



La troisième édition de « Bien dans ma tête » explore la santé mentale sous l’angle de l’interculturalité. La journée du 2 octobre est dédiée aux professionnels.
Cette journée est dédiée aux professionnels des secteurs de la santé, du social, de la culture, des établissements d’enseignement supérieur, de l’éducation nationale, de l’éducation populaire et de l’aide sociale à l’enfance.
Bar et petite restauration sur place, stand de la Librairie du Mucem.
Forum associatif
Un forum associatif se tiendra de 9h à 18h dans le forum du Mucem (en accès libre, dans la limite des places disponibles). Il permettra de rencontrer les structures de soins et d’échanger avec les associations œuvrant pour une approche interculturelle de la santé mentale.
Le programme détaillé des conférences
De 9h30 à 10h15 - Comment soigner au carrefour des cultures ?
Avec le docteur Said Ibrahim (pédopsychiatre, psychothérapeute, ethnopsychiatre) et Sandrine Simon (directrice générale de Médecins du Monde).
Modération : Nathania Cahen.
En guise de conclusion : croquis sonores par Tolten (artiste et psychologue).Quelle place est faite à la diversité des cultures dans le soin des troubles psychiques aujourd’hui ? Comment faire le lien entre santé mentale et cultures, théoriquement et concrètement ? Beaucoup de professionnels sont confrontés à ces questions et cas concrets, en premier lieu dans les situations de migration.
Cette séance introductive propose un état des lieux et une mise en perspective autour de l’ethnopsychiatrie qui, depuis les années 1960, se positionne au carrefour de l’anthropologie culturelle et de la psychologie clinique, et explore la manière dont les croyances, les rites et les représentations culturelles façonnent l’expérience de la souffrance mentale et influencent les processus thérapeutiques.
De 10h30 à 11h15 - Prendre soin en exil
Avec Claire Mestre (psychiatre-psychothérapeute, anthropologue, auteure) et un représentant ou une représentante d’Osiris (centre de soin, d’interprétariat et de ressources sur l’exil et le traumatisme psychique).
Modération : Nathania Cahen.
En guise de conclusion : croquis sonores par Tolten (artiste et psychologue).Comment soigner et reconstruire lorsque l’on a tout quitté ? Les personnes en situation d’exil portent souvent des traumatismes d’une violence extrême, aggravés par le déracinement culturel. Face à l’urgence, les parcours de soins classiques ne suffisent pas.
Cette rencontre interroge les pratiques indispensables pour accompagner ces trajectoires de vie : de l’importance vitale des interprètes à la complémentarité des équipes, en passant par l’accompagnement spécifique des familles et des jeunes mineurs. Ensemble, nous explorerons comment la culture d’origine peut devenir un levier thérapeutique indispensable pour réparer les corps et les esprits.
De 11h30 à 12h15 - Prendre soin au fil des générations
Avec Rachida Brahim (sociologue, historienne, psychanalyste) et Emilie Abed (psychologue, Centre Primo Levi).
Modération : Nathania Cahen.
En guise de conclusion : croquis sonores par Tolten (artiste et psychologue).Prendre soin en englobant la culture de l’autre impose aussi de se poser la question du temps long, pour les personnes concernées, leurs possibles descendances et pour nos sociétés toutes entières. Le traumatisme ne s’arrête pas à celles et ceux qui l’ont directement vécu. Lorsque l’histoire est marquée par la violence, la domination et l’exil, les blessures s’infiltrent dans les corps, s’installent dans les silences familiaux et se transmettent de génération en génération. Qu’en est-il de la santé mentale des enfants et petits-enfants de victimes ? Comment briser le cycle des traumatismes ?
Dans une perspective médicale et plus globalement sociétale, la santé mentale et l’interculturalité n’ont-elles pas aussi à voir avec ce que nous faisons de notre histoire collective traversée par les dominations, les minorisations et les traumatismes infligés à d’autres cultures ?
De 14h30 à 16h - Se former en médiation de santé et transculturalité
Avec le Centre Primo Levi (Adèle Legros), la Maison des mondes (Alice Athenour et Jean-Michel Sene), le Centre Osiris et l’Université Paris Cité (Serge Bouznah et Amalini Simon).
