Méduse © Philippe Bizouarn
Méduse © Philippe Bizouarn
Journée d'étude

Les pratiques collectives en santé sont-elles une source de transformation sociale ?

MucemLab- Mucem - 2025 - architectes Rudy Ricciotti et Roland Carta © Maxime Verret - Mucem
MucemLab- Mucem - 2025 - architectes Rudy Ricciotti et Roland Carta © Maxime Verret - Mucem

Comment imaginer des soins plus collectifs et participatifs ? Cette journée d’étude donne la parole à des patients, professionnels de santé et chercheurs pour partager expériences et réflexions.

Cette journée d’étude mettra la focale sur ces centres et maisons de santé communautaire tout en élargissant à d’autres lieux de soin fondés sur des pratiques collectives, cela afin d’engager un dialogue croisé et réflexif. La discussion sera menée à partir d’interventions d’usager-es, de professionnel-les et de chercheuses et chercheurs travaillant sur ces questions.

Depuis quelques années le thème de la participation investit de façon croissante le champ de la recherche aussi bien que celui de la santé. Recherche participative et santé participative sont au premier plan des objectifs et des stratégies des universités et des instituts de recherche publique, des agences ou encore des ministères.

Pour autant la récente controverse suscitée par l’annonce du ministère de la santé de mettre fin à  l’expérimentation du financement des structures d’exercice coordonné participatives (SECPa) interroge sur la réelle volonté politique de soutenir une telle dynamique participative notamment lorsque celle-ci émane des actrices et acteurs de terrain eux-mêmes. De quoi parle-t-on dans ce cas précis ?

Les structures dites d’exercice coordonné participatives sont avant tout des centres et des maisons de santé communautaire porteuses de pratiques collectives en santé, pratiques collectives faisant le pari de sortir d’une approche purement médicale du soin pour tendre vers une approche dite « communautaire » avec une participation coordonnée de différents professionnel-les et les usager-es eux-mêmes.

En quoi consistent ces pratiques collectives ? Quelles sont les conditions de leur pérennité ? Quelles transformations sociales ces expériences sont-elles susceptibles de produire ?

Programme de la journée

  • 9h-9h45 : Accueil

    9h – Accueil des participant-es et café de bienvenue

    9h-30 – Mots d’ouverture par Michèle Rubirolà, 1ère adjointe au Maire de Marseille, déléguée au projet municipal et au bien-vivre dans la ville.

    9h45 – Présentation de la journée par Aude Fanlo, Anne Faure, Gwenaëlle Ferré et Fabienne Orsi

  • 10h-12h : Pourquoi travailler en collectif de soin, pourquoi s'y engager et dans quels buts ?

    Animatrice : Laure Pitti, sociologue, Université Sorbonne Paris Nord

    Intervenant-es :

    • Santé commune, centre de santé communautaire, Vaulx en Velin et Le Jardin, centre de santé communautaire et planétaire, Bron.
    • Le Bus-Paris-Marseille (fusion du Bus 31/32 et de PROSES), par Nicolas Bonnet, Maela Le Brun Gadelius (sous réserve) et des membres de l’équipe.
    • La Maison de santé Peyssonnel, Marseille, par Jérémy Khouani et une usagère
    • La Maison de Gardanne, par Jean-Marc La Piana et des membres de l’équipe.

    Il s’agira d’engager la discussion à partir d’interventions d’actrices et d’acteurs travaillant ou étant soignés dans différents lieux. Ils décriront les motifs de leur engagement, la façon dont ils travaillent en collectif de soin, comment ils le vivent, quels sont les effets sur le travail, quels sont effets sur le soin.

    La discussion portera également sur les conditions d’une pratique collective en santé, à partir des expériences vécues, les raisons qui font que ce travail en collectif est possible ou au contraire est empêché. Seront également discutées la place des patients et des usagers, leur vision du travail en collectif sur eux. Cette question sera débattue tant sur le plan de l’organisation matérielle, du temps de travail, de la transformation dans la posture, etc.

  • 13h30-15h30 : Quels modes de gouvernance pour les pratiques collectives en santé ?

     Animatrice : Fabienne Orsi, économiste, chercheuse au LPED

    Intervenant-es :

    • Le centre de jour Antonin Artaud (CMP et CATTP), Reims, par le collectif Artaud
    • Le château en santé par Carole Coquantif et Bénédicte Gaudillière et MaRePoSa par Yann Magot, Marseille.
    • Les centres de santé de l’APHM (à confirmer)
    • La maison de santé des Pyrénées, Belleville, Paris, par Dora Levy

    On entend par gouvernance les différents modes de répartition et d’organisation des droits et des pouvoirs (de propriété, gestion, décision, accès, etc),  entre les différents acteurs qui participent au collectif ou qui contribuent à ses conditions d’existence, allant d’un mode vertical et hiérarchique à des modes horizontaux.

    Quels sont les modes de gouvernance de ces différents lieux de soin ? Quels sont les différents droits et pouvoirs qui les constituent ? comment et par qui sont-ils distribués et partagés ? En quoi cela influe sur les pratiques collectives en santé ? Quelle est la place  des usagers selon que le statut juridique du lieu de soin est public, associatif, coopératif ou encore libéral?  La discussion s’engagera à partir des expériences présentées par les intervenant-es de la table ronde.

  • 16h-17h30 : Quels modes de financement pour les centres et maisons de santé communautaire et pour les collectifs de soin ?

    Débat

    Animatrice : Gwenaëlle Ferré, coordinatrice du Jardin

    Intervenant-es : Didier Ménard, fondateur de La Place Santé, Saint Denis ; Élisa Francfort pour le Collectif des structures d’exercice coordonné participatives ; François Crémieux, directeur général de l’APHM, Antony Gonçalves, adjoint au Maire de Marseille, délégué à la santé.

