" (...) // 2. Remise en cause des processus de recherche scientifique" (...) // 3. Remise en cause des pouvoirs publics et de leur inaction en matière de prévention comme en matière de soins" (...) // "4. Remise en cause des autorités morales de la société civile : églises, médias, partis politiques, syndicats, etc." (...) // "5 Remise en cause de toutes les complicités anonymes et crapuleuses du virus" (...) // "En conséquence, Act Up s'est organisé autour d'un certain nombre de principes et de points de référence qui constituaient la base de sa vision politique. Act Up devait défendre et développer autant qu'il était possible des réseaux de solidarité entre les minorités, combattre pour la liberté sexuelle, le droit des malades, l'affirmation de sa différence, lutter contre tous les processus qui fabriquent des victimes idéales. Il s'agissait avant tout de permettre à ceux qui n'y avaient pas droit de parler pour leur compte, de faire entendre leur voix. // ... "Act Up s'adresse à tout le monde parce que lutter contre le sida, c'est opter pour une autre forme de vie commune et donc choisir une autre façon de faire de la politique" // - "Entre activisme, lobbyisme et militantisme (...) // -"Le combat pour les communautés (...) Sans l'existence, même fragile et aléatoire, d'une communauté homosexuelle pourvue de ses médias et de ses réseaux, il y a tout lieu de penser que le bilan de l'épidémie de sida parmi les homosexuels aurait été encore plus catastrophique qu'il ne l'est aujourd'hui. Par ailleurs, l'esprit de communauté fait passer la compréhension de la maladie du statut de fatalité individuelle à celui de combat collectif : c'est en misant sur lui que nous avons pu nous rassembler derrière le symbole du triangle rose ; c'est par lui que nous avons pu crier que le sida était notre holocauste.(...) C'est donc sur les communautés qu'on doit miser pour construire un front commun contre le sida. (...) Se battre pour les communautés, c'est militer pour leur survie et leur élargissement. mais c'est aussi travailler pour qu'elles deviennent des communautés ouvertes au sein de la société ; qu'elles ne dégénèrent pas en communautés par défaut, en communautés de parias. (...) Act Up est à ce titre sans doute l'une des seules associations en France où se retrouvent et se côtoient chaque semaine des homosexuel(le)s militant(e)s, des toxicomanes en lutte pour leurs droits, des féministes, des hémophiles, d'ancien(ne)s prisonnier(e)s, des travailleurs sociaux des banlieues et des sourds muets radicaux, ayant toutes et tous un sentiment très clair et très profond de leur appartenance à leur communauté, mais réunis pour un combat commun qui engage et qui croise leurs luttes." (...) // -"Autour de la lutte contre le sida. . (...) Nous savons aussi qu'on ne peut lutter contre le sida sans, du même coup, et comme par surcroît, rejoindre d'autres combats. Combat pour la dignité des noirs, des drogués, des homosexuels, des femmes, des prisonniers, des immigrés : combat contre tout ce qui rend possible aujourd'hui le sida, qui existait avant et qui continuera à exister après. (...) (Extrait du texte de la page 2), à l'intérieur
20 millions de francs, budget pour l'amélioration de la prise en charge des malades du sida aux APHP (assistance publique hôpitaux de Paris) // 227 millions Champs Elysées (rénovation des...) // Malades et personnel infirmier ont des intérêts en commun. C'est la vie d'un sidéen qui est en jeu quand il manque des infirmières. (Extrait des pages 34 et 35), à l'intérieur