élément de costume de marionnette, robe
Numéro d'inventaire : 1956.127.642.1-10Description
Création
De : Date : 1900Eugénie Pitou est la nièce et héritière du fondateur du « Théâtre des Fantoccini », Hubert Chok. Ce dernier lui fera épouser Emile Auguste Pitou qui travaille pour lui. Elle travaille au théâtre avec son mari et ses trois enfant (Clémentine, Emile Isidore et Paul). Elle participe notamment à la fabrication des costumes des marionnettes. // // Sources : Service historique du MuCEM, Ms 53.30 à 53.66 et dossier 28
Usage
Lieux :- Loire, Rhône-Alpes, France
- Nord, Nord-Pas-de-Calais, France
- Rhône, Rhône-Alpes, France
- Nord, Nord-Pas-de-Calais, France
- Rhône, Rhône-Alpes, France
Utilisateur : Théâtre Chok-PitouThéâtre Chok-Pitou Hubert Chok (1811 Noury-le-Veneur-1867 Rive-de-Gier) fonde le « Théâtre des Fantoccini » vers 1830. Il embauche Emile-Auguste Pitou, un garçon épicier de Mortagne (né à Bellème dans l'Orne en 1826-1881) qui jouera le personnage de Crasmagne crée par Chok à cette période. Il en fera son associé et lui fera épouser sa nièce et héritière Eugénie vers 1855. Entre 1840 et 1867, le Théâtre des Fantoccini se développe. Y travaillent, outre des employés payés au cachet, les trois enfants d'Emile-Auguste (Clémentine, Emile-Isidore, Paul), et deux employés permanents : un décorateur parisien Jules et un menuisier italien, Dominique Vigada. C'est ce dernier qui construit la « première baraque », un théâtre démontable en tôle et bois, couvert de bâche à deux pans de toile. Cette structure mobile est chauffée et doté de l'éclairage au gaz et de gradins comprenant trois catégories de places (15; 25 et 50 centimes). Cinq jours de main-d?½uvre était nécessaire au montage de cette installation qui assurait le confort des spectateurs. Quatre voitures tirées par des percherons transportent ce théâtre avec son matériel. La troupe se déplaçait en chemin de fer et utilisait la publicité par affiches. Emile-Auguste Pitou succède à Hubert Chok en 1867. La tournée du théâtre Pitou se répartit en ville les mois d'hiver et à l'automne, le printemps et l'été étant réservés à la tournée des communes extérieures. Le théâtre ne suit pas l?itinéraire des foires mais crée son propre circuit, ainsi en hiver il tourne dans des grandes villes et se rend en été dans les communes extérieures. Il effectue ainsi cinq séjours par an d?environ deux mois et demi et donne une représentation six jours par semaine à 19 heures et une le dimanche matin. Emile-Auguste associe aux pièces de théâtre des chansons (chants patriotiques, mélodies, chansonnettes de sa composition personnelle). A la mort d'Emile-Auguste en 1881, le théâtre est à l 'apogée de sa gloire. Il est repris par le fils aîné Emile-Isidore, et mis en faillite dès 1882. Emile-Isidore remonte le théâtre en 1884 et regagne Rive-de-Gier, son port d'attache. Il s'affirme alors comme un virtuose des effets spéciaux tant dans ses pièces d'aventures (Nick Carter, La course aux dollars...) que dans ses féeries et mystères (Le pied de mouton, Crasmagne à l'Académie...). Ses pièces sont truffées d'interventions fantastiques (diables, squelettes...) ou merveilleuses (feux de Bengale, explosions, aurores boréales...). En 1891, Emile-Isidore inaugure une nouvelle baraque, dans le genre des théâtres de féerie, truffée de rues, costières, trappes, et éclairages électriques. Avant-gardiste, et entrepreneur de grande envergure, Emile-Isidore Pitou abandonne la traction animale pour le chemin de fer, moins coûteux. La tournée s'étend à l'Allier, La Nièvre, le Rhône, et jusqu'à Nevers et Moulins. Au début du siècle, il a une véritable politique de communication avec la presse, ce qui n'empêche pas le théâtre d'avoir des difficultés de paiement vers 1912. La guerre de 1914 stoppe définitivement son activité de marionnettiste. Les forains ayant pris l'habitude d'introduire dans leurs attractions de petits films, il finit par ouvrir une salle de cinéma avec son frère Paul à Rive-de-Gier. Sources : Service historique du MuCEM, Ms 53.30 à 53.66 et dossier 28
Description détaillée
velours noir / velours noir, dentelle noire et dentelle blanche, coton à carreaux blanc et bleu, satin vert foncé et dentelle noire, crêpe noire, coton rouge, velours marron, coton bordeau à fleurs, coton bleu ciel, lainage rose et galon de velours noir / robes de style moderne pour roles non définis : lot comprenant une robe en velours noir garnie de dentelle noire à l'encolure et aux manches et de manchettes en dentelle blanche, une jupe à carreaux blancs et bleus, une jupe en satin vert foncé garni de dentelle noire et doublé de tulle, une jupe en crêpe noire, une jupe à motif floral rouge, une robe en velours marron plissé, une seconde jupe en crêpe noire, une jupe bordeau à grosses fleurs, une jupe plissée bleu ciel et une jupe en lainage rose garni dans le bas d'un galon de velours noirDécor
- théâtre de marionnettes, vêtement
Matériaux et techniques
- velours, crêpe : noir
- satin : vert
- coton : rouge
- velours : marron
- coton, coton : bleu
- lainage : rose
Dimensions et poids
- 22 cm (l)
- Bas de la jupe à carreaux : 60 cm (l)
- Bas de la robe velours noir : 68 cm (l)
- Jupe bleu ciel : 50 cm (h)
- Jupe crêpe noire : 54 cm (h)
- Jupe en crêpe noire : 42 cm (h)
- Jupe fleurie : 46 cm (h)
- Jupe fleurie bordeau : 50 cm (h)
- Jupe rose : 45 cm (h)
- Jupe vert foncé : 50 cm (h)
- Jupe à carreaux blanc et bleu : 51 cm (h)
- Robe velours marron : 64 cm (h)
- Robe velours noir : 70 cm (h)
Provenance et historique
Acquisition
Date : 1956Acteur : Paul PitouDépôt
Date : 2 septembre 1949Emplacement : Lyon, Musées GadagneMots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Utilisation
Décor