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Questions fréquentes - Les collections du Mucem
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Les Collections du Mucem

  • Comment un objet entre-t-il au Mucem?

    Toute entrée d’un objet dans les collections du Mucem est le résultat de décisions collégiales. Qu’il s’agisse d’un don ou d’un achat, chaque projet d’acquisition est d’abord présenté par un membre de l’équipe scientifique du musée lors d’une première réunion appelée « comité des acquisitions ». En présence de l’objet afin que chacun puisse l’examiner, le rapporteur du dossier explique l’intérêt de l’objet proposé, d’un point de vue historique, esthétique, patrimonial et/ou culturel, argumente son prix d’achat le cas échéant, décrit son état de conservation.

    Les fonds d’archives et de la bibliothèque sont, à la suite d’une décision positive de cette instance, intégrés dans les collections.

    Pour les objets à inscrire à l’inventaire des musées de France, une deuxième instance, la « commission des acquisitions », se réunit trois fois par an en présence de membres de l’équipe du Mucem mais également des professionnels d’autres établissements muséaux, conservateurs, experts ou restaurateurs.

    Ces instances débattent autour des questionnements suivants :

    Intérêt scientifique et patrimonial :

    Quelles sont les valeurs ethnographique, historique, artistique de l’objet au regard des collections du Mucem, et plus largement des collections publiques françaises ? L’objet s’inscrit-il dans une histoire individuelle et collective ? Existe-il des objets similaires ou comparables dans d’autres collections publiques françaises, ceci afin de limiter les doublons ou transmettre la proposition à un musée plus susceptible de le conserver ?

    Analyse matérielle et conservation :

    L’analyse matérielle de l’objet permet-elle de garantir son authenticité ? La nature des matériaux et l’état de l’objet permettent-ils sa conservation pérenne ? Quels dispositifs sont nécessaires pour conserver en réserve, transporter et exposer l’objet ?

    Droits de propriété et diffusion :

    Le(s) propriétaire(s) légaux de l’objet sont-ils tous identifiés et informés de l’acquisition ? La diffusion publique de l’objet nécessite-t-elle une autorisation de l’auteur au titre du code de la propriété intellectuelle et artistique ?

    A l’issue de la présentation, on procède à un vote à bulletin secret. Enfin, lorsque les objets dépassent un certain seuil de valeur fixé par décret, ils doivent être présentés devant le « Conseil artistique des musées nationaux » qui se réunit à Paris. Les objets ayant reçu un avis favorable à l’issue de ce processus entrent de facto dans la collection et sont inscrits à l’inventaire. Ils deviennent ainsi inaliénables, c’est-à-dire qu’ils devront être conservés sans limite de temps.

    Chaque année se tiennent entre six à huit comités et trois commissions, en janvier, avril et septembre.

     

  • Pourquoi trouve-t-on un ballon de foot de l’OM dans les collections?

    «En ce qui concerne le sport, le Mucem conserve principalement des témoins de ce que nous pourrions appeler des «pré-sports», c’est-à-dire des jeux traditionnels comme la soule, qui peut être considérée comme un des ancêtres du football et du rugby. Nous conservons par exemple des objets et des documents liés aux joutes nautiques, au tir à l’arc et à la lutte bretonne.

    Cette thématique s’ouvre au contemporain avec un fonds acquis en 1998, relatif à la campagne de communication organisée par la FIFA lors de la coupe du monde de football France 98.

    On peut également mentionner l’enquête-collecte menée sur les sports de glisse dans les années 2000 qui a permis l’acquisition d’objets liés au surf et surtout au skateboard, que ce soit du point de vue de la pratique de rue que de la pratique en compétition. Ce travail a notamment permis l’acquisition des archives du skateboard et de son développement en France dans les années 1970-1980. De ce fait, aujourd’hui, on retrouve notamment dans les réserves du musée, au Centre de Conservation et de Ressources situé à la belle-de-mai, des longboard, des médailles et récompenses sportives, et même une planche de Tony Hawk!