Modération : Nathania Cahen.Parce que le soin ne s’improvise pas et que l’accueil de l’autre exige des compétences spécifiques, l’après-midi s’ouvre sur un temps fort dédié à la transmission et à la professionnalisation.
Cette séance présente des parcours d’apprentissage actuels. Que vous soyez soignant, travailleur social, étudiant ou acteur associatif, ce rendez-vous est une opportunité de découvrir des outils théoriques solides, de partager des retours d’expérience du terrain et d’échanger directement avec des experts engagés.
En guise de conclusion : croquis sonores par Tolten (artiste et psychologue).
Pour clôturer chaque rencontre, Thomas Rime (Tolten) propose une performance de slam-poésie dont le texte est écrit sur le vif, à la manière d’un croquis. Il reprend le sens de ce qui se dit en y ajoutant une touche d’impertinence, du décalage, un peu de poésie et d’humour. C’est un travail sur un fil, proche de l’improvisation, une sorte de reportage slam ou de slam-analyse.
En savoir plus sur les intervenants.
Said Ibrahim, pédopsychiatre, psychothérapeute, ethnopsychiatre
Le docteur Said Ibrahim est pédopsychiatre, psychothérapeute, ethnopsychiatre.
Nommé expert en ethnopsychiatrie par le Tribunal pour enfants de Marseille, il est enseignant, chercheurs et/ou formateur auprès de nombreux organismes : IRFAT (Institut de Recherches et de Formation en Art Thérapie, Vaucluse), Institut international de recherches, d’échanges et de formation ethnoclinique (Wuntsi, Mandza-Ndazidja, Union des Comores), Maison des mondes Sauvegarde 13 (Marseille), Association Les chemins de la rencontre (Toulouse), Association Trait d’Union International France, PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse), Mission ultramarine Réunion-Mayotte, APAJH (Association pour Adultes et Jeunes Handicapés, île de la Réunion), AVEF (Association Vivre en Famille, Var).
Il est également animateur de groupes parents-enfants-adolescents (Associations Because U.Art et Destination Famille 13) à Marseille depuis plusieurs années, et ancien enseignant et chercheur à Aix-Marseille Université.
Médecins du monde
Association médicale humanitaire, Médecins du monde intervient de manière indépendante en France et à l’international pour garantir un accès universel et durable aux soins face aux urgences humanitaires.
Sandrine Simon, infirmière

Sandrine Simon © Médecins du monde Sandrine Simon est infirmière, diplômée d’un double master en gestion de projets et en santé publique. Elle est engagée depuis 25 ans en faveur de l’accès aux soins de toutes et tous. Elle a travaillé pendant 6 ans dans différents pays d’Afrique afin de renforcer les systèmes de santé et leur accès.
Elle a notamment mis en place des approches communautaires de santé afin d’adapter l’organisation des soins physiques et psychosociaux aux contextes et aux réalités des personnes accompagnées.
Depuis 2010 au sein de Médecins du Monde (MdM) et actuellement directrice générale, elle cherche à articuler qualité des pratiques de santé, expertise et plaidoyer pour des politiques publiques saines et respectueuses des droits humains en France et à l’international. La santé des personnes en situation de migration est une des priorités de MdM afin de garantir à chacun l’accès aux soins en tenant compte des besoins spécifiques associés au parcours migratoires.
Nathania Cahen, journaliste

Nathania Cahen © Nathania Cahen Nathania Cahen est journaliste, rédactrice en chef du journal Marcelle, correspondante de Elle et Écologie 360. Elle a été correspondante de L’Express pendant 20 ans et est membre de l’ONG Reporters d’espoirs.
Claire Mestre, psychiatre-psychothérapeute, anthropologue, auteure
Claire Mestre est psychiatre-psychothérapeute, anthropologue, auteure. Formée à la psychothérapie d’inspiration analytique, elle a créé une consultation transculturelle au CHU de Bordeaux en 1994 et fondé l’association Mana. Elle préside l’association Ethnotopies, est corédactrice en chef de la revue L’autre – Cliniques, cultures et sociétés et membre du collège de la revue Spirale.
