brasero 2008.87.1.1-2 Photo Mucem
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brasero

Numéro d'inventaire : 2008.87.1.1-2

Description

  • Usage

    Le combustible (charbon de bois) est embrasé à l?aide d?un liquide inflammable. Chaque châtaigne est fendue sur sa face arrondie (fig.4) à l?aide d?une petite lame spécialement façonnée à cet effet. Lorsque l?ensemble du dispositif métallique est suffisamment chaud, les châtaignes sont versées dans le plateau percé. Quand elles commencent à noircir sur une face chaque châtaigne est retournée à la main sur l?autre face. Elles sont prêtes à consommer lorsque la chaleur a provoqué une seconde fente sur cette autre face. Le plateau est alors posé de manière légèrement inclinée, la partie haute du côté opposé au vendeur, de façon à ce que les châtaignes cuites puissent être facilement rassemblée dans la partie basse et que celles en phase de cuisson puissent demeurer dans la partie haute, sous laquelle les braises ont été rassemblées. Dispositif de vente : Le choix de l?emplacement est essentiel pour un vendeur de rue. Francesco Cervizzi possède un étal situé à l?angle de deux rues passantes, au croisement de la célèbre Spacanapoli. et de la Via S. Chiara, qui longe le cloître Santa Chiara, en plein c½ur de la zone historique de Naples, dit Centro Storico. C?est donc un emplacement particulièrement privilégié car très fréquenté en tant que croisement de grands axes de circulation, majoritairement piétonniers, et en tant que zone touristique en pleine saison. Pourtant, Francesco Cervizzi n?a exercé le métier de castagnaro que deux jours, car il dit avoir été empêché par les autorités pour raison, à ses dires, de dérangement. Il ne s?est guère expliqué sur les motivations précises de cette interdiction, et cela reste d?autant plus évasifs et inexpliqué que dans la même rue un autre castagnaro exerce régulièrement depuis de nombreuses années une centaine de mètres plus loin. L?explication pourrait alors être celle du conflit de concurrence, ce sur quoi Francesco Cervizzi n?a certainement pas souhaité s?étendre. Le dispositif est particulièrement réduit sur le plan instrumental. En dehors du choix crucial de l?emplacement, le dispositif de sollicitation repose sur des éléments sensoriels non visuels : selon Francesco Cervizzi une pancarte est à ses yeux inutile, car ce sont avant tout la criée et l?odeur de la châtaigne rôtie qui constitue ce qu?il appelle sa « publicit頻. Lorsque que le client se présente, des cônes faits de feuilles de journal ou de magazine ont déjà été préparés, de diverses dimensions, afin de recevoir différentes quantités de châtaignes. Ces cônes de papiers constituent l?emballage classique des produits alimentaires utilisé par les marchands de rue (marchands à l?étal, vendeurs de rue?), avant la généralisation du sac plastique. Ils font preuve d?une économie de moyen et d?une efficacité remarquable. Leur façonnage est rapide et simple et ne nécessite aucun outillage (ciseaux, ruban adhésif?) : il s?agit d?enrouler la feuille sur elle-même de façon à former un cône dont on règle le diamètre, puis à replier la pointe vers l?intérieur de façon à en verrouiller l?ouverture. Dans le cas des châtaignes, la fonction du cône de papier est multiple : il est un emballage permettant le transport, un récipient ergonomique permettant une manipulation double : la pointe du cône constitue une poignée tandis que l?autre main pioche à l?intérieur, enfin, le papier constitue un isolant thermique protégeant la main de la chaleur. Les petits cônes constituent la portion minimale (4 châtaignes pour le prix de 1 euro), vient ensuite un gabarit moyen destiné à recevoir 8 châtaignes (prix : 2 euros), puis les grands cônes pouvant contenir 15 châtaignes pour 3 euros.

  • Description détaillée

    Objet en tôle de fer.
    La partie centrale (le foyer) est constituée d?un fût métallique de section circulaire ouvert au dessus et ajouré d?une petite porte latérale sur la partie inférieure. A l'intérieur, il est coupé en deux par une cloison horizontale, circulaire, percée de trous. L?ouverture supérieure est fermée par un plateau métallique, ammovible, percé de petits trous, avec deux poignées supérieures plates et destiné à recevoir les châtaignes. Le fût est doté de trois hauts pieds métalliques, et de deux poignées latérales, plates, permettant de le transporter.
  • Matériaux et techniques

    • fer, tôle, aluminium : découpé, ajouré, soudé, martelé
  • Dimensions et poids

    • Hauteur : 93,3 cm
    • Largeur : 45 cm
    • Longueur : 59 cm
    • Poids : 8,57 kg
  • Provenance et historique

    Découverte - collecte

    Date : 2008campagne La ville

    Acquisition

    Acteur : Francesco Coriffi
  • Mots-clés

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