presse à fourrage
Numéro d'inventaire : 2014.5.1.1-5Description
Création
De : Lieu : Lyon, Rhône, Rhône-Alpes, FranceDate : 1877 - 1897Les presses à fourrage font l’objet d’ « essais spéciaux » lors du concours agricole de Valence en 1897. Un article rédigé par Max Ringelmann, professeur à l’Institut agronomique, et directeur de la station d’essai des machines dans le Journal d’agriculture pratique du 17 juin 1897. Quatre presses à fourrage de trois fabricants sont expertisées par un jury composé de huit personnes. Il s’agit de deux presses Viau frères à Avignon, poids des presses : 850 kgs, prix 500 frs et 575 frs, d'une presse Plissonnier à Lyon, prix de la presse : 500 frs, d’une presse Fernand Eybert à Pont-Saint-Esprit, prix de la presse : 550 frs. Chacune des presses fait l’objet dans le Journal d’agriculture pratique, de représentations gravées avec explication de leur mode de fonctionnement. Sur la presse Plissonnier, il est mentionné le nom de la firme londonienne « Waite, Burnell, Huggins & Company » (qui est par ailleurs l’agent de McCormick pour les USA en Grande-Bretagne et en Europe en 1878 et 1879) et le journal précise que cette presse arrive en France vers 1877. Plissonnier obtient pour sa presse à fourrage la médaille d’argent au Concours régional de Valence en 1897 (au titre des Machines et instruments agricoles, 4e catégorie : presses à fourrage) (Journal d’agriculture pratique, 17 juin 1897, tome I, n°24, pp. 825).
Usage
Lieu : Sablières, Ardèche, Rhône-Alpes, FranceDate : 1877 - 1940Utilisateurs :Cette presse est le symbole de l’union de deux familles des Cévennes ardéchoises : les Bastide et les Serret. La famille Bastide est attestée depuis plusieurs siècles au hameau de Fourches à Sablières. Depuis au moins la fin du XIXe siècle, cette famille élève moutons et chèvres et possède des châtaigneraies. Elle possède également des terres d’estive pour les troupeaux sur les pentes du Chap-del-Bos sous Montselgues et Loubaresse et y possède une grange-bergerie. Chaque année, les membres de la famille se faisaient également embaucher pour les saisons des fraises et des vendanges dans le Midi.
Description détaillée
Dans cette machine de Waite Burnell connue en France vers 1877, la pression s'effectue de bas en haut. Au début de l'opération, les côtés latéraux sont fermés et maintenus par des crochets, le piston est descendu au fond du coffre et le couvercle supérieur est ouvert; une fois la charge faite et tassée, on fixe la traverse t du couvercle à l'aide d'étriers latéraux, et on fait remonter le piston en agissant sur le mécanisme. Pour effectuer le liage, on ouvre les deux portes, montées à charnières horizontales, comme l'indique la figure 97.
Le mécanisme, dont le principe est donné par la figure 98, comprend un levier L qui entraîne, par un cliquet i, la roue à rochets a [En pratique, il y a deux roues à rochets a parallèles entre lesquelles se trouve la noix B] solidaire de la noix B sur laquelle passe la chaîne calibrée C ; cette chaîne, fixée par un crochet f au coffre A, passe sur la poulie mobile D solidaire du piston inférieur P, sur la noix B qu'elle embrasse d'une demi-circonférence, et est tendue par un poids n ou par le poids même de la chaîne. L'axe B du treuil est placé à 1m,60 environ au-dessus du sol, ce qui facilite le travail des ouvriers au levier L. En m est le cliquet de retenue de la roue a, que l'homme au levier peut manœuvrer au moyen d'une corde lors du desserrage. La section du coffre A est de lm,28 X 0m,63. » Les résultats des expériences visaient à étudier la pression exercée sur la paille, les poids au mètre cube de foin (variant de 88 à 110 kg avec 102 kg pour la presse Plissionnier). Le liage s’effectue dans un second temps. Le poids du mètre cube de foin tassé est de 71 kg au maximum pour la presse Plissonnier. Du point de vue du rendement, on pouvait travailler 88 kg de foin en 5 minutes à deux personnes. Le travail s’organisait en trois étapes : « 1ère période : un ouvrier charge le foin dans le coffre où l’autre l’arrange et le foule. 2e période : les deux hommes agissent sur le mécanisme de serrage. 3e période : les deux hommes procèdent au liage, sortent la balle de la presse et remettent la machine en état. » En 1897, l’amortissement de la machine se faisait sur 10 ans et la dépense liée à la compression des fourrage était identique au coût du bottelage. Les avantages de la compression des fourrages sont : - conservation : la facilitation de la conservation des fourrages et évitement des incendies - emmagasinage : la limitation de construction de bâtiment de stockage. - manipulation aisée des foins dans l’exploitation. - limitation éventuelle du coût de transport des foins. La presse est composée d'une caisse (.1), d'un essieu (.2), de deux roues métalliques (.3 et 4) et d'une barre de bois (.5).Inscriptions
Manuscrite
Emile Bastide (Sur la presse, une mention manuscrite précise le nom d’« Emile Bastide ».)Marque
Plissonnier (La marque Plissonnier est inscrite sur plusieurs pièces en fonte.)Matériaux et techniques
- bois, fer, fonte
Dimensions et poids
- Hors tout : 0.95 m x 1.9 m x 2.15 m (L x l x h)
- Caisse : 1.33 m (l)
- Roue : 50 cm (d)
Provenance et historique
Acquisition
Date : 21/03/2014Acteur : Angèle Bastide (Donateur)Mots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Utilisation