décor de théâtre de marionnettes
Numéro d'inventaire : 1956.127.163.1-2Description
Création
De : Lieu : Le-Creusot(Saône et Loire)Date : 1910Usage
Lieux :- Loire, Rhône-Alpes, France
- Nord, Nord-Pas-de-Calais, France
- Rhône, Rhône-Alpes, France
Utilisateur : Paul PitouLa tournée du théâtre Pitou se répartit en ville les mois d'hiver et à l'automne, le printemps et l'été étant réservés à la tournée des communes extérieures. En moyenne, il fait cinq séjours par an, d'une durée de deux mois et demi, séparés par cinq jours d'installation. Cependant, pour limiter les coûts de transport, le théâtre Pitou fait aussi quelques séjours longs à Saint-Etienne, allant de quelques mois à un an et demi entre 1874 et 1877. Dans le département de la Loire, le théâtre séjourne quatre fois à la Ricamarie, trois à Chambon-Fougerolles, deux à Rive-de-Gier, Terrenoire, Firminy, une à Lorette, La Grande-Croix et saint-Chamond. Le théâtre donne une séance vers dix-neuf heures six jours par semaine et en matinée le dimanche. Emile Auguste associe aux pièces de théâtre des chansons (chants patriotiques, mélodies, chansonnettes de sa composition personnelle). Emile Auguste meurt en 1881 à l 'apogée de sa gloire. Le théâtre est repris par son fils aîné Emile Isidore qui est mis en faillite dès 1882. Emile Isidore remonte le théâtre en 1884 et regagne Rive-de-Gier, son port d'attache. Il s'affirme alors comme un virtuose des effets spéciaux tant dans ses pièces d'aventures (Nick Carter, La course aux dollars...) que dans ses féeries et mystères (Le pied de mouton, Crasmagne à l'Académie...). Ses pièces sont truffées d'interventions fantastiques (diables, squelettes...) ou merveilleuses (feux de Bengale, explosions, aurores boréales...). En 1891, Emile Isidore inaugure une nouvelle baraque, dans le genre des théâtres de féerie, truffée de rues, costières, trappes, et éclairages électriques. Avant-gardiste, et entrepreneur de grande envergure, Emile Isidore Pitou abandonne la traction animale pour le chemin de fer, moins coûteux. La tournée s'étend à l'Allier, La Nièvre, le Rhône, et jusqu'à Nevers et Moulins. Au début du siècle, il a une véritable politique de communication avec la presse, ce qui n'empêche pas le théâtre d'avoir des difficultés de paiement vers 1912. La guerre de 1914 stoppe définitivement son activité de marionnettiste. Les forains ayant pris l'habitude d'introduire dans leurs attractions de petits films, il finit par ouvrir une salle de cinéma avec son frère Paul à Rive-de-Gier. Sources : Service historique du MuCEM, Ms 53.30 à 53.66 et dossier 28
Description détaillée
drap peint à la colle, fixée aux extrémités entre deux baguettes de suspension en bois clouées entre elles ; papier métallique cousu / panorama pouvant se dérouler, genre de diorama qui montrait l'arrivée à New-York dans "les cinq sous de Lavarède" (statue de la Liberté, pont suspendu de Brookyn en ombre chinoise bleu nuit, tons alant du bleu clair au bleu foncé) ; gomettes de papier métallique créant des effets lumineux spéciaux ; conservé dans son sac en toile (utilisé pour le stokage)Matériaux et techniques
- drap : peint à la colle
- papier métallique, toile, bois
Dimensions et poids
- Des barres : 237 cm (h)
- Longueur du diorama : 1,600 cm (l)
- Toile : 128 cm (h)
- Longueur approximative prise lors du récolement
Provenance et historique
Acquisition
Date : 1956Acteur : Paul PitouDépôt
Date : 2 septembre 1949Emplacement : Lyon, Musées GadagneMots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Utilisation