    Aujourd’hui, la politique d’acquisition de l’établissement se tourne de nouveau en direction du sport le plus populaire de la méditerranée: le football. Grâce à un programme d’enquêtes-collectes mené sur le thème «Football & identités» et des acquisitions sur le marché de l’art ou auprès de collectionneurs, le Mucem est en train de constituer un vrai patrimoine relatif à la culture populaire qui accompagne le football en méditerranée.

    Nous sommes d’ailleurs toujours à la recherche d’objets, de supporters ou de footballeurs professionnels. Ce qui nous intéresse, ce sont les histoires personnelles qui existent derrière les objets du monde du football: à travers des écharpes, ballons, photographies, maillots, articles de presse, c’est en fait le sens que les gens y investissent que nous considérons comme patrimonial.»

    Florent Molle, conservateur du patrimoine au Mucem, responsable du pôle Sport & Santé

  • Pourquoi le Mucem conserve-t-il les textiles dans ses collections?

    Cela est peu connu mais la collection textile du Mucem est gigantesque: elle comporte plus de 30.000 objets. Marina Zveguinzoff nous explique ce que l’on trouve d’intéressant et de rare dans ce pan de collections.

    La collection textile du Mucem est immense. Il y a bien sûr quelques pièces rares, mais le qualificatif «émouvant» serait plus approprié.

    Elle est composée de trois fonds:
    —Le fond de l’ancien musée des Arts et Traditions Populaires est constitué de costumes régionaux français, de coiffes, de vêtements de travail et aussi de linge de corps et de maison.
    —Le dépôt les collections du Musée de l’Homme, que le Mucem conserve depuis 2005: il s’agit de costumes de l’Europe et plus particulièrement des Balkans.
    —Les nouvelles acquisitions, depuis les années 2000, sont plus tournées vers la Méditerranée.

    Les plus anciennes pièces datent du XVIIIe siècle, elles sont exceptionnelles car le textile est fragile. La conservation des livres et papiers est un challenge connu: la conservation des textiles en est un tout aussi délicat, plein d’intérêt, dont les techniques sont passionnantes.

    Le textile était onéreux jusqu’aux années 1970. Les éléments en bon état étaient souvent réutilisés pour la confection d’un nouvel habit ou accessoire, rien ne se perdait. C’est pourquoi il y a peu de pièces d’origine en intégralité. Et c’est souvent l’envers d’un vêtement qui dévoile la plus grande fantaisie avec un assemblage de petits morceaux de tissus «rares et anciens» de récupération.

    Marina Zveguinzoff, chargée des collections et de recherche au pôle «Corps, apparence et sexualité» du Mucem

  • Comment le Mucem conserve-t-il ses collections comestibles?

    Du fait de la richesse et de la diversité de sa collection, le Mucem rencontre parfois des problématiques de conservation bien spécifiques et finalement peu partagées par le monde des musées. Ainsi, il peut être confronté à la conservation d’objets composés de matériaux périssables, y compris comestibles, comme le pain. Plusieurs exemples de pains décorés sont présentés dans la Galerie de la Méditerranée. Ce type de matériaux est particulièrement sensible aux variations du climat (température et humidité) et aux attaques de micro-organismes (moisissures et insectes). Outre la maitrise du climat, une surveillance particulière est conduite sur ce type de collections, aussi bien en réserves qu’en exposition. Une veille est ainsi régulièrement conduite: les objets sont examinés minutieusement afin de noter tout départ d’infestation. S’il s’avère qu’un objet est infesté ou si un doute apparait, la pièce est immédiatement isolée et traitée. Deux méthodes peuvent être utilisées, d’abord un traitement par anoxie: il s’agit alors d’enfermer l’objet dans une bulle hermétique, d’en extraire l’oxygène et de le remplacer pendant trois semaines par de l’azote, un gaz inerte, qui étouffera les néfastes. Un autre traitement possible consiste en la congélation des objets, le froid stoppant le développement de l’infestation. À l’issue de chacun des traitements, les objets sont dépoussiérés par micro-aspiration afin d’éliminer tous les résidus éventuels qui pourraient favoriser un nouveau départ d’infestation. Pour les matériaux les plus sensibles comme la cire ou la graisse, le centre de conservation du Mucem dispose de chambres froides permettant la conservation des objets en réserves.

