SAINT-SUAIRE
Numéro d'inventaire : 1958.95.29Description
Usage
L'expression « Saint-Suaire » désigne de manière impropre le linceul avec lequel Joseph d'Arimathie et Nicodème enveloppèrent le corps de Jésus juste après sa crucifixion le soir du vendredi saint. « Ils prirent donc le corps et le lièrent de linges, avec les aromates, selon le mode de sépulture en usage chez les Juifs » (Jean 19, 40). / il existe une relique présentée comme Saint-Suaire à Besançon. Celui-ci présentait l'empreinte d'un homme nu, supplicié, de face. Le dos n'a pas laissé de trace. Le Saint-Suaire de Besançon apparaît dans la région en 1523, étant probablement une copie de celui de Turin, qui était dans la région entre 1418 et 1452. C'est Othon de la Roche, compagnon d'arme des Villehardouin, princes de Morée (Grèce), qui l'aurait envoyé en 1208 à son père. Othon de la Roche aurait subtilisé le suaire à Athènes (voir Théorie de Ian Wilson) pour en faire don à l'église de Besançon. Une chapelle du Saint-Suaire lui fut élevée dans la cathédrale Saint-Étienne, puis il fut transféré en 1669 dans la nouvelle cathédrale Saint-Jean. Il fut l'objet d'un culte important au XVIIe siècle, pendant la guerre de Trente Ans et les guerres d'annexions et retraits de la France et les périodes de peste. Lors de la capitulation de la ville devant les armées françaises en 1674, la seule condition posée fut de conserver cette relique. À la Révolution, le Saint-Suaire de Besançon est envoyé à Paris le 27 floréal an II, avec le moule servant à renouveler l'empreinte chaque année (procès-verbal de la Convention du 5 prairial an II, Moniteur de 1794, page 557). Il est alors jeté au feu. On en trouve une représentation sur les vitraux de la chapelle de Pérolles à Fribourg en Suisse, datant de 1520. Sur le vitrail, les chanoines de Besançon, portant, par privilège la mitre épiscopale, tiennent le linge face à la foule. Le linge porte la double image, tout à fait semblable à celle du Suaire de Turin.
Description détaillée
soie brodée et peinte, cadre en bois doré, papier, carton / Pièce de soie écrue de forme rectangulaire brodée sur le pourtour de motifs végétaux au fil de soie rose, vert clair, beige et bleu ciel. Au centre, trois chanoines en costume litturgique beige, de face, présentent le linceul sur un support rectangulaire. Le personnage centrale porte la mitre épiscopale. Le linceul fait apparaître l'empreinte du corps entier du Christ, de face.
Chez la collectionneuse, le Saint-Suaire était monté sur un support carton où était collée une partition de musique encadré avec un cadre doréDécor
- scène religieuse, linge de corps (Christ), Crucifixion, Christ mort, Christ (linge de corps), scène biblique
Matériaux et techniques
- soie : broderie, peint
- bois : doré
- papier, carton
Dimensions et poids
- Avec cadre : 21 cm x 28,5 cm (l x L)
Provenance et historique
Acquisition
Acteur : BelinDépôt
Date : 21 août 1950Emplacement : Besançon, musée comtoisMots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Décor