Fonds Erps
Numéro d'inventaire : 155P/1-155P/6Description
Création
De : Date : 2005Dimensions et poids
- Importance matérielle : 267
Provenance et historique
Acquisition
Source d'acquisition : Don (2024).Don (2024).Biographie/Histoire
Erps est un graffeur historique de la scène graff en Roumanie, né en 1981 à Bucarest. Originaire d'une famille modeste, il est aujourd'hui propriétaire d'une marque de street wear, "Gipsy Erps", d'une galerie et d'un graff shop. Il commence à s'intéresser au graffiti en 1994. Il déclare être le premier graffeur roumain. Il dit qu'il s'est trouvé lui-même quand il a commencé à peindre, quand il est devenu street artiste/ graffeur, qu'il est devenu Erps, après avoir arrêté ses études de stomatologie.
Influencé par les films et les vidéos clip venant d'Europe de l'Ouest dans lesquels figurent des graffitis, il commence par peindre dans la rue, puis s'oriente vers le métro. Il peint son premier train en 2000 et son premier métro en 2004. La difficulté dans les années 90 était de trouver de la peinture, les premières marques qu'il a utilisées étaient Oméga (Grèce), Abro (USA), Briolux (Italie). Avant 1994, il dit que c'était impossible à trouver. Toutes ses bombes du début étaient conçues pour peindre des voitures. Dans les années 90, il me dit que les seuls graffitis étaient politiques ou footballistiques.
En 1999 avec Saje, il crée le premier hall of fame de Roumanie. Des gens de tout le pays sont venus pour rencontrer ces peintres et voir ce lieu. Il n'a jamais changé de nom, ses initiales signifient "j'appartiens à la rue". Il peint sur de nombreux supports, mais depuis 2016 il fait essentiellement des toiles et des commandes de fresques murales.
Aujourd'hui, l''illégalité dans la peinture est une période révolue pour lui, il dit qu'il est temps de laisser sa trace et que pour cela il doit peindre légalement. Il dit que l'illégalité est pour la jeunesse et que c'est bien de changer en grandissant. Il a été l'influence majeure pour la plupart des graffeurs locaux, il aime apprendre à peindre aux autres. Il a créé de nombreux groupes à ses débuts, mais depuis vingt ans il refuse d'entrer dans des nouveaux. On lui a proposé de faire partie de groupes internationaux tel que les 1up ou 156, mais il a décliné les offres.
Il a de nombreux liens avec la scène hip hop locale, apparaît dans de nombreux clips. Il peint dans ces clips, mais il habille aussi les rappeurs avec sa marque de vêtements. Il aime le street art et s'en revendique. Il pense que le street art vient du graffiti, c'est pour lui la même chose si ce n'est que les street artistes ne peignent pas de lettres. Il n'aime pas le street art qui ne véhicule pas de message et déplore que ce ne soit qu'un moyen de gagner de l'argent pour certains. Il aime évidemment l'explosion du graffiti sur le marché, ça lui permet de vivre correctement, de montrer son art dans son pays et à l'étranger. Il a participé à des ventes aux enchères (Art Mark, Alise), il a fait deux expositions personnelles et plusieurs collectives dont quatre en Hollande. Il répond à des commandes, mais sélectionne ses clients. Il a besoin d'adhérer au projet, il veut peindre ce qu'il veut.
Il est très attaché à cette liberté de créer. Il aime peindre des scènes qui racontent des histoires. Sa galerie est la seule à être spécialisée en street art/graffiti en Roumanie.
Dans le cadre de la poursuite de l'enquête "tag et graff" dans les pays d'Europe de l'est, en 2021, il était important qu'Erps soit rencontré et interviewé, à Bucarest, en 2021. En effet, il s'intéresse au graffiti dès ses 13 ans, en 1994 et est l'un des premiers acteurs du mouvement en Roumanie. Il y a été déterminant - suscitant la vocation de Mser, créant en 1999 le premier hall of fame roumain à Saje.
L'artiste propose de donner des photographies de ses réalisations aux archives du Mucem.
Source : rapport d'enquête de Loic Le Bouar, "Campagne graff dans les pays d'Europe centrale", 2021.
Portée et contenu
Le fonds se compose de photographies des réalisations de l'artiste.