Osiris
L’association Osiris, créée en 1999, est un centre de soin, d’interprétariat et de ressources sur l’exil et le traumatisme psychique dédié à la prise en charge thérapeutique et à l’interprétariat pour les personnes victimes de violence et de traumatismes liés à l’exil.
Le centre vise à : contribuer au soin des personnes présentant une souffrance en lien avec la situation d’exil et des traumatismes psychiques, conséquences des violences intentionnelles vécues dans leur pays d’origine, sur le trajet ou à leur arrivée en France. Ces traumatismes induits par l’homme sont le fait de torture, de conflits armés, de répression politique, de viols et d’une manière générale de toute violation des droits humains ; renforcer la sensibilisation et la formation de toutes personnes amenées à accompagner ce public, de soutenir la création de dispositifs d’accès aux soins des personnes exilées sur le territoire régional et de favoriser l’interconnaissance de ces acteurs ; offrir un service d’interprétariat spécialisé, adapté aux besoins convergents des personnes peu ou non francophones et des professionnels concernés, de promouvoir son recours ; et enfin, développer à partir de l’expérience et des connaissances acquises par l’association, la recherche en matière de santé mentale et d’interprétariat professionnel concernant le domaine des traumatismes psychiques.
Rachida Brahim, docteure en sociologie, historienne et psychanalyste

Rachida Brahim © S.Burlot Rachida Brahim est docteure en sociologie, historienne et psychanalyste. Elle analyse avec précision la manière dont les dominations systémiques et les violences du passé façonnent les souffrances du présent. Elle s’intéresse à la colonialité du pouvoir et du savoir, au racisme structurel et systémique, aux violences relatives aux rapports de domination (genre, classe, race), à la santé mentale, à la médecine traditionnelle, aux droits de la Nature, et aux épistémologies du Sud.
En 2021, elle publie aux éditions Syllepse La race tue deux fois. Une histoire des crimes racistes en France (1970-2000), ouvrage dans lequel elle retrace une partie de l’histoire des crimes racistes en France et de leur traitement politique et judiciaire.
Actuellement Professeure juniore à l’Institut d’ethnologie de l’Université de Strasbourg, elle étudie l’impact de la colonialité du pouvoir en tant que violence systémique et structurelle sur la santé mentale de groupes ethniquement minorisés, en Guyane française notamment.
Émilie Abed, psychologue clinicienne et psychanalyste

Emilie Abed © Frederique Plas Emilie Abed est psychologue clinicienne et psychanalyste depuis plus de 20 ans. Elle a exercé en pédopsychiatrie de secteur, en psychiatrie adulte en clinique privée, ainsi qu’auprès d’enfants accompagnés par l’ASE dans le secteur associatif. Depuis 2021, elle est psychologue et formatrice au Centre Primo Levi, centre de soins pour les victimes de torture et de violences politiques. Dans ses formations et dans la revue Mémoires elle aborde les sujets liés à l’exil et au traumatisme, notamment concernant les enfants et les familles.
Centre Primo Levi
Créé en 1995, le Centre Primo Levi donne aux victimes de torture et de violence politique, exilées en France, un accès à des soins adaptés afin de réduire l’impact des traumatismes sur leur vie et leur permettre de s’insérer dans la société française. Le Centre Primo Levi s’efforce aussi de transmettre son savoir-faire sur le psychotrauma à travers un centre de formation opérant sur l’ensemble du territoire.
Université Paris Cité
L’Université Paris Cité est une institution pionnière en matière d’enseignements universitaires dédiés à la psychiatrie transculturelle et à la clinique de l’exil. Elle propose notamment :
- Diplôme universitaire en Médiations en santé – Approche transculturelle – Processus de médiations, coordonné et présenté par Dr Serge Bouznah (médecin de santé publique, spécialiste en clinique transculturelle, ancien directeur du Centre Babel). Responsable pédagogique : Pr Marie-Rose Moro. Le médiateur en santé créera du lien et participera à un changement des représentations et des pratiques entre soignants et patients. Afin de donner toute sa force à ce concept, ce DU formera dans une même dynamique des professionnels des secteurs médico-psychologiques et socio-éducatifs susceptibles d’être des relais de médiation au sein de leurs institutions, ainsi que des médiateurs transculturels issus des groupes représentés dans la migration.
