charrue
Numéro d'inventaire : 1972.148.6.1Description
Création
Lieu : France - Auvergne - Cantal - VieillespesseUsage
Avec l?araire, la charrue est le second type d?instrument attelé qui permet d?effectuer le labour. Alors que l?araire rejette la terre de part et d?autre du soc, la charrue ne la rejette que d?un côté et de plus la retourne grâce à un versoir. L?araire est connue en France depuis l?Age du Bronze (vers 3500 av. J-C), comme en témoignent les gravures rupestres du Mont-Bégo alors que la diffusion de la charrue n?est pas antérieure au Moyen-Age. Certaines régions de France conservent jusqu?au XIXe siècle l?usage de l?araire, notamment des régions de montagne où la couche arable est réduite, alors que la charrue est adoptée, plutôt au nord de la Loire, sur le front de la Côte Atlantique et le long du couloir rhodanien. La charrue a toujours été perçue comme un instrument progressiste, symbole du perfectionnement des techniques agricoles et a fait l?objet de nombreux traités par les agronomes. La charrue, après avoir préparé l?ouverture du sol avec le coutre, sorte de couteau placé à l?avant du soc, ouvre la terre avec le soc, la soulève et la rejette, retournée d?un seul côté, grâce au versoir courbe. La charrue permet un travail plus profond que l?araire. Le poids de l?instrument et le fait que l?axe de traction ne coïncide pas avec celui de la résistance, nécessite un attelage plus puissant que l?araire et la présence de deux mancherons pour exercer une pression plus importante sur l?instrument. Le travail peut être facilité avec la présence d?un avant-train à deux roues placé en amont de la charrue. L?avant train stabilise la charrue, permet de régler plus facilement la largeur et la profondeur du labour. Dans ce cas, c?est l?avant-train et non plus directement le timon de la charrue, qui est relié au train d?attelage. Cet ensemble pls lourd à traîner, mais plus efficace nécessite souvent plusieurs paires d?animaux attelées de front ou en file (jusqu?à huit paires). Avec le versoir fixe, la laboureur peut effectuer un labour en « billons » ou en « planches ». Mathieu de Dombasle (1777-1843) met au point un modèle de charrue, la « Dombasle », qui s?inspire des charrues anglo-saxonnes avec timon court et régulateur de largeur et de profondeur de labour. Le second modèle de charrue appelée « tourne-oreille », possède un versoir mobile qui peut être placé soit d?un coté soit de l?autre. La charrue peut verser à droite à l?aller et à gauche au retour, c'est-à-dire sur la terre versée et retournée au passage précédent, sans avoir à contourner le terrain, comme avec la charrue à versoir fixe. Différentes solutions ont été adoptées pour permettre le changement du versoir à la fin de chaque raie, un versoir transféré d?un côté à l?autre, ou placé au dessus du soc et orienté d?un côté ou de l?autre, ou encore deux versoirs l?un est relevé pendant que l?autre travaille (charrue « vessadoire » au Portugal). Au XIXe siècle, le versoir est fixe dans toute l?Europe moyenne de la Bretagne à l?Oural avec extension au Nord vers la Suède et au Sud vers le Portugal et les Balkans, alors que le versoir de la charrue est mobile dans des zones circonscrites (régions rhénanes, nord de la France, sud de l?Angleterre) ou dispersées (Espagne, Suisse?).
Description détaillée
type Dombasle, à versoir hélicoïdal, mancherons symétriques, sans régulateur de largeur ; pièce mobile "rille" fixée sur le soc, versoir par deux boulons, et destinée à réaliser un labour moins profondMatériaux et techniques
- bois, fer
Dimensions et poids
- 64 cm x 108 cm (l x L)
- 1972.148.6.1 : 140 (timon) 108 (manchon) 64 (sep)
Provenance et historique
Acquisition
Date : 1972Acteur : ChauliaguetDépôt
Date : 1 janvier 1972 - 23 septembre 2008Emplacement : Musée De La Haute-Auvergne de Saint-FlourMots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Utilisation