parure de tête taâssabt 2018.66.1 Photo Mucem / Marianne Kuhn
parure de tête taâssabt 2018.66.1 Photo Mucem / Marianne Kuhn
parure de tête taâssabt 2018.66.1 Photo Mucem / Marianne Kuhn
parure de tête taâssabt 2018.66.1 Photo Mucem / Marianne Kuhn

diadème, taâssabt

Numéro d'inventaire : 2018.66.1

Description

  • Création

    Lieu : Algérie - Kabylie - Grande Kabylie

    Paul Eudel présente un diadème très semblable à celui-ci qui provient de la tribu des Aït Yenni. Par ailleurs, H. Camps-Fabrer considère que les diadèmes comportant des cabochons émaillés intercalés entre les 3 plaques principales sont caractéristiques des Aït Yenni. Généralement, seule la partie centrale du diadème est ornée de pendeloques, au nombre d'une quinzaine en moyenne. Il y en a ici 22, ce qui laisse penser à un remontage.

  • Usage

    Lieu : Grande Kabylie, Kabylie, AlgérieDate : 20e siècle
    Utilisateur : Amazigh

    Parure de tête destinée à être portée à la limite front-cheveux et à être agrafée au foulard dans sa partie haute. Les pendeloques retombent sur le front jusqu'à la hauteur des sourcils. Diadème de femme mariée porté essentiellement les jours de fête. Comme tous les autres bijoux, le diadème était offert à la jeune fille par ses parents après qu'ils aient encaissé la dot. Mais toutes les jeunes mariées ne recevaient pas un diadème, bijou cher. D'après H. Camps-Faber, le port des diadèmes a été abandonné en Kabylie dans la première moitié du XXe siècle, au profit des petites fibules dites idwiren (sg : adwir), dont le MuCEM possède plusieurs exemplaires.

  • Description détaillée

    Parure de tête que la plupart des auteurs qualifient de diadème, constituée de plaques d'argent émaillées en jaune, vert et bleu et ornées de cabochons de corail, réunies entre elles par des anneaux, des cabochons émaillés et des calottes hémisphériques sans décor. Le revers des trois plaques principales est également orné d'un décor cloisonné émaillé.
    22 pendeloques sont fixées sur toute la longueur du bord inférieur. Ce nombre est supérieur à l'usage. Généralement, seule la partie centrale du diadème est ornée de pendeloques, au nombre d'une quinzaine en moyenne. 3 agrafes permettent de fixer le diadème au foulard.
  • Matériaux et techniques

    • argent : émaillé
    • corail
  • Dimensions et poids

    • Longueur : 36 cm
    • Poids : 208,67 grammes
  • Provenance et historique

    Découverte - collecte

    Lieu : Londres - Royaume uniDate : 2017
    Collecteur : Marie-Pascale Mallé

    Acquisition

    Date : 22/06/2018
    Acteur : Chantal Massiges (Donateur)
  • Bibliographie

    • [Livre] Camps-Fabrer, Henriette. 1990. Bijoux berbères d'Algérie. Grande kabylie, Aurès. 143 p. (cote Mucem : Camps C 1682)
    • [Livre] Eudel, Paul. 1906. Dictionnaire des bijoux de l'Afrique Nord. 253 p. (Cote bibliothèque Mucem : 745.2 EUD)
    • [Livre] Camps-Fabrer, Henriette. 1970. Les bijoux de grande Kabylie. Collections du musée du Bardo et du centre de recherches anthropologiques préhistoriques et ethnographiques d'Alger.
    • [Livre] Pachet-Hongrois, Roselyne. 1989. Le bijou en Algérie. Etude ethnographique du bijou dans sa diversité algérienne et saharienne.
    • [Livre] Benfoughal, Tatiana. 2003. Bijoux et parures d'Algérie. 95 p. (Cote bibliothèque Mucem : C 751)
    • [Livre] Azzoug, Fatima. 2011. Les Parures et bijoux algériens à travers l'histoire. 224 p. (Cote bibliothèque Mucem : 745 AZZ)
    • [Catalogue] Chakour, Djamila & Mokri, Yanis. 2016. Des trésors à porter. Bijoux et parures du Maghreb. Collection J.F. et M.L. Bouvier.
  • Mots-clés

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