En savoir plus : DU Médiations en santé – Approche transculturelle – Processus de médiations – Paris Cité
- Diplôme universitaire Psychiatrie et compétences transculturelles, coordonné et présenté par Dr Amalini Simon (psychologue clinicienne et directrice du Centre Babel). Responsable de l’enseignement : Pr Marie-Rose Moro. Analyser les liens entre psychopathologie, cultures et migrations avec l’aide d’anthropologues, de linguistes, de cliniciens, de médecins de santé publique, de spécialistes des sciences de l’éducation, de philosophes, de chercheurs en psychiatrie et en sciences humaines… Ceci permettra une réflexion sur la construction de ce nouveau champ clinique : objets de la psychiatrie transculturelle, perspectives et limites. Former à la clinique transculturelle : analyser les interventions auprès des familles migrantes et de leurs enfants, et permettre ainsi une adaptation de nos stratégies de prévention et de soins en situation de migration.Former à d’autres cliniques transculturelles telles que le travail psychiatrique et psychologique en situation de traumas extrêmes, de catastrophes, de guerres, d’expatriation… et l’ensemble des situations où interviennent les organisations humanitaires et les personnes des SAMU. Acquérir des compétences transculturelles pour toutes les personnes qui travaillent dans le champ social, éducatif, scolaire ou judiciaire. Aider à comprendre les métissages et les questions que les personnes migrantes posent à nos sociétés.
En savoir plus : DU Psychiatrie et compétences transculturelles – Paris Cité
Maison des mondes
Maison des mondes fait partie de l’organisme de formations Sauvegarde 13 et est un espace ressource engagé dans le dialogue interculturel et la formation des acteurs du soin. Elle propose une formation en médiation ethnoclinique qui vise à l’appropriation d’une méthodologie rigoureuse de médiation tenant compte de l’« enveloppe » culturelle de chaque professionnel et de celle des personnes rencontrées dans le cadre de son exercice (public bénéficiaire, autres professionnels, partenaires…), notamment dans les secteurs social, médico-social, sanitaire, éducatif et judiciaire. L’objectif est d’enrichir et de penser autrement la relation d’aide et d’accompagnement.
La troisième édition de « Bien dans ma tête » explore la santé mentale sous l’angle de l’interculturalité. La journée du 2 octobre est dédiée aux professionnels.

Cette journée est dédiée aux professionnels des secteurs de la santé, du social, de la culture, des établissements d’enseignement supérieur, de l’éducation nationale, de l’éducation populaire et de l’aide sociale à l’enfance.
Bar et petite restauration sur place, stand de la Librairie du Mucem.
Forum associatif
Un forum associatif se tiendra de 9h à 18h dans le forum du Mucem (en accès libre, dans la limite des places disponibles). Il permettra de rencontrer les structures de soins et d’échanger avec les associations œuvrant pour une approche interculturelle de la santé mentale.

Le programme détaillé des conférences
De 9h30 à 10h15 - Comment soigner au carrefour des cultures ?
Avec le docteur Said Ibrahim (pédopsychiatre, psychothérapeute, ethnopsychiatre) et Sandrine Simon (directrice générale de Médecins du Monde).
Modération : Nathania Cahen.
En guise de conclusion : croquis sonores par Tolten (artiste et psychologue).Quelle place est faite à la diversité des cultures dans le soin des troubles psychiques aujourd’hui ? Comment faire le lien entre santé mentale et cultures, théoriquement et concrètement ? Beaucoup de professionnels sont confrontés à ces questions et cas concrets, en premier lieu dans les situations de migration.
Cette séance introductive propose un état des lieux et une mise en perspective autour de l’ethnopsychiatrie qui, depuis les années 1960, se positionne au carrefour de l’anthropologie culturelle et de la psychologie clinique, et explore la manière dont les croyances, les rites et les représentations culturelles façonnent l’expérience de la souffrance mentale et influencent les processus thérapeutiques.
De 10h30 à 11h15 - Prendre soin en exil
Avec Claire Mestre (psychiatre-psychothérapeute, anthropologue, auteure) et un représentant ou une représentante d’Osiris (centre de soin, d’interprétariat et de ressources sur l’exil et le traumatisme psychique).
Modération : Nathania Cahen.
