
Dans le cadre de la Biennale des écritures du réel qui depuis 8 ans fait dialoguer art, politique et société, le Mucem accueille un spectacle et la projection du documentaire.
En lien avec l’exposition « Bonnes Mères », le Mucem accueille deux rendez-vous : le spectacle Passeports pour la liberté. Histoire de Samira de la compagnie Passeurs de Mémoires, retraçant le « parcours d’intégration ordinaire » de Samira Belhoumi, arrivée d’Algérie avec sa famille à l’âge de 7 ans, et le film documentaire Nos mères, nos daronnes de Bouchera Azzouz.
Au programme
De 15h à 16h15 — Spectacle Passeports pour la liberté. Histoire de Samira
Un spectacle de la compagnie Passeurs de Mémoires , représentation tous publics.
Au cœur de ce livre, il y a d’abord une de ces « histoires extraordinaires de gens ordinaires » (Joyce Carol Oates). Un récit de vie. Celui que Samira Belhoumi, 42 ans à l’époque, a confié, à l’été 2012, au socio- logue Stéphane Beaud, lors de plusieurs entretiens, prémices de l’enquête de 5 ans qui allait aboutir à la parution, en 2018, de La France des Belhoumi : un chemin de femme vers sa liberté, jalonné d’obstacles en tous genres ; une histoire de contournements, pour arriver, comme le dit Samira, à « se rapprocher peu à peu d’elle-même ».
Mais ce livre se veut aussi le compte-rendu, à plusieurs voix, d’une aventure exceptionnelle par son maillage, son ampleur, sa force relationnelle, et, aux dires unanimes de ses participants, ses effets. Une aventure partagée par des centaines d’enseignants et plus de dix mille lycéen(ne)s de la France entière : depuis janvier 2021, Stéphane Beaud et Dominique Lurcel ont rencontré des publics lycéens extrêmement diversifiés, l’un avec ses conférences et ses questionnaires
anonymes, l’autre avec l’adaptation qu’il a faite des deux premiers entretiens avec Samira Belhoumi (plus de 150 représentations) : débats, confidences en off, retours des enseignants, témoignages d’élèves. Découverte de l’autre ici, effets miroir là : l’ensemble réuni ici, corpus d’une richesse impressionnante, autorise un regard très éloigné du discours dramati- sant sur « l’école en ruines », « l’échec de l’intégration », un regard radicalement à contre-courant de la vision haineuse et simpliste diffusée à longueur de journée par les discours d’extrême droite et certains médias en boucle.
De 16h15 à 16h45 — Pause conviviale
De 16h45 à 17h45 — Projection du film documentaire Nos mères, nos daronnes
Un documentaire écrit et réalisé par Bouchera Azzouz et Marion Stalens, France, 2014. 52 minutes
La « daronne », en argot issu du vieux français, c’est la mère, la patronne. Dans nos quartiers populaires les daronnes sont les femmes sur qui tout – ou presque – repose. Des sentinelles qui ne baissent jamais la garde. Ce film est un hommage à toutes celles qui incarnent le féminisme populaire. Mères de familles, souvent femmes au foyer, mais aussi institutrices ou assistantes sociales, elles ont su bousculer les traditions et gagner leur indépendance au goutte à goutte, sans fracas, dérivant des voies toutes tracées auxquelles elles étaient destinées.
Dans le cadre de la Biennale des écritures du réel qui depuis 8 ans fait dialoguer art, politique et société, le Mucem accueille un spectacle et la projection du documentaire.
En lien avec l’exposition « Bonnes Mères », le Mucem accueille deux rendez-vous : le spectacle Passeports pour la liberté. Histoire de Samira de la compagnie Passeurs de Mémoires, retraçant le « parcours d’intégration ordinaire » de Samira Belhoumi, arrivée d’Algérie avec sa famille à l’âge de 7 ans, et le film documentaire Nos mères, nos daronnes de Bouchera Azzouz.
Au programme
De 15h à 16h15 — Spectacle Passeports pour la liberté. Histoire de Samira
Un spectacle de la compagnie Passeurs de Mémoires , représentation tous publics.
Au cœur de ce livre, il y a d’abord une de ces « histoires extraordinaires de gens ordinaires » (Joyce Carol Oates). Un récit de vie. Celui que Samira Belhoumi, 42 ans à l’époque, a confié, à l’été 2012, au socio- logue Stéphane Beaud, lors de plusieurs entretiens, prémices de l’enquête de 5 ans qui allait aboutir à la parution, en 2018, de La France des Belhoumi : un chemin de femme vers sa liberté, jalonné d’obstacles en tous genres ; une histoire de contournements, pour arriver, comme le dit Samira, à « se rapprocher peu à peu d’elle-même ».
Mais ce livre se veut aussi le compte-rendu, à plusieurs voix, d’une aventure exceptionnelle par son maillage, son ampleur, sa force relationnelle, et, aux dires unanimes de ses participants, ses effets. Une aventure partagée par des centaines d’enseignants et plus de dix mille lycéen(ne)s de la France entière : depuis janvier 2021, Stéphane Beaud et Dominique Lurcel ont rencontré des publics lycéens extrêmement diversifiés, l’un avec ses conférences et ses questionnaires
anonymes, l’autre avec l’adaptation qu’il a faite des deux premiers entretiens avec Samira Belhoumi (plus de 150 représentations) : débats, confidences en off, retours des enseignants, témoignages d’élèves. Découverte de l’autre ici, effets miroir là : l’ensemble réuni ici, corpus d’une richesse impressionnante, autorise un regard très éloigné du discours dramati- sant sur « l’école en ruines », « l’échec de l’intégration », un regard radicalement à contre-courant de la vision haineuse et simpliste diffusée à longueur de journée par les discours d’extrême droite et certains médias en boucle.
De 16h15 à 16h45 — Pause conviviale
De 16h45 à 17h45 — Projection du film documentaire Nos mères, nos daronnes
Un documentaire écrit et réalisé par Bouchera Azzouz et Marion Stalens, France, 2014. 52 minutes
La « daronne », en argot issu du vieux français, c’est la mère, la patronne. Dans nos quartiers populaires les daronnes sont les femmes sur qui tout – ou presque – repose. Des sentinelles qui ne baissent jamais la garde. Ce film est un hommage à toutes celles qui incarnent le féminisme populaire. Mères de familles, souvent femmes au foyer, mais aussi institutrices ou assistantes sociales, elles ont su bousculer les traditions et gagner leur indépendance au goutte à goutte, sans fracas, dérivant des voies toutes tracées auxquelles elles étaient destinées.
