housse, sténotype
Numéro d'inventaire : 2018.78.1.4Description
Création
De :1909: Las de voir son épouse Charlotte s’épuiser en dactylographie malgré une vitesse de frappe exceptionnelle, Marc Grandjean s’inspire des machines à sténographier existantes, invente la méthode de sténotypie qui porte toujours son nom et crée la première sténotype.1914: Charlotte Grandjean se révèle très douée, acquiert rapidement une vitesse de frappe élevée et devient ainsi la première sténotypiste de Conférences et de débats. Elle prendra notamment des conférences internationales, des débats politiques, rapportera nombre de propos d’écrivains (Anna de Noailles ou Jean Cocteau).
Lieu : FranceMachine de sténotypie de la marque Grandjean modèle "direction" n° 92717.
Usage
Lieu : Paris, Ile-de-France, FranceDate : 1970 - 1999Utilisateur : Marie-Pierre GrosCette housse sert à protéger de l'empoussièrement une machine de sténotypie. Cette machine de sténotypie a accompagnée toute la carrière professionelle d'attachée de direction de Marie-Pierre Gros. Après avoir obtenu son bac en juin 1968, les facultés étant passablement « agitées », Marie-Pierre Gros a cherché une formation qui lui permette de trouver rapidement un travail. Son futur mari étant en effet étudiant, c’était à elle de trouver un emploi afin que le couple puisse "s'installer". De septembre 1968 à juin 1970, elle a suivi les cours de l’EAD (école d’attaché de direction), rue Soufflot, à Paris. Elle s’est mariée et est partie s’installer à Nancy. En prenant contact avec l’entreprise Grandjean de Nancy, qui lui confia la machine de sténotypie, elle se trouva mise en relation avec le cabinet du maire Jean-Jacques Servan-Schreiber. Elle resta à son cabinet pendant un an, puis le suivit à Paris au parti radical dont il était président, pendant encore un an. Elle entra ensuite au service publicité/marketing du journal l’Express, toujours en qualité d’attachée de direction, jusqu’en 1980. C’est dans ce dernier poste qu’elle fit l’acquisition de la machine de sténotypie Grandjean avec laquelle elle travaillera jusqu’en 1999, mais qu’elle utilisait depuis 1970. Puis elle enchaîna divers missions auprès du service publicité/marketing du Figaro, puis de différentes agence de publicité comme celle de Christian Chassin, jusqu’à la liquidation de cette dernière. Elle travailla ensuite pour le groupe de presse Socpresse appartenant au groupe Hersant. Puis au moment de la loi sur la restructuration de la presse, elle fut la secrétaire de Bertrand Cousin, député des Côtes-d’Armor et adjoint au maire de Brest. Elle resta à son service jusqu’en 1995, année de son départ dans l’équipe de Philippe de Villiers, alors secrétaire d’Etat à la Culture, député de la Vendée et président du Conseil Général, au moment où celui-ci défendait la loi sur le financement des partis politiques. Elle sera sa secrétaire jusqu’en 1999, travaillant également avec le directeur financier de l’association « Combat pour les valeurs » crée par Philippe de Villiers en 1991, et aussi pour « l’Union de l’Europe des nations », un groupe parlementaire du Parlement européen, souverainiste et eurosceptique, dont de Villiers était vice-président. Elle s’occupera de tous ses comptes de campagne aux élections présidentielles, législatives et européennes, sous l’égide du directeur financier de l’équipe de Villiers. Bien que travaillant pendant 4 ans pour le président du « Mouvement pour la France », elle ne fut jamais proche de son combat, ni de sa pensée politique.Quand il lui demanda ce qu’elle pensait de la révision de la loi Weill sur l’IVG qu’il s’apprêtait à soutenir à l’Assemblée Nationale, elle lui déclara son hostilité à la révision, bien que d’éducation et de foi catholique. Elle s’arrêta pendant 3 ans pour suivre son nouveau compagnon aux Antilles, où elle travailla pour une entreprise de d’importation de matériel informatique. Après s’être séparée de son compagnon, elle retourna en France, à Fréjus, afin de s’occuper de ses parents. Devant l’impossibilité de trouver du travail à Fréjus, elle s’installa à Marseille autour de 2008-2009, après avoir trouvé un emploi auprès de Jeanne Collard, avocate spécialisée dans la défense des victimes d’accidents de la route et d’erreurs médicales. Elle resta avec elle jusqu’à sa retraite en 2013. Elle exercera encore ponctuellement des missions pour le cabinet Jeanne Collard, mais n’utilisa plus sa machine de sténotypie, tout le travail de secrétariat s’effectuant à l’aide d’un dictaphone. Selon la donatrice, la sténotypie est toujours utilisée à l’Assemblée Nationale, c'set également le cas dans les tribunaux et dans toutes les présentations publiques nécessitant une transcription en direct pour personnes mal-entendantes. Les bandes sont toujours conservées, car à la différence des enregistrements sonores, on ne peut les modifier pour changer ce qui a été dit. Dans ce cas, lorsque différents orateurs, il y a toujours plusieurs sténotypistes qui se relaient toutes les 3 minutes pour prendre des notes. La machine permet de mentionner le changement d'interlocuteur : dans ce cas, la sténotypiste change d'encre. Il est possible d'utiliser du rouge ou du noir. Marie-Pierre Gros ayant rarement travaillé en conférence, l'encre rouge de sa machine a séché.
Description détaillée
Cette housse en plastique de couleur bleue est de forme trapézoïdale.Matériaux et techniques
- matière plastique
Dimensions et poids
- Hauteur : 11 cm
- Largeur : 25 cm
- Longueur : 26 cm
- Poids : 30 grammes
Provenance et historique
Acquisition
Date : 16/11/2018Acteur : Marie-Pierre Gros (Donateur)Mots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Utilisation
Nature