En guise de conclusion : croquis sonores par Tolten (artiste et psychologue).Comment soigner et reconstruire lorsque l’on a tout quitté ? Les personnes en situation d’exil portent souvent des traumatismes d’une violence extrême, aggravés par le déracinement culturel. Face à l’urgence, les parcours de soins classiques ne suffisent pas.
Cette rencontre interroge les pratiques indispensables pour accompagner ces trajectoires de vie : de l’importance vitale des interprètes à la complémentarité des équipes, en passant par l’accompagnement spécifique des familles et des jeunes mineurs. Ensemble, nous explorerons comment la culture d’origine peut devenir un levier thérapeutique indispensable pour réparer les corps et les esprits.
De 11h30 à 12h15 - Prendre soin au fil des générations
Avec Rachida Brahim (sociologue, historienne, psychanalyste) et Emilie Abed (psychologue, Centre Primo Levi).
Modération : Nathania Cahen.
En guise de conclusion : croquis sonores par Tolten (artiste et psychologue).Prendre soin en englobant la culture de l’autre impose aussi de se poser la question du temps long, pour les personnes concernées, leurs possibles descendances et pour nos sociétés toutes entières. Le traumatisme ne s’arrête pas à celles et ceux qui l’ont directement vécu. Lorsque l’histoire est marquée par la violence, la domination et l’exil, les blessures s’infiltrent dans les corps, s’installent dans les silences familiaux et se transmettent de génération en génération. Qu’en est-il de la santé mentale des enfants et petits-enfants de victimes ? Comment briser le cycle des traumatismes ?
Dans une perspective médicale et plus globalement sociétale, la santé mentale et l’interculturalité n’ont-elles pas aussi à voir avec ce que nous faisons de notre histoire collective traversée par les dominations, les minorisations et les traumatismes infligés à d’autres cultures ?
De 14h30 à 16h - Se former en médiation de santé et transculturalité
Avec le Centre Primo Levi (Adèle Legros), la Maison des mondes (Alice Athenour et Jean-Michel Sene), le Centre Osiris et l’Université Paris Cité (Serge Bouznah et Amalini Simon).
Modération : Nathania Cahen.Parce que le soin ne s’improvise pas et que l’accueil de l’autre exige des compétences spécifiques, l’après-midi s’ouvre sur un temps fort dédié à la transmission et à la professionnalisation.
Cette séance présente des parcours d’apprentissage actuels. Que vous soyez soignant, travailleur social, étudiant ou acteur associatif, ce rendez-vous est une opportunité de découvrir des outils théoriques solides, de partager des retours d’expérience du terrain et d’échanger directement avec des experts engagés.

En guise de conclusion : croquis sonores par Tolten (artiste et psychologue).
Pour clôturer chaque rencontre, Thomas Rime (Tolten) propose une performance de slam-poésie dont le texte est écrit sur le vif, à la manière d’un croquis. Il reprend le sens de ce qui se dit en y ajoutant une touche d’impertinence, du décalage, un peu de poésie et d’humour. C’est un travail sur un fil, proche de l’improvisation, une sorte de reportage slam ou de slam-analyse.
En savoir plus sur les intervenants.
Said Ibrahim, pédopsychiatre, psychothérapeute, ethnopsychiatre
Le docteur Said Ibrahim est pédopsychiatre, psychothérapeute, ethnopsychiatre.
Nommé expert en ethnopsychiatrie par le Tribunal pour enfants de Marseille, il est enseignant, chercheurs et/ou formateur auprès de nombreux organismes : IRFAT (Institut de Recherches et de Formation en Art Thérapie, Vaucluse), Institut international de recherches, d’échanges et de formation ethnoclinique (Wuntsi, Mandza-Ndazidja, Union des Comores), Maison des mondes Sauvegarde 13 (Marseille), Association Les chemins de la rencontre (Toulouse), Association Trait d’Union International France, PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse), Mission ultramarine Réunion-Mayotte, APAJH (Association pour Adultes et Jeunes Handicapés, île de la Réunion), AVEF (Association Vivre en Famille, Var).
Il est également animateur de groupes parents-enfants-adolescents (Associations Because U.Art et Destination Famille 13) à Marseille depuis plusieurs années, et ancien enseignant et chercheur à Aix-Marseille Université.
