Si je lui propose une capote, // il va penser que je ne suis pas clean. // // Si je lui demande une capote, // il va me planter là (en rouge), recto
On pense tout connaître du sida et savoir comment se protéger. Soi disant, on gère. Pourtant dans l'intimité le sujet est difficile à aborder : peur de casser l'ambiance, d'avoir moins de plaisir, de ne pas être assez performant, d'être pris pour un chieur. Et comme on n'a pas envie de se prendre la tête, on évite le sujet. // On se dit que c'est à l'autre de prendre l'initiative de demander ou de proposer le préservatif. On compte sur sa chance et sur le regard que l'on porte sur notre partenaire : "il est clean", "il a une bonne hygiène", "il fréquente pas les sex-clubs"... // C'est sur ces suppositions que nous essayons de déterminer son statut VIH ou la présence d'une Ist. pourtant, gonorrhée, syphilis, herpès génital ou hépatites ne sont pas tatouées sur son corps. De nombreuses Ist mettent du temps avant de se déclarer et ne présentent pas de signes évidents. // Ce n'est qu'après l'amour, que l'on repense au risque qu'on vient de prendre : on angoisse, on culpabilise et on ne sait plus quoi faire ni comment réagir. // En parler peut aider à changer la donne., verso
Villes de Paris, Lyon et Villeurbanne, Caisse primaire d'assurance maladie de Paris et Lyon, DDASS du Rhône, Conseil Régional Rhône-Alpes, INPES. Remerciements à Maison des Initiatives Etudiantes (Paris), Campus Initiative (Lyon), Associations de jeunes LGBT du réseau Moules-frites, la LGP Lyon, la LMDE, les CRIPS IDF et RA et Pub Image. (en bas, liste des soutiens), verso