fer à repasser
Numéro d'inventaire : 2006.34.306Description
Création
De : Lieu : FranceUsage
Date : 20e siècleFer à repasser électrique à chauffage interne, fer de ménage. Le fer à repasser est utilisé pour le façonnage des textiles. Il consiste principalement en un lissage à chaud, bien attesté depuis le XVIIe siècle (dès le XVe siècle peut-être), qui va par la suite se généraliser. Différentes méthodes de chauffe seront utilisées et participeront à définir l'instrument (externe, interne à lingot, interne à braise, interne à gaz, interne à méta, électrique, ...) tout autant que la forme ou l'allure qui lui seront données. Les fers à repasser électriques apparaissent à la toute fin du 19e siècle aux Etast-Unis, mais les premiers fers domestiques pour ménagères n'apparaissent eux que dans les années 1910. Le fer élctrique est aujourd'hui le type de fer le plus utilisé au monde. Le fer à repasser électrique se branche sur le courant électrique domestique à l'aide d'un cordon, et il possède une résistance interne. Différents matériaux ont d'ailleurs été employés, au gré des évolutions techniques, de production et de la demande ; à une fabrication artisanale utilisant le fer martelé et forgé, succède dès la fin du XVIIIe siècle en Angleterre, durant la première moitié du XIXe siècle en France et en Belgique notamment, une production industrielle à très grande échelle employant le fer, la fonte de fer moulée, etc. (ce dernier matériau participe fortement, de la même manière que l'évolution des procédés et des structures, à la production en grandes séries). Celle-ci se poursuivra durant la deuxième moitié du XXe siècle, bien que le fer électrique apparaisse au début du siècle, pour s'arrêter dans les années 1940. La production française, très bien représentée dans cette collection, est issue essentiellement du département des Ardennes qui concentrait la majorité des usines, en raison notamment de la proximité des matières premières (la Belgique, frontalière, se distingue de même pour ces fers type « belges » assimilables pour partie aux productions d'exportations à destination de ce pays). Les plaques en fer ou en fonte étaient toutes autant destinées à un usage professionnel (lingères, tailleurs, chapeliers, ...) que domestique, bien que la typologie distingue des types spécifiques (fer de teinturier, fer de giletière, etc.). Reflets des goûts et des modes des époques qui ont les ont vu produire, les plaques connaitront une grande variété de formes et seront porteuses de décorations variées qui ne concurrenceront pas leur fonction utilitaire première. Certaines ne possèdent aucune décoration, d'autres comportent simplement leur numéro, voire le type de modèle (ordinaire, renforcé, etc.) voire une marque de fabrique ; d'autres, à l'inverse ou en complément, sont porteuses d'un décor qui peut varier d'un caractère sommaire à d'une grande richesse. Ainsi, bien que l'emplacement de ce décor soit quasi systématiquement situé sur le dessus de la semelle, les possibilités décoratives se révèlent étendues. Le fabriquant peut alors avoir recours au creux ou au relief (voire au haut-relief) échos à des semelles massives, moulurées, évidées, ou encore faire usage de la mouluration (motif perlé, denticulé, etc.) tout autant qu'à un vaste répertoire (motifs végétaux, floraux, animaliers, géométriques, scènes figurées, thèmes mythologiques, etc.) Y sont souvent associées les marques (déposées) des fondeurs, composées le plus souvent d'un blason enrichi d'initiales voire d'initiales seules, ou encore les marques des revendeurs (quincaillers, grands magasins dès le milieu du XIXe siècle tels La Samaritaine, Les Galeries Lafayette, le B.H.V., Monoprix, etc.) voire des appellations publicitaires (Le pratique, Le Gaulois, etc.). Bien que les fers auront tendance, au cours du siècle, à perdre leur décor au profit de la seule marque commerciale, les dits « fers d'enfants », quant à eux, seront les seuls à faire référence au répertoire décoratif dans son ensemble, au delà de la simple marque. Enfin, les variations demeurent quasi-infinies de sorte que pour un même modèle décoratif par exemple, voire pour un même moule, peuvent être déclinés taille, poids, type de poignée, matériau utilisé, forme de la semelle voire d'autres paramètres (renforcements, etc.).
Description détaillée
Fer à repasser électrique, à semelle ogivale pointue. Une poignée cintrée, en bois taillé, est fixée sur un support métallique vertical maintenu sur la semelle par deux vis et boulons. Deux broches de raccordement sur le courant (via un cable adapté) se trouvent sur le dessus du corps vers l'arrière du fer à repasser.Inscriptions
Inscription, marque
CALOR / UNIS . FRANCE (Inscription en relief sur les deux côtés de la poignée indiquant le nom du fer et la nom de la société le fabricant.)Inscription
110 V 280 W (Indication concernant le voltage gravée au dos de l'objet.)Chiffre
1 / 63 (Deux chiffes sont inscrits en relief sur les deux côtés de la poignée.)Matériaux et techniques
- fonte : moulé
- bois : taillé
Dimensions et poids
- Hauteur : 12,5 cm
- Largeur : 8,2 cm
- Longueur : 16,8 cm
- Poids : 1,728 kg
Provenance et historique
Acquisition
Acteur : Marie-Dominique ThierréeBibliographie
- [Livre] IRONS.2000.Even more irons by Irons.
- [Livre] ZUCCALI.1985.Plaques en fonte françaises 19e (1).
- [Livre] GLISSMAN.1970.Evolution of the sad iron.(traduit).
- [Livre] MANNONI.1996.Les Fers à repasser.
- [Livre] ZUCCALI.1983.Plaques en fonte françaises 19e (2A).
- [Livre] COLLECTIF.1981.Fers et leur histoire.MuséePontoise.
- [Livre] ZUCCALI.1988.Plaques en fonte françaises 19e (2B).
- [Livre] ZUCCALI.2001.Le musée du fer à repasser à Longwy.
- [Livre] ZUCCALI.2000.Les fers.Usages divers.
- [Livre] RIHN.1972.Antique irons.
- [Livre] BAYART.1983.Classification des repassoirs anciens.
- [Livre] IRONS.1994.Irons by Irons.
- [Livre] ZUCCALI.1993.Plaques en fonte belges 19e-20e (1).
- [Livre] ZUCCALI.1983.Plaques en fonte françaises 19e (3).
- [Livre] IRONS.1997.More irons by Irons.
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Sujet