Médecins du monde
Association médicale humanitaire, Médecins du monde intervient de manière indépendante en France et à l’international pour garantir un accès universel et durable aux soins face aux urgences humanitaires.
Sandrine Simon, infirmière

Sandrine Simon © Médecins du monde Sandrine Simon est infirmière, diplômée d’un double master en gestion de projets et en santé publique. Elle est engagée depuis 25 ans en faveur de l’accès aux soins de toutes et tous. Elle a travaillé pendant 6 ans dans différents pays d’Afrique afin de renforcer les systèmes de santé et leur accès.
Elle a notamment mis en place des approches communautaires de santé afin d’adapter l’organisation des soins physiques et psychosociaux aux contextes et aux réalités des personnes accompagnées.
Depuis 2010 au sein de Médecins du Monde (MdM) et actuellement directrice générale, elle cherche à articuler qualité des pratiques de santé, expertise et plaidoyer pour des politiques publiques saines et respectueuses des droits humains en France et à l’international. La santé des personnes en situation de migration est une des priorités de MdM afin de garantir à chacun l’accès aux soins en tenant compte des besoins spécifiques associés au parcours migratoires.
Nathania Cahen, journaliste

Nathania Cahen © Nathania Cahen Nathania Cahen est journaliste, rédactrice en chef du journal Marcelle, correspondante de Elle et Écologie 360. Elle a été correspondante de L’Express pendant 20 ans et est membre de l’ONG Reporters d’espoirs.
Claire Mestre, psychiatre-psychothérapeute, anthropologue, auteure
Claire Mestre est psychiatre-psychothérapeute, anthropologue, auteure. Formée à la psychothérapie d’inspiration analytique, elle a créé une consultation transculturelle au CHU de Bordeaux en 1994 et fondé l’association Mana. Elle préside l’association Ethnotopies, est corédactrice en chef de la revue L’autre – Cliniques, cultures et sociétés et membre du collège de la revue Spirale.
Osiris
L’association Osiris, créée en 1999, est un centre de soin, d’interprétariat et de ressources sur l’exil et le traumatisme psychique dédié à la prise en charge thérapeutique et à l’interprétariat pour les personnes victimes de violence et de traumatismes liés à l’exil.
Le centre vise à : contribuer au soin des personnes présentant une souffrance en lien avec la situation d’exil et des traumatismes psychiques, conséquences des violences intentionnelles vécues dans leur pays d’origine, sur le trajet ou à leur arrivée en France. Ces traumatismes induits par l’homme sont le fait de torture, de conflits armés, de répression politique, de viols et d’une manière générale de toute violation des droits humains ; renforcer la sensibilisation et la formation de toutes personnes amenées à accompagner ce public, de soutenir la création de dispositifs d’accès aux soins des personnes exilées sur le territoire régional et de favoriser l’interconnaissance de ces acteurs ; offrir un service d’interprétariat spécialisé, adapté aux besoins convergents des personnes peu ou non francophones et des professionnels concernés, de promouvoir son recours ; et enfin, développer à partir de l’expérience et des connaissances acquises par l’association, la recherche en matière de santé mentale et d’interprétariat professionnel concernant le domaine des traumatismes psychiques.
Rachida Brahim, docteure en sociologie, historienne et psychanalyste

Rachida Brahim © S.Burlot Rachida Brahim est docteure en sociologie, historienne et psychanalyste. Elle analyse avec précision la manière dont les dominations systémiques et les violences du passé façonnent les souffrances du présent. Elle s’intéresse à la colonialité du pouvoir et du savoir, au racisme structurel et systémique, aux violences relatives aux rapports de domination (genre, classe, race), à la santé mentale, à la médecine traditionnelle, aux droits de la Nature, et aux épistémologies du Sud.
En 2021, elle publie aux éditions Syllepse La race tue deux fois. Une histoire des crimes racistes en France (1970-2000), ouvrage dans lequel elle retrace une partie de l’histoire des crimes racistes en France et de leur traitement politique et judiciaire.
Actuellement Professeure juniore à l’Institut d’ethnologie de l’Université de Strasbourg, elle étudie l’impact de la colonialité du pouvoir en tant que violence systémique et structurelle sur la santé mentale de groupes ethniquement minorisés, en Guyane française notamment.