Comment imaginer des soins plus collectifs et participatifs ? Cette journée d’étude donne la parole à des patients, professionnels de santé et chercheurs pour partager expériences et réflexions.

MucemLab- Mucem - 2025 - architectes Rudy Ricciotti et Roland Carta © Maxime Verret - Mucem
MucemLab- Mucem - 2025 - architectes Rudy Ricciotti et Roland Carta © Maxime Verret - Mucem

Cette journée d’étude mettra la focale sur ces centres et maisons de santé communautaire tout en élargissant à d’autres lieux de soin fondés sur des pratiques collectives, cela afin d’engager un dialogue croisé et réflexif. La discussion sera menée à partir d’interventions d’usager-es, de professionnel-les et de chercheuses et chercheurs travaillant sur ces questions.

Depuis quelques années le thème de la participation investit de façon croissante le champ de la recherche aussi bien que celui de la santé. Recherche participative et santé participative sont au premier plan des objectifs et des stratégies des universités et des instituts de recherche publique, des agences ou encore des ministères.

Pour autant la récente controverse suscitée par l’annonce du ministère de la santé de mettre fin à  l’expérimentation du financement des structures d’exercice coordonné participatives (SECPa) interroge sur la réelle volonté politique de soutenir une telle dynamique participative notamment lorsque celle-ci émane des actrices et acteurs de terrain eux-mêmes. De quoi parle-t-on dans ce cas précis ?

Les structures dites d’exercice coordonné participatives sont avant tout des centres et des maisons de santé communautaire porteuses de pratiques collectives en santé, pratiques collectives faisant le pari de sortir d’une approche purement médicale du soin pour tendre vers une approche dite « communautaire » avec une participation coordonnée de différents professionnel-les et les usager-es eux-mêmes.

En quoi consistent ces pratiques collectives ? Quelles sont les conditions de leur pérennité ? Quelles transformations sociales ces expériences sont-elles susceptibles de produire ?

Programme de la journée

  • 9h-9h45 : Accueil

    9h – Accueil des participant-es et café de bienvenue

    9h-30 – Mots d’ouverture par Michèle Rubirolà, 1ère adjointe au Maire de Marseille, déléguée au projet municipal et au bien-vivre dans la ville.

    9h45 – Présentation de la journée par Aude Fanlo, Anne Faure, Gwenaëlle Ferré et Fabienne Orsi

  • 10h-12h : Pourquoi travailler en collectif de soin, pourquoi s'y engager et dans quels buts ?

    Animatrice : Laure Pitti, sociologue, Université Sorbonne Paris Nord

    Intervenant-es :

    • Santé commune, centre de santé communautaire, Vaulx en Velin et Le Jardin, centre de santé communautaire et planétaire, Bron.
    • Le Bus-Paris-Marseille (fusion du Bus 31/32 et de PROSES), par Nicolas Bonnet, Maela Le Brun Gadelius (sous réserve) et des membres de l’équipe.
    • La Maison de santé Peyssonnel, Marseille, par Jérémy Khouani et une usagère
    • La Maison de Gardanne, par Jean-Marc La Piana et des membres de l’équipe.

    Il s’agira d’engager la discussion à partir d’interventions d’actrices et d’acteurs travaillant ou étant soignés dans différents lieux. Ils décriront les motifs de leur engagement, la façon dont ils travaillent en collectif de soin, comment ils le vivent, quels sont les effets sur le travail, quels sont effets sur le soin.

    La discussion portera également sur les conditions d’une pratique collective en santé, à partir des expériences vécues, les raisons qui font que ce travail en collectif est possible ou au contraire est empêché. Seront également discutées la place des patients et des usagers, leur vision du travail en collectif sur eux. Cette question sera débattue tant sur le plan de l’organisation matérielle, du temps de travail, de la transformation dans la posture, etc.

  • 13h30-15h30 : Quels modes de gouvernance pour les pratiques collectives en santé ?

     Animatrice : Fabienne Orsi, économiste, chercheuse au LPED

    Intervenant-es :

    • Le centre de jour Antonin Artaud (CMP et CATTP), Reims, par le collectif Artaud
    • Le château en santé par Carole Coquantif et Bénédicte Gaudillière et MaRePoSa par Yann Magot, Marseille.
    • Les centres de santé de l’APHM (à confirmer)
    • La maison de santé des Pyrénées, Belleville, Paris, par Dora Levy

    On entend par gouvernance les différents modes de répartition et d’organisation des droits et des pouvoirs (de propriété, gestion, décision, accès, etc),  entre les différents acteurs qui participent au collectif ou qui contribuent à ses conditions d’existence, allant d’un mode vertical et hiérarchique à des modes horizontaux.

    Quels sont les modes de gouvernance de ces différents lieux de soin ? Quels sont les différents droits et pouvoirs qui les constituent ? comment et par qui sont-ils distribués et partagés ? En quoi cela influe sur les pratiques collectives en santé ? Quelle est la place  des usagers selon que le statut juridique du lieu de soin est public, associatif, coopératif ou encore libéral?  La discussion s’engagera à partir des expériences présentées par les intervenant-es de la table ronde.

  • 16h-17h30 : Quels modes de financement pour les centres et maisons de santé communautaire et pour les collectifs de soin ?

    Débat

    Animatrice : Gwenaëlle Ferré, coordinatrice du Jardin

    Intervenant-es : Didier Ménard, fondateur de La Place Santé, Saint Denis ; Élisa Francfort pour le Collectif des structures d’exercice coordonné participatives ; François Crémieux, directeur général de l’APHM, Antony Gonçalves, adjoint au Maire de Marseille, délégué à la santé.