marionnette à tringle et à fils, casque romain
Numéro d'inventaire : 1956.127.17.2Description
Création
Lieu : Lorraine, FranceDate : 1850Le théâtre Pitou a circulé de 1830 à 1914 dans tout le centre de la France. Après sa fermeture, l?ensemble des décors et marionnettes a été conservé à Rive de Gier (Loire) à l?ancien siège du théâtre et domicile de l?héritier direct, Paul Pitou (fils de Emile Auguste Pitou) mort en 1966. // // L?ensemble de la collection Pitou a été collectée en 1956 par Pierre Soulier pour le compte du Musée National des Arts et Traditions Populaires et déposé au musée international de la marionnette de lyon (Musée Gadagne).
Usage
Lieux :- Loire, Rhône-Alpes, France
- Nord, Nord-Pas-de-Calais, France
- Rhône, Rhône-Alpes, France
- Nord, Nord-Pas-de-Calais, France
- Rhône, Rhône-Alpes, France
Utilisateur : Théâtre Chok-PitouThéâtre Chok-Pitou Hubert Chok (1811 Noury-le-Veneur-1867 Rive-de-Gier) fonde le « Théâtre des Fantoccini » vers 1830. Il embauche Emile-Auguste Pitou, un garçon épicier de Mortagne (né à Bellème dans l'Orne en 1826-1881) qui jouera le personnage de Crasmagne crée par Chok à cette période. Il en fera son associé et lui fera épouser sa nièce et héritière Eugénie vers 1855. Entre 1840 et 1867, le Théâtre des Fantoccini se développe. Y travaillent, outre des employés payés au cachet, les trois enfants d'Emile-Auguste (Clémentine, Emile-Isidore, Paul), et deux employés permanents : un décorateur parisien Jules et un menuisier italien, Dominique Vigada. C'est ce dernier qui construit la « première baraque », un théâtre démontable en tôle et bois, couvert de bâche à deux pans de toile. Cette structure mobile est chauffée et doté de l'éclairage au gaz et de gradins comprenant trois catégories de places (15; 25 et 50 centimes). Cinq jours de main-d?½uvre était nécéssaire au montage de cette installation qui assurait le confort des spectateurs. Quatre voitures tirées par des percherons transportent ce théâtre avec son matériel. La troupe se déplaçait en chemin de fer et utilisait la publicité par affiches. Emile-Auguste Pitou succède à Hubert Chok en 1867. La tournée du théâtre Pitou se répartit en ville les mois d'hiver et à l'automne, le printemps et l'été étant réservés à la tournée des communes extérieures. Le théâtre ne suit pas l?itinéraire des foires mais crée son propre circuit, ainsi en hiver il tourne dans des grandes villes et se rend en été dans les communes extérieures. Il effectue ainsi cinq séjours par an d?environ deux mois et demi et donne une représentation six jours par semaine à 19 heures et une le dimanche matin. Emile-Auguste associe aux pièces de théâtre des chansons (chants patriotiques, mélodies, chansonnettes de sa composition personnelle). A la mort d'Emile-Auguste en 1881, le théâtre est à l 'apogée de sa gloire. Il est repris par le fils aîné Emile-Isidore, et mis en faillite dès 1882. Emile-Isidore remonte le théâtre en 1884 et regagne Rive-de-Gier, son port d'attache. Il s'affirme alors comme un virtuose des effets spéciaux tant dans ses pièces d'aventures (Nick Carter, La course aux dollars...) que dans ses féeries et mystères (Le pied de mouton, Crasmagne à l'Académie...). Ses pièces sont truffées d'interventions fantastiques (diables, squelettes...) ou merveilleuses (feux de Bengale, explosions, aurores boréales...). En 1891, Emile-Isidore inaugure une nouvelle baraque, dans le genre des théâtres de féerie, truffée de rues, costières, trappes, et éclairages électriques. Avant-gardiste, et entrepreneur de grande envergure, Emile-Isidore Pitou abandonne la traction animale pour le chemin de fer, moins coûteux. La tournée s'étend à l'Allier, La Nièvre, le Rhône, et jusqu'à Nevers et Moulins. Au début du siècle, il a une véritable politique de communication avec la presse, ce qui n'empêche pas le théâtre d'avoir des difficultés de paiement vers 1912. La guerre de 1914 stoppe définitivement son activité de marionnettiste. Les forains ayant pris l'habitude d'introduire dans leurs attractions de petits films, il finit par ouvrir une salle de cinéma avec son frère Paul à Rive-de-Gier. Sources : Service historique du MuCEM, Ms 53.30 à 53.66 et dossier 28
Description détaillée
il s'agit du casque romain peint en peinture argenté (imitation métal )Matériaux et techniques
- carton-pâte : peint à la colle
Dimensions et poids
- Hauteur : 10 cm
- Largeur : 10 cm
- Profondeur : 15 cm
Provenance et historique
Acquisition
Date : 1956Acteur : Paul PitouMots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Utilisation