Émilie Abed, psychologue clinicienne et psychanalyste

Emilie Abed © Frederique Plas Emilie Abed est psychologue clinicienne et psychanalyste depuis plus de 20 ans. Elle a exercé en pédopsychiatrie de secteur, en psychiatrie adulte en clinique privée, ainsi qu’auprès d’enfants accompagnés par l’ASE dans le secteur associatif. Depuis 2021, elle est psychologue et formatrice au Centre Primo Levi, centre de soins pour les victimes de torture et de violences politiques. Dans ses formations et dans la revue Mémoires elle aborde les sujets liés à l’exil et au traumatisme, notamment concernant les enfants et les familles.
Centre Primo Levi
Créé en 1995, le Centre Primo Levi donne aux victimes de torture et de violence politique, exilées en France, un accès à des soins adaptés afin de réduire l’impact des traumatismes sur leur vie et leur permettre de s’insérer dans la société française. Le Centre Primo Levi s’efforce aussi de transmettre son savoir-faire sur le psychotrauma à travers un centre de formation opérant sur l’ensemble du territoire.
Université Paris Cité
L’Université Paris Cité est une institution pionnière en matière d’enseignements universitaires dédiés à la psychiatrie transculturelle et à la clinique de l’exil. Elle propose notamment :
- Diplôme universitaire en Médiations en santé – Approche transculturelle – Processus de médiations, coordonné et présenté par Dr Serge Bouznah (médecin de santé publique, spécialiste en clinique transculturelle, ancien directeur du Centre Babel). Responsable pédagogique : Pr Marie-Rose Moro. Le médiateur en santé créera du lien et participera à un changement des représentations et des pratiques entre soignants et patients. Afin de donner toute sa force à ce concept, ce DU formera dans une même dynamique des professionnels des secteurs médico-psychologiques et socio-éducatifs susceptibles d’être des relais de médiation au sein de leurs institutions, ainsi que des médiateurs transculturels issus des groupes représentés dans la migration.
En savoir plus : DU Médiations en santé – Approche transculturelle – Processus de médiations – Paris Cité
- Diplôme universitaire Psychiatrie et compétences transculturelles, coordonné et présenté par Dr Amalini Simon (psychologue clinicienne et directrice du Centre Babel). Responsable de l’enseignement : Pr Marie-Rose Moro. Analyser les liens entre psychopathologie, cultures et migrations avec l’aide d’anthropologues, de linguistes, de cliniciens, de médecins de santé publique, de spécialistes des sciences de l’éducation, de philosophes, de chercheurs en psychiatrie et en sciences humaines… Ceci permettra une réflexion sur la construction de ce nouveau champ clinique : objets de la psychiatrie transculturelle, perspectives et limites. Former à la clinique transculturelle : analyser les interventions auprès des familles migrantes et de leurs enfants, et permettre ainsi une adaptation de nos stratégies de prévention et de soins en situation de migration.Former à d’autres cliniques transculturelles telles que le travail psychiatrique et psychologique en situation de traumas extrêmes, de catastrophes, de guerres, d’expatriation… et l’ensemble des situations où interviennent les organisations humanitaires et les personnes des SAMU. Acquérir des compétences transculturelles pour toutes les personnes qui travaillent dans le champ social, éducatif, scolaire ou judiciaire. Aider à comprendre les métissages et les questions que les personnes migrantes posent à nos sociétés.
En savoir plus : DU Psychiatrie et compétences transculturelles – Paris Cité
Maison des mondes
Maison des mondes fait partie de l’organisme de formations Sauvegarde 13 et est un espace ressource engagé dans le dialogue interculturel et la formation des acteurs du soin. Elle propose une formation en médiation ethnoclinique qui vise à l’appropriation d’une méthodologie rigoureuse de médiation tenant compte de l’« enveloppe » culturelle de chaque professionnel et de celle des personnes rencontrées dans le cadre de son exercice (public bénéficiaire, autres professionnels, partenaires…), notamment dans les secteurs social, médico-social, sanitaire, éducatif et judiciaire. L’objectif est d’enrichir et de penser autrement la relation d’aide et d’accompagnement.

