marionnette à tringle et à fils, Diavolo, Le Diable
Numéro d'inventaire : 2015.1.21Description
- Titre d'origine : Diavolo
- Titre traduit : Le Diable
Création
De :Il a fabriqué la tête installée sur cette marionnette dans les années 1990
Il a fabriqué l'armure installés sur cette marionnette dans les années 1980
Lieu : Palerme, Sicile, ItalieDate : 1980 - 1999M. Vincenzo Mancuso, directeur fondateur depuis 1994 du Teatro Carlo Magno à Palerme, est fils et petit-fils de marionnettistes. Depuis 2003, son théâtre est installé dans le quartier du Borgo vecchio de Palerme. Conformément aux traditions, sa compagnie utilise les marionnettes et les décors élaborés au sein de la famille Mancuso et construit, en tant que de besoin, ses propres marionnettes (sculpture, peinture, vêtements, armures) ainsi que les décors et affiches nécessaires à la production de ses spectacles. Les marionnettes siciliennes combattent entre elles à l’épée et, à la différence des marionnettes construites pour les touristes, toutes les articulations des marionnettes à usage professionnel sont renforcées (de même que le tissu de leurs vêtements). Le métal utilisé pour la construction des armures et des boucliers est également de la meilleure des qualités.
Usage
Lieu : Palerme, Sicile, ItalieDate : 1990 - 2014Utilisateur : Teatro Carlo MagnoLe Teatro Carlo Magno, très réputé en Sicile se produit régulièrement à l’étranger.
Description détaillée
Le diable de La mort de Roland est pourvu d’une paire ailes qui lui permettent de voler. Dans certaines versions, il possède (comme Lucifer) de grandes connaissances alchimiques. Ce diable se nomme Astarotte (Astaroth en français), et c’est lui qui transporte Rinaldo depuis l’Orient jusqu’à Roncevaux, pour qu’il y combatte aux côtés de Roland. Alors que Roland semble être abandonné de Dieu dans la bataille de Roncevaux (laquelle sera fatale à l’archevêque Turpin), c’est l’intervention de ce diable qui permet que Renaud vienne secourir les armées de Roland, le sauvant ainsi d’une issue certainement fatale.
Ce démon rouge aux mains entravées par une chaîne a des sabots à la place des pieds. Pour mieux souligner son animalité, il a des cornes et une queue, cependant que sa taille et son cou sont recouverts de vilains poils. Ce diable, ambivalent par nature, a néanmoins une barbe particulièrement soignée, et son visage est parfaitement humain. Si son apparition dans le spectacle inquiète les plus jeunes spectateurs, il est considéré ici avant tout comme un être magique.Matériaux et techniques
- bois : sculpté, peint, vernis
- cuivre, acier, laiton : martelé, moulé, soudé
- coton, polyester, laine : cousu
- plume : teinté, collé
Dimensions et poids
- Sans tringle : 11 cm x 19 cm x 72 cm (L x l x h)
Provenance et historique
Acquisition
Date : 12 octobre 2014Acteur : Docteur Rosario Perricone (Vendeur)Exposition Mucem
Voyages imaginaires : Picasso et les ballets russes. Entre Italie et Espagne
Date : 16 février 2018 - 24 juin 2018Hervé Di Rosa. Un air de famille
Date : 12 mars 2025 - 1 septembre 2025Bibliographie
- [Catalogue] 1977. Orlando Nei Cartelli Dell' Opera Dei Pupi.
- [Livre] Un patrimonio della cultura popolare siciliana.
- [Livre] Bouvet-Lanselle, Violaine & Heugel, Louise. 2004. Roland à Roncevaux.
- [Livre] Boyer, Frédéric. 2013. Rappeler Roland.
- [Livre] Cuticchio, Mimmo. 1998. Guida all’opera dei pupi. Venticinque anni di attività del Teatro dei Pupi S. Rosalia.
- [Livre] Fiocco, Achille. 1963. L’opra dei pupi.
- [Livre] Lodico, Giusto. 1862. Storia dei paladini di Francia. 4.
- [Livre] Mancuso, Vincenzo E. 2008. I Mancuso. Memoria di pupari.
- [Livre] Pasqualino, Antonio. 1998. L’opera dei pupi.
- [Livre] Pasqualino, Antonio. 1996. L'opera dei pupi a Roma a Napoli e in Puglia.
Mots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Nature