Fonds des enquêtes dévotions populaires
Numéro d'inventaire : 30W/1-30W/16Description
Création
De : Date : 1950Dimensions et poids
- Importance matérielle : 0,9
Provenance et historique
Acquisition
Source d'acquisition : Versement.Versement.Biographie/Histoire
Le 18 avril 1884, dans le palais du Trocadéro, est inaugurée la « salle de France » consacrée spécifiquement à la variété des régions françaises, le contexte du quotidien est reconstitué en vitrine sous forme de diorama. Cette salle marque l'origine du Musée National des Arts et Traditions Populaires en France (MNATP).
En 1928, Paul Rivet, nommé directeur du musée d'ethnographie du Trocadéro, assisté de son adjoint et muséographe, Georges Henri Rivière, décide de réorganiser le musée. Cette entreprise a conduit quelques années plus tard à la création du musée de l'Homme, consacré à l'ethnologie exotique.
Le MNATP est créé par le décret du 1er mai 1937 signé sous la présidence d'Albert Brun. Il est installé dans le palais de Chaillot, construit pour l'exposition universelle de Paris de 1937 et mis sous la direction du conservateur Georges Henri Rivière. Il accueille sur 2000 m2 les collections françaises du musée d'Ethnographie du Trocadéro. Le musée est né de trois conjonctions : en premier lieu la mutation du monde rural, la nouvelle présentation des collections du Palais de Chaillot, la personnalité de Georges Henri Rivière. Dès lors, Georges Henri Rivière s'attache à montrer, à valoriser et à faire connaître les cultures populaires, mais également à les étudier.De cette volonté, va se développer une spécificité pour le musée qui est l'enquête collecte sur le terrain en France et à l'étranger. Les enquêtes sont lancées dès l'année 1939 pour répondre aux ambitions scientifiques du musée et dans ce but, le musée se dote d'une bibliothèque, d'archives scientifiques et de films documentaires.
La recherche à une place importante pour le musée, de ce fait l'institution occupe une place singulière au sein des musées. Les enquêtes collectes vont se poursuivre, en 1963 le musée s'associe avec le CNRS sur un projet de Recherche coopérative sur programme dite RCP qui contribue à continuer d'enrichir les collections. Le musée national des arts et traditions populaires est à la fois un musée et un centre de recherche.
Un nouveau changement intervient en 1972 avec le déménagement des collections dans un nouveau bâtiment construit au Bois-de-Boulogne. Une galerie d'études de 2500 m2 présentant des objets de la société populaire puis la galerie culturelle inaugurée en 1975 viendra compléter l'ensemble. Le MNATP dans cette nouvelle disposition connaît un large succès, l'institution continue toujours de pratiquer les enquêtes collectes sur des thématiques plus large comme le cirque par exemple et permettent la poursuite de l'enrichissement des collections. Malheureusement, à la fin des années 1980, la fréquentation baisse drastiquement, une restructuration s'impose à la fin des années 1990 ainsi qu'une implantation en région.
La ville de Marseille sera choisie pour la décentralisation du musée et le projet va se réorienter sur les civilisations de la méditerranée. L'année 2000 marque véritablement le début du projet avec la validation du ministère et de la commission interministériel d'aménagement et de développement durable des territoires. C'est en 2002 que le premier projet scientifique et culturel du nouveau musée est publié, il s'intitule : « Réinventer un musée, le Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée ». Deux chantiers de construction sont lancés en 2004 pour le môle J4 et le centre de conservation et de ressources, en parallèle, s'ouvre le chantier des collections à Paris qui est d'une ampleur inédite s'agissant du premier déménagement de l'intégralité des collections d'un musée national.
Par décret du 22 juin 2005 le MNATP est officiellement intitulé « Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée », le MNATP ferme ses portes à Paris de la même année. Pour mieux faire connaître le projet au public de Marseille et de la région, des expositions de préfigurations sont organisées. Le nouveau projet du MUCEM est entériné en 2010, il s'agit de préserver les collections de l'ancien musée et de consacrer une présentation permanente aux œuvres importantes de la méditerranée. Le décret du 21 février 2013 « portant création de l'Etablissement public du musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM) » officialise la création du musée.Portée et contenu
Le traitement de ce fonds a permis de mettre en lumière de la documentation collectée par Clémence Duprat, employée du MNATP, sur la statuaire religieuse, le culte de Saint-Martin, de Saint-Verny et plusieurs figures féminines, dans le cadre des campagnes-collectes ethnologiques opérées par ce même musée.
Le plan de classement est divisé en quatre parties : généralités sur la statuaire religieuse, culte de Saint-Martin, culte de Saint-Verny, figures féminines (Jeanne d'Arc, muse du peuple, reines de la mi-Carême).
Ce fonds contient principalement des documents d'enquête statistique, des fiches-objet, des croquis, des notes de travail et de la documentation. Il contient également des documents iconographiques. Les dates extrêmes s'étendent de 1950 à 1982.