accessoire du costume de marionnette, chapeau
Numéro d'inventaire : 1956.127.737.1-77Description
Création
Lieu : Saint-Etienne, Loire, Rhône-Alpes, FranceDate : 1900Usage
La tournée du théâtre Pitou se répartit en ville les mois d'hiver et à l'automne, le printemps et l'été étant réservés à la tournée des communes extérieures. En moyenne, il fait cinq séjours par an, d'une durée de deux mois et demi, séparés par cinq jours d'installation. Cependant, pour limiter les coûts de transport, le théâtre Pitou fait aussi quelques séjours longs à Saint-Etienne, allant de quelques mois à un an et demi entre 1874 et 1877. Dans le département de la Loire, le théâtre séjourne quatre fois à la Ricamarie, trois à Chambon-Fougerolles, deux à Rive-de-Gier, Terrenoire, Firminy, une à Lorette, La Grande-Croix et saint-Chamond. Le théâtre donne une séance vers dix-neuf heures six jours par semaine et en matinée le dimanche. Emile Auguste associe aux pièces de théâtre des chansons (chants patriotiques, mélodies, chansonnettes de sa composition personnelle). Emile Auguste meurt en 1881 à l 'apogée de sa gloire. Le théâtre est repris par son fils aîné Emile Isidore qui est mis en faillite dès 1882. Emile Isidore remonte le théâtre en 1884 et regagne Rive-de-Gier, son port d'attache. Il s'affirme alors comme un virtuose des effets spéciaux tant dans ses pièces d'aventures (Nick Carter, La course aux dollars...) que dans ses féeries et mystères (Le pied de mouton, Crasmagne à l'Académie...). Ses pièces sont truffées d'interventions fantastiques (diables, squelettes...) ou merveilleuses (feux de Bengale, explosions, aurores boréales...). En 1891, Emile Isidore inaugure une nouvelle baraque, dans le genre des théâtres de féerie, truffée de rues, costières, trappes, et éclairages électriques. Avant-gardiste, et entrepreneur de grande envergure, Emile Isidore Pitou abandonne la traction animale pour le chemin de fer, moins coûteux. La tournée s'étend à l'Allier, La Nièvre, le Rhône, et jusqu'à Nevers et Moulins. Au début du siècle, il a une véritable politique de communication avec la presse, ce qui n'empêche pas le théâtre d'avoir des difficultés de paiement vers 1912. La guerre de 1914 stoppe définitivement son activité de marionnettiste. Les forains ayant pris l'habitude d'introduire dans leurs attractions de petits films, il finit par ouvrir une salle de cinéma avec son frère Paul à Rive-de-Gier. Sources : Service historique du MuCEM, Ms 53.30 à 53.66 et dossier 28
Description détaillée
paille tressé / paille tressé, rubans colorés, carton pâte peint en noir, gris ou doré, faux cheveux / caisse contenant soixante-dix sept coiffures et chapeaux de marionnettes : cinq casques coloniaux - cinq casques de policemen - quatre salades - dix casques russes - huit casques de dragons - deux chapeaux de gendarnes - un casque de bayadère - deux chapeaux de Pierrot - un chapeau de Mignon - vingt canotiers de paille de riz - deux panamas en paille de riz - treize chapeaux mexicains en paille de riz - un chapeau chinois - deux tricornes de garde français et un tricorne de porteurMatériaux et techniques
- paille : tressé
- ruban : peint
- carton-pâte
Dimensions et poids
- 13,5 cm x 10 cm (l x d)
- Casque bayadère : 21 cm (h)
- Chapeau mexicain : 20 cm (h)
- VOLUME : une caisse en polypropylène de 30 X 59 X 80 CM
Provenance et historique
Acquisition
Date : 1956Acteur : Paul PitouDépôt
Date : 2 septembre 1949Emplacement : Lyon, Musées GadagneMots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet