tract, " Franchises : coupable d'être malade ? / Non à l'impôt sur la maladie"
Numéro d'inventaire : 2008.3.21Description
Création
De : Lieu : FranceDate : 2007Usage
Manifestation contre les franchises médicales 29 septembre et 13 octobre 2007.
Description détaillée
Ce tract en français est imprimé sur les deux faces d'une feuille rectangulaire de papier blanc. Il s'agit d'une photocopie.
Le recto présente un large rectangle gris dans lequel est logé un slogan en larges caractères blancs, et en bas le logo de l'association. Au verso se trouvent des textes, sur fond blanc en partie supérieure, et dans un encadré gris dans la partie inférieure.Inscriptions
Slogan
FRANCHISES : // COUPABLE // D'ETRE MALADE ?, rectoTexte
Témoignage : // Giovanni, 47 ans, touché par le VIH depuis 1993. // // "Les franchises vont rendre plus difficile encore ma situation qui l'est déjà beaucoup. Je perçois une pension d'invalidité de 630 euros par mois et une allocation logement de 200 euros. Une fois que j'ai payé mon loyer, ma mutuelle et les charges, il me reste moins de 200 euros pour boucler mon mois. Cela devient de plus en plus difficile. Avec mes quinze boites de médicaments, mes consultations, les séances de kiné dont j'ai besoin pour mes jambes qui me font souffrir, les 50 euros de franchise seront vite atteints. // Je sais que je vais désormais réfléchir à deux fois avant de faire certains soins. Il est faux de croire que toutes mes dépenses de santé sont remboursées parce que je suis pris en charge à 100 % pour le VIH. Par exemple, j'ai des problèmes de gencive du fait de ma maladie. Mais pour cela, je paie plein pot comme tout le monde. Je suis parfois obligé de prendre d'autres médicaments qui ne me sont pas prescrits pour le VIH, ce qui fait des frais supplémentaires puisqu'ils ne sont pas couverts par le 100 %. // Faute de moyens financiers, je ne prends qu'un vrai repas par jour. // C'est évident que Roselyne Bachelot ne connaît pas des gens qui sont dans ma situation ou alors, c'est qu'elle n'a pas réfléchi aux conséquences d'une telle mesure pour les gens comme moi." (dans l'encadré gris), versoNON // à l'impôt sur la maladie ! // // AIDES, comme de nombreuses associations de malades, est farouchement opposée aux franchises. Il n'est pas acceptable que les malades paient pour les malades. // // Ces franchises sont injustes, parce qu'elles augmenteraient considérablement le coût de l'accès aux soins. Ceci est insupportable pour les personnes précarisées, notamment les 25 % de séropositifs qui perçoivent l'Allocation aux adultes handicapés (621 euros par mois) et qui vivent ainsi sous le seuil de pauvreté. // // Ces franchises sont dangereuses parce qu'elles conduiraient inévitablement un grand nombre de nos concitoyens à repousser des soins pourtant nécessaires. Les conséquences seraient dramatiques en termes de santé publique. // // Ces franchises sont inacceptables car elles tendraient à culpabiliser les malades dans leur accès aux soins. (dans la partie supérieure), versoLogo, nom d'association
AIDES (angle inférieur droit), rectoDécor
- culpabilisation, manifestation, sécurité sociale, franchise, politique de santé, témoignage
Matériaux et techniques
- papier : impression
Dimensions et poids
- Largeur : 14.5 cm
- Longueur : 21 cm
- Poids : 2.4 grammes
Provenance et historique
Découverte - collecte
campagne SidaAcquisition
Acteur : Stéphane AbriolMots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Décor