affiche, Niqab ni soumise
Numéro d'inventaire : 2016.42.6Description
Création
De : Lieu : Tunis, TunisieDate : 2011 - 2012Extrait du rapport d'enquête de Sophie Valiergue, campagne graffiti au Maroc, 2015-2016 : L'oeuvre fait partie d'un lot de 6 affiches réalisées entre 2011 et 2012 (années de la révolution des Jasmins et du début du printemps arabe) en réaction à la montée des islamistes et du parti Ennahda au pouvoir. C'est au court de la période transitoire que le festival "Printemps des Arts" est organisé et que les affiches sont censurées. Après la révolution tunisienne, un phénomène nouveau est observé : de plus en plus de femmes commencent à porter le niqab et davantage d'hommes laissent pousser leurs barbes. Jaye pointe ce phénomène en rappelant que porter le niqab est une manière de se priver de la liberté ambitionnée par le soulèvement révolutionnaire, que c'est une forme de soumission consentante de la part des femmes. L'artiste reprend aussi la posture de la figure de "La liberté guidant le peuple" de Delacroix, en mettant en évidence qu'une société ne peut être égalitaire que si les femmes sont libres.
Usage
Lieu : Tunis, TunisieDate : 1 juin 2012Rapport d'enquête 2016 : Il y a deux tirages pour les affiches dont une vendue et certaine affiches du deuxième tirage sont déposées chez la galeriste Aicha Gorgi à Tunis. C'est entre 2011 et 2012 que Jaye a l'idée de ces affiches pendant la montée des islamiste et le parti Ennahda au pouvoir en Tunisie. Elles devaient être exposées au Palais Abdelia dans le cadre du festival "Printemps des arts" en 2012. Voici un lien vers un article qui explique l'affaire : http://nawaat.org/portail/2012/06/11/des-salafistes-detruisent-des-oeuvres-artistiques-au-palais-abdellia/. Les affiches de Jaye ont été retirées de l'exposition quelques heures avant l'ouverture au public par le commissaire d'exposition Lucas Lucatini, pour ne pas que les visiteurs soient heurtés par leur dimension critique et blasphématoire (certaines d'entre elles mélangent les trois signes religieux). Cette affaire a tellement fait de bruit que la galerie Aicha Gorgi a demandé à Jaye des les exposer dans son espace. Le concept de ces affiches s'appuie sur le détournement d'images culturelles ou de propagande pour dénoncer la montée des islamistes au pouvoir et encourager le peuple tunisien à voter pour un état Laïque. Exemples : affiche "L'état islaïque de Tunisie", ou celle avec Dark Vador comme père fondateur de la Tunisie (dark side), mais aussi il a fait référence à la notion de la république avec une "Marianne" tunisienne enveloppée de drapeau tunisien, etc.
Description détaillée
Affiche parodiant le genre de l'affiche politique. Elle représente une figure féminine levant le bras droit, vêtue du drapeau tunisien, suivie de l'inscription "Niqab ni soumise" et du titre de la série "République Islaïque de Tunisie". Juste après la révolution tunisienne un phénomène très nouveau a été remarqué: de plus en plus de femmes ont commencé à mettre le niqab et de plus en plus d'hommes ont commencé à laisser pousser leurs barbes, Jaye pointe ici le phénomène en rappelant que porter le niqab est une manière de se priver de la liberté ambitionnée par le soulèvement révolutionnaire, que c'est une forme de soumission consentante de la part des femmes. Jaye reprends aussi dans cette affiche la posture de la figure féminine de Delacroix dans "La liberté guidant le peuple". Mais aussi et en d'autres termes, femmes libres, société libre.Inscriptions
Titre
REPUBLIQUE ISLAIQUE DE TUNISIE, au centreNiqab ni soumise, au centreNuméro de série
3/5, à l'arrièreDécor
- femme, liberté
Matériaux et techniques
- papier : impression
Dimensions et poids
- Hauteur : 70 cm
- Largeur : 40 cm
Provenance et historique
Découverte - collecte
Lieu : TunisieDate : 2016campagne GraffAcquisition
Date : 18/11/2016Acteur : Jaye (Donateur)Exposition Mucem
Graff en Méditerranée
Date : 13 mai 2017 - 8 janvier 2018Mots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Utilisation
Décor
Nature