
« Santé et colonialités : intimité, violence, genre »

L’articulation entre santé et (dé)colonialités ouvre un espace de réflexion critique sur les rapports de pouvoir qui traversent les corps, les pratiques de soin et les politiques de santé.
Dans la continuité des travaux anthropologiques qui interrogent la production de savoirs médicaux et leurs ancrages historiques, cette journée d’étude propose de penser la santé non comme un domaine neutre ou universel, mais comme un champ traversé par des héritages coloniaux, des inégalités épistémiques et des rapports sociaux situés.
Comment soigner, se soigner et prendre soin de son corps dans un contexte spatio-temporel post-colonial ? Les pratiques de soin, loin d’être universelles, demeurent façonnées par des régimes de savoir et des politiques du corps marquées par le fait colonial. Ainsi, la violence coloniale n’est pas restreinte aux structures médicales puisqu’elle se retrouve aussi dans la perception et les gestes administrés aux corps colonisés
À la croisée de la santé, des études de genre et postcoloniales, de la psychologie, de l’anthropologie, de la littérature et de la sociologie, il s’agit de (re)penser les intimités politiques comme des terrains où s’éprouvent la continuité du colonial, la médicalisation du social et la politisation du sensible.
Le programme détaillé
Matin
9h30-9h45 : Accueil des participant.es
9h45-10h00 : Mots de bienvenu et Introduction par toute l’équipe organisatrice
10h00-12h30 : Panel : Une anthropologie du sensible : Affects et savoirs dans les contextes (dé)coloniaux.Modération/discussion : Serena Garbolino et Gülistan Zeren
Participant.es :
Fatoumata Outtara (Anthropologue, Chargée de recherche, IRD) , titre à définir
Riwanon Gouez (Doctorante en anthropologie, l’EHESS, CNE/CMH (Centre Maurice Halbwachs), « Le quotidien du sentir : naissances, territoires et pratiques de soin contre-coloniales des parteras misak en Colombie) »
Johanna Less (Chercheuse associée au Centre Norbert Elias (CNE)), « Colonialité du savoir en zone industrielle : quand la science invisibilise, déligitime les savoirs intimes de l’expérience de la maladie »Après-midi
14h00-15h00 : Projection de film Château en Santé (réalisé par Olivier Bertrand, 2021)
15h-16h30 : Table rond : Utopie(s) en santé publique : Politiques, Imaginaires, PratiquesModération : Sokhna Boyle (Anthropologue, ATER, AMU)
Participant.es
Olivier Bertrand (journaliste, réalisateur)
Marie Dos Santos (Sociologue, Sesstim)
Elisa Beausson (Soignante, conseillère conjugale et familiale au Château en Santé)
Les partenaires
- Institut d’Ethnologie et d’Anthropologie Sociale (IDEAS)
- Institut des Mondes Africains (IMAF)
- Centre Norbert Elias (CNE)
- Centre de Recherches et de Documentation sur l’Océanie (CREDO)
- Institut de Recherches Asiatiques (IrAsia)
- Laboratoire Population – Environnement – Développement (LPED)
L’articulation entre santé et (dé)colonialités ouvre un espace de réflexion critique sur les rapports de pouvoir qui traversent les corps, les pratiques de soin et les politiques de santé.

Dans la continuité des travaux anthropologiques qui interrogent la production de savoirs médicaux et leurs ancrages historiques, cette journée d’étude propose de penser la santé non comme un domaine neutre ou universel, mais comme un champ traversé par des héritages coloniaux, des inégalités épistémiques et des rapports sociaux situés.
Comment soigner, se soigner et prendre soin de son corps dans un contexte spatio-temporel post-colonial ? Les pratiques de soin, loin d’être universelles, demeurent façonnées par des régimes de savoir et des politiques du corps marquées par le fait colonial. Ainsi, la violence coloniale n’est pas restreinte aux structures médicales puisqu’elle se retrouve aussi dans la perception et les gestes administrés aux corps colonisés
À la croisée de la santé, des études de genre et postcoloniales, de la psychologie, de l’anthropologie, de la littérature et de la sociologie, il s’agit de (re)penser les intimités politiques comme des terrains où s’éprouvent la continuité du colonial, la médicalisation du social et la politisation du sensible.
Le programme détaillé
Matin
9h30-9h45 : Accueil des participant.es
9h45-10h00 : Mots de bienvenu et Introduction par toute l’équipe organisatrice
10h00-12h30 : Panel : Une anthropologie du sensible : Affects et savoirs dans les contextes (dé)coloniaux.Modération/discussion : Serena Garbolino et Gülistan Zeren
Participant.es :
Fatoumata Outtara (Anthropologue, Chargée de recherche, IRD) , titre à définir
Riwanon Gouez (Doctorante en anthropologie, l’EHESS, CNE/CMH (Centre Maurice Halbwachs), « Le quotidien du sentir : naissances, territoires et pratiques de soin contre-coloniales des parteras misak en Colombie) »
Johanna Less (Chercheuse associée au Centre Norbert Elias (CNE)), « Colonialité du savoir en zone industrielle : quand la science invisibilise, déligitime les savoirs intimes de l’expérience de la maladie »Après-midi
14h00-15h00 : Projection de film Château en Santé (réalisé par Olivier Bertrand, 2021)
15h-16h30 : Table rond : Utopie(s) en santé publique : Politiques, Imaginaires, PratiquesModération : Sokhna Boyle (Anthropologue, ATER, AMU)
Participant.es
Olivier Bertrand (journaliste, réalisateur)
Marie Dos Santos (Sociologue, Sesstim)
Elisa Beausson (Soignante, conseillère conjugale et familiale au Château en Santé)
Les partenaires
- Institut d’Ethnologie et d’Anthropologie Sociale (IDEAS)
- Institut des Mondes Africains (IMAF)
- Centre Norbert Elias (CNE)
- Centre de Recherches et de Documentation sur l’Océanie (CREDO)
- Institut de Recherches Asiatiques (IrAsia)
- Laboratoire Population – Environnement – Développement (LPED)