affiche, I'm arabic but I'm not Oussama...
Numéro d'inventaire : 2016.42.3Description
Création
De : Lieu : Tunis, TunisieDate : 2011 - 2012Extrait du rapport d'enquête de Sophie Valiergue, campagne graffiti au Maroc, 2015-2016 : L'oeuvre fait partie d'un lot de 6 affiches réalisées entre 2011 et 2012 (années de la révolution des Jasmins et du début du printemps arabe) en réaction à la montée des islamistes et du parti Ennahda au pouvoir. Au court de la période transitoire qui a duré six mois (janvier à juillet 2011), la Tunisie était en pleine effervescence culturelle et artistique, et c'est dans ce contexte que le festival "Printemps des Arts" est organisé et que les affiches sont censurées. Jaye détourne des logos, des personnages et des images emblématiques de la culture populaire afin de critiquer l'actualité socio-politique tunisienne avec sarcasme et humour (la barbe ne fait pas le philosophe, elle ne fait pas le terroriste non plus)
Usage
Lieu : Tunis, TunisieDate : 1 juin 2012Rapport d'enquête 2016 : Il y a deux tirages pour les affiches dont une vendue et certaine affiches du deuxième tirage sont déposées chez la galeriste Aicha Gorgi à Tunis. C'est entre 2011 et 2012 que Jaye a l'idée de ces affiches pendant la montée des islamiste et le parti Ennahda au pouvoir en Tunisie. Elles devaient être exposées au Palais Abdelia dans le cadre du festival "Printemps des arts" en 2012. Voici un lien vers un article qui explique l'affaire : http://nawaat.org/portail/2012/06/11/des-salafistes-detruisent-des-oeuvres-artistiques-au-palais-abdellia/. Les affiches de Jaye ont été retirées de l'exposition quelques heures avant l'ouverture au public par le commissaire d'exposition Lucas Lucatini, pour ne pas que les visiteurs soient heurtés par leur dimension critique et blasphématoire (certaines d'entre elles mélangent les trois signes religieux). Cette affaire a tellement fait de bruit que la galerie Aicha Gorgi a demandé à Jaye des les exposer dans son espace. Le concept de ces affiches s'appuie sur le détournement d'images culturelles ou de propagande pour dénoncer la montée des islamistes au pouvoir et encourager le peuple tunisien à voter pour un état Laïque. Exemples : affiche "L'état islaïque de Tunisie", ou celle avec Dark Vador comme père fondateur de la Tunisie (dark side), mais aussi il a fait référence à la notion de la république avec une "Marianne" tunisienne enveloppée de drapeau tunisien, etc.
Description détaillée
Affiche parodiant le genre de l'affiche politique. Elle représente la silhouette d'Oussama Ben Laden, avec un smiley à la place du visage. Elle comporte le titre de la "République Islaïque de Turquie" ainsi qu'une autre inscription "i'm arabic but i'm not Oussama". Pour Jaye, la barbe ne fait pas le philosophe, elle ne fait pas le terroriste non plus.Inscriptions
Titre
REPUBLIQUE ISLAIQUE DE TUNISIE, au centreI'm arabic but I'm not Oussama..., au centreNuméro de série
3/5, à l'arrièreMatériaux et techniques
- papier : impression
Dimensions et poids
- Hauteur : 70 cm
- Largeur : 40 cm
Provenance et historique
Découverte - collecte
Lieu : TunisieDate : 2016campagne GraffAcquisition
Date : 18/11/2016Acteur : Jaye (Donateur)Exposition Mucem
Graff en Méditerranée
Date : 13 mai 2017 - 8 janvier 2018Mots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Nature