"Je positive toujours les choses et je souhaite, avec l'Artère retenir ça surtout : des histoires d'amour, de relations, de désirs et c'est du côté de la vie que je veux positionner cette oeuvre... L'art comme la culture sont associés dans la lutte aux côtés de la recherche. Encore une fois, des moyens de la culture sont offerts au profit de la lutte contre le virus. Il faut que ces images réalisées circulent aussi vite que le VIH pour le rattraper et l'éliminer." // // L'ensemble de l'oeuvre de Fabrice Hyber est conçu sous la forme d'un gigantesque rhizome qui se développe sur un principe d'échos. En procédant par accumulations, hybridations, mutations, l'artiste opère de constants glissements entre des domaines extrêmement divers. Chaque oeuvre n'est qu'une étape intermédiaire et évolutive de ce 'work in progress' qui se répand comme une prolifération de la pensée, établissant des liens et des échanges qui donnent ensuite lieu à d'autres articuations. (en bas de la page de droite), à l'intérieur
L'Artère Le jardin des dessins (2003-2005) est une oeuvre pérenne créée et imaginée par Fabrice Hyber, à la demande de l'association Sidaction, dans le cadre de la commande publique. // // A la suite d'une consultation de plusieurs artistes, l'association Sidaction retient d'emblée la proposition de Fabrice Hyber de créer un lieu fédérateur sous la forme d'un gigantesque jardin de dessins. // // En choisissant de donner à ces années de lutte contre le sida une visibilité généreuse, Fabrice Hyber a pensé l'Artère comme un anti-monument. Un sol ouvert de 1001 m2 - gigantesque puzzle, accessible à tous - constitué de quelque 10.000 carreaux de céramique, supports d'autant de dessins originaux de l'artiste, peints directement sur les pièces de céramique. // // Témoignage d'une transformation du monde que le virus nous a obligé à gérer, l'oeuvre parle du plaisir, du désir, des liens qui se nouent et se dénouent et retrace les différents moments de la maladie : les peurs qu'elle a engendrée, l'inconnu contre lequel il a fallu se battre, les ressources trouvées. // // Souligné par 109 bornes lumineuses, ce parterre étalé comme une peau en plein coeur du Parc de la Villette, reprend la forme du ruban rouge, dénoué, ouvert sur l'avenir. (page de droite), à l'intérieur