
Cycle 2 - Initiation à l'histoire générale de l'art : le Moyen Âge européen et byzantin, du Ve au XVe siècle.
L'école du Louvre - Cours en région

Le millénaire qui s'étend du Ve au XVe siècle en Europe, que l'on désigne sous le nom de Moyen Âge, est marqué par des transformations aussi nombreuses qu'elles sont fréquentes et profondes, dans les domaines politique, économique, social, démographique ou encore religieux.
Ces changements influent sur la production artistique, qui suit aussi sa logique propre, avec pour conséquence un renouvellement régulier des formes, où se succèdent et se côtoient l’indifférence la plus marquée pour la représentation fidèle du réel et de remarquables recherches naturalistes. L’héritage antique reste bien vivant : en Orient, l’empire romain ne disparait définitivement qu’avec la chute de Constantinople en 1453 ; en Occident, les « invasions barbares » sont porteuses d’évolutions et de nouveautés stylistiques, mais elles ne font pas disparaître les apports de I’ Antiquité romaine. Le Moyen Âge ne cesse de se retourner vers cette Antiquité, et la Renaissance des XIVe et XVe siècles est précédée de la Renaissance carolingienne et de la Renaissance du XIIe siècle.
La notion d’art au Moyen Âge ne va pas toujours de soi. Une partie de la production artistique fait l’objet de critiques et de contestations, de la part des penseurs iconoclastes byzantins ou des moines cisterciens. Contrairement à I’Antiquité et aux périodes modernes et contemporaines, le Moyen Âge ne connait pas de véritable marché de l’art, du moins avant le XIVe siècle où apparaissent ses prémices, au même moment où commence à s’affirmer le statut social des artistes. Les œuvres médiévales sont indissociables de leur fonction et de leur usage, bien souvent religieux avant tout, même si leurs dimensions civiques et sociales sont elles aussi importantes. L’architecture, la sculpture, l’orfèvrerie, la peinture sont mises au service de la plus grande gloire de Dieu et de ses saints, ce qui n’empêche pas de mettre, par ailleurs, en avant le rôle des commanditaires, qu’il s’agisse d’aristocrates, d’hommes d’Église ou de communautés urbaines.
Par Raphaël Bories, conservateur du patrimoine, responsable du pôle Religions et croyances, Mucem
Détail des séances
- 16 novembre 2026 de 14h à 15h30 : De Rome à Byzance, l’art des empires romains au temps du christianisme.
- 23 novembre 2026 de 14h à 15h30 : De l’Europe des invasions à l’Empire carolingien.
- 30 novembre 2026 de 14h à 15h30 : Le monde roman.
- 7 décembre 2026 de 14h à 15h30 : L’art gothique à la conquête de l’Europe.
- 14 décembre 2026 de 14h à 15h30 : De l’automne du Moyen Âge au printemps de la Renaissance.
Le millénaire qui s'étend du Ve au XVe siècle en Europe, que l'on désigne sous le nom de Moyen Âge, est marqué par des transformations aussi nombreuses qu'elles sont fréquentes et profondes, dans les domaines politique, économique, social, démographique ou encore religieux.

Ces changements influent sur la production artistique, qui suit aussi sa logique propre, avec pour conséquence un renouvellement régulier des formes, où se succèdent et se côtoient l’indifférence la plus marquée pour la représentation fidèle du réel et de remarquables recherches naturalistes. L’héritage antique reste bien vivant : en Orient, l’empire romain ne disparait définitivement qu’avec la chute de Constantinople en 1453 ; en Occident, les « invasions barbares » sont porteuses d’évolutions et de nouveautés stylistiques, mais elles ne font pas disparaître les apports de I’ Antiquité romaine. Le Moyen Âge ne cesse de se retourner vers cette Antiquité, et la Renaissance des XIVe et XVe siècles est précédée de la Renaissance carolingienne et de la Renaissance du XIIe siècle.
La notion d’art au Moyen Âge ne va pas toujours de soi. Une partie de la production artistique fait l’objet de critiques et de contestations, de la part des penseurs iconoclastes byzantins ou des moines cisterciens. Contrairement à I’Antiquité et aux périodes modernes et contemporaines, le Moyen Âge ne connait pas de véritable marché de l’art, du moins avant le XIVe siècle où apparaissent ses prémices, au même moment où commence à s’affirmer le statut social des artistes. Les œuvres médiévales sont indissociables de leur fonction et de leur usage, bien souvent religieux avant tout, même si leurs dimensions civiques et sociales sont elles aussi importantes. L’architecture, la sculpture, l’orfèvrerie, la peinture sont mises au service de la plus grande gloire de Dieu et de ses saints, ce qui n’empêche pas de mettre, par ailleurs, en avant le rôle des commanditaires, qu’il s’agisse d’aristocrates, d’hommes d’Église ou de communautés urbaines.
Par Raphaël Bories, conservateur du patrimoine, responsable du pôle Religions et croyances, Mucem
Détail des séances
- 16 novembre 2026 de 14h à 15h30 : De Rome à Byzance, l’art des empires romains au temps du christianisme.
- 23 novembre 2026 de 14h à 15h30 : De l’Europe des invasions à l’Empire carolingien.
- 30 novembre 2026 de 14h à 15h30 : Le monde roman.
- 7 décembre 2026 de 14h à 15h30 : L’art gothique à la conquête de l’Europe.
- 14 décembre 2026 de 14h à 15h30 : De l’automne du Moyen Âge au printemps de la Renaissance.



