
Ecritures carcérales


Une approche genrée des pratiques d’écritures carcérales : questionnements interdisciplinaires à partir de deux corpus de graffitis de prison
Dans le cadre du séminaire « Les Chantiers féministes » organisé par le Centre Norbert Elias, cette journée propose une approche genrée des pratiques d’écriture carcérales :
La « cellule aux roulottes » de la prison Saint-Anne d’Avignon : des graffitis de femmes ?
Bruno Bertherat, Maître de conférences en histoire contemporaine, Avignon Université.
Mené par une équipe d’archivistes, d’historiens, de linguistes et de photographes, le projet autour des graffitis de la prison Saint-Anne d’Avignon, fermée en 2003, a pour but de retrouver la vie d’un univers carcéral intégré dans son environnement urbain peu avant sa disparition. Le recueil photographique de ces graffitis conduit en octobre 2018 et conservé aux Archives municipales d’Avignon est le point de départ d’une enquête qui sera poursuivie par une campagne d’entretiens avec les personnes ayant vécu dans et autour de la prison. Le projet a un triple objectif : conserver les sources obtenues, produire des travaux scientifiques, mettre en valeur ces sources et les résultats obtenus par un ensemble de dispositifs d’écriture, notamment numériques et audiovisuels, accessible à un large public.
C’est dans ce contexte qu’a été conduite une deuxième campagne dans une des cellules de la prison en novembre 2021, que nous avons appelée la « cellule aux roulottes ». La dimension genrée de ses graffitis, particulièrement bien conservés, mais anonymes, est un cliché qu’il faudra interroger.
Les Baumettes au musée : graffitis de femmes dans les parloirs
Jean-Fabien Philippy, Chargé de mission rattaché à la Direction scientifique et des collections du Mucem
L’enquête « Graffitis et créations carcérales » (2029-2021) menée au centre pénitentiaire de Marseille, et plus particulièrement sur le site des Baumettes dites « historiques », se déploie en deux volets : d’une part, la constitution d’une documentation photographique en partenariat avec le service de l’Inventaire général du Patrimoine PACA qui prend pour objet la prison en tant que telle (ses bâtiments et son architecture, ses graffitis) et d’autre part, une collecte d’éléments affichés dans les cellules, d’objets créés ou détournés par les détenus et relatifs à leur vie quotidienne.
Parmi toutes les images de la maison d’arrêt pour hommes, un corpus – celui du parloir – apparaît spécifique. Il s’agit du seul lieu de l’enfermement où le détenu peut avoir un contact avec l’extérieur, notamment avec sa famille, et où les écritures qui s’y trouvent sont mixtes, relevant à la fois d’hommes et de femmes.
En partenariat avec : Avignon Université, AMU, Centre Norbert Elias et Archives municipales d’Avignon
Les participants
Avec Bruno Bertherat responsable du projet “Graffitis carcéraux” (Centre Norbert Elias/Avignon Univ), Stéphanie Fonvielle (Centre Norbert Elias/amU), Chantal Wionet (Centre Norbert Elias/Avignon Univ), Jean-Fabien Philippy (Mucem, Chargé de mission rattaché à la Direction scientifique et des collections) et sous réserve Aure Lecres (Archives municipales d’Avignon).
Séance préparée dans le cadre du séminaire « Les Chantiers féministes » organisé par le Centre Norbert Elias.
Animation : Stéphanie Fonvielle, Maitresse de conférences HDR – Sciences du langage, Centre Norbert Elias – UMR 8562 (AMU-AU-CNRS) Aix-Marseille Université : Inspé, et Chantal Wionet, Maîtresse de conférences, Avignon Université, Sciences du langage (Centre Norbert Elias/Avignon Université)
Une approche genrée des pratiques d’écritures carcérales : questionnements interdisciplinaires à partir de deux corpus de graffitis de prison

Dans le cadre du séminaire « Les Chantiers féministes » organisé par le Centre Norbert Elias, cette journée propose une approche genrée des pratiques d’écriture carcérales :
La « cellule aux roulottes » de la prison Saint-Anne d’Avignon : des graffitis de femmes ?
Bruno Bertherat, Maître de conférences en histoire contemporaine, Avignon Université.
Mené par une équipe d’archivistes, d’historiens, de linguistes et de photographes, le projet autour des graffitis de la prison Saint-Anne d’Avignon, fermée en 2003, a pour but de retrouver la vie d’un univers carcéral intégré dans son environnement urbain peu avant sa disparition. Le recueil photographique de ces graffitis conduit en octobre 2018 et conservé aux Archives municipales d’Avignon est le point de départ d’une enquête qui sera poursuivie par une campagne d’entretiens avec les personnes ayant vécu dans et autour de la prison. Le projet a un triple objectif : conserver les sources obtenues, produire des travaux scientifiques, mettre en valeur ces sources et les résultats obtenus par un ensemble de dispositifs d’écriture, notamment numériques et audiovisuels, accessible à un large public.
C’est dans ce contexte qu’a été conduite une deuxième campagne dans une des cellules de la prison en novembre 2021, que nous avons appelée la « cellule aux roulottes ». La dimension genrée de ses graffitis, particulièrement bien conservés, mais anonymes, est un cliché qu’il faudra interroger.

Les Baumettes au musée : graffitis de femmes dans les parloirs
Jean-Fabien Philippy, Chargé de mission rattaché à la Direction scientifique et des collections du Mucem
L’enquête « Graffitis et créations carcérales » (2029-2021) menée au centre pénitentiaire de Marseille, et plus particulièrement sur le site des Baumettes dites « historiques », se déploie en deux volets : d’une part, la constitution d’une documentation photographique en partenariat avec le service de l’Inventaire général du Patrimoine PACA qui prend pour objet la prison en tant que telle (ses bâtiments et son architecture, ses graffitis) et d’autre part, une collecte d’éléments affichés dans les cellules, d’objets créés ou détournés par les détenus et relatifs à leur vie quotidienne.
Parmi toutes les images de la maison d’arrêt pour hommes, un corpus – celui du parloir – apparaît spécifique. Il s’agit du seul lieu de l’enfermement où le détenu peut avoir un contact avec l’extérieur, notamment avec sa famille, et où les écritures qui s’y trouvent sont mixtes, relevant à la fois d’hommes et de femmes.
En partenariat avec : Avignon Université, AMU, Centre Norbert Elias et Archives municipales d’Avignon
Les participants
Avec Bruno Bertherat responsable du projet “Graffitis carcéraux” (Centre Norbert Elias/Avignon Univ), Stéphanie Fonvielle (Centre Norbert Elias/amU), Chantal Wionet (Centre Norbert Elias/Avignon Univ), Jean-Fabien Philippy (Mucem, Chargé de mission rattaché à la Direction scientifique et des collections) et sous réserve Aure Lecres (Archives municipales d’Avignon).
Séance préparée dans le cadre du séminaire « Les Chantiers féministes » organisé par le Centre Norbert Elias.
Animation : Stéphanie Fonvielle, Maitresse de conférences HDR – Sciences du langage, Centre Norbert Elias – UMR 8562 (AMU-AU-CNRS) Aix-Marseille Université : Inspé, et Chantal Wionet, Maîtresse de conférences, Avignon Université, Sciences du langage (Centre Norbert Elias/Avignon Université)