    Émilie Girard, Conservatrice au Mucem et directrice du département des collections

  • Comment les collections ont-elles voyagé entre Paris et Marseille ?

    Les collections du musée ont fait l’objet d’un chantier des collections. Elles ont été récolées, dépoussiérées, marquées, photographiées et pour certaines restaurées avant d’être emballées. Les matériaux d’emballage ont été choisis pour leur neutralité afin d’éviter toute altération. Chaque objet a été code-barré et tracé sur un logiciel de données dédié au mouvement des collections. Il a aussi été emballé individuellement, mis en caisse et sur palette en fonction de l’une des dix-sept réserves dans laquelle il allait se trouver ventilé à Marseille. Ainsi le déballage a été facilité car chaque objet avait été au préalablement identifié pour se retrouver dans telle ou telle réserve du Centre de Conservation et de Ressources du Mucem. Les convois, transférant les collections de Paris à Marseille, ont été réalisés de septembre 2012 à juillet 2013. Au départ et à l’arrivée de chaque camion, un régisseur assurait le contrôle du chargement du camion et de son déchargement par le biais de l’outil de traçabilité. Au total, 160 semi-remorques ont été utiles pour mener à bien cette opération. Quelquefois une grue a même dû être utilisée pour le chargement des pièces de très grandes dimensions.

    Marie-Charlotte Calafat, Adjointe du département des collections et des ressources documentaires du Centre de Conservation et de Ressources du Mucem

  • D’où proviennent les collections du Mucem?

    Héritier du Musée national des Arts et Traditions Populaires, le Mucem est un musée de société à l’échelle méditerranéenne et européenne. L’inventaire des collections commence en 1881 tout d’abord au sein du musée d’ethnographie du Trocadéro. En 1937, le musée national des arts et traditions populaires, nouvellement créé, poursuit l’accroissement des collections du patrimoine national français. Des chantiers intellectuels, des enquêtes collectes voire même des fouilles archéologiques sont réalisés au sein de ce musée pendant plus de 60 ans. Les collections conservées sont le fruit de ce recensement et de ce travail de recherche et de collecte. Ainsi le fonds du MnATP, dont le Mucem assure la conservation et la valorisation, provient de toutes les régions du territoire français. C’est le fonds Europe du Musée de l’Homme, déposé au Mucem en 2005, qui permet d’élargir ses collections à l’échelle européenne. Tout le continent européen est présent dans les collections du musée de l’Homme. Les équipes du Mucem, dès le début des années 2000, se sont également attachées à réaliser depuis plus de 10 ans des acquisitions en provenance de l’aire méditerranéenne pour contribuer à l’élargissement du domaine de compétence du musée et l’ouverture à des zones géographiques jusqu’alors peu présentes.

    Marie-Charlotte Calafat, Adjointe du département des collections et des ressources documentaires du Centre de Conservation et de Ressources du Mucem

  • Que fait un morceau du mur de Berlin dans les collections du Mucem ?

    Berlin, occupé par les forces alliées en 1945, a été partagé en deux blocs, puis séparé par un long et haut mur du 15 août 1961 au 9 novembre 1989. Nombreux ont été les Berlinois de la partie Est qui laissèrent leur vie en tentant de passer à l’Ouest. Le mur demeure la trace symbolique de cette période. Même si l’ensemble a été démoli, Berlin en a préservé une partie, East Side Gallery.

    Ce pan offert au Mucem par le Sénat de la ville de Berlin doit appartenir à la troisième phase de construction du mur, le Grenzmauer 75, «mur frontière 75», décidée en 1974, et constituée de blocs préfabriqués de 3,6 m de haut et dotés d’un socle intégré de 1,2 m de large. Des artistes sont venus y réaliser, côté Ouest, leurs œuvres en signe de protestation contre cette atteinte à la liberté de circulation, inscrite parmi les Droits de l’Homme.

    Frédéric Mougenot conservateur au Mucem, en charge du pôle Vie domestique

  • Peut-on visiter les réserves du Mucem?

    Oui, toutes les collections du Mucem sont conservées au Centre de conservation et de ressources (CCR).
    Des visites de ce bâtiment sont organisées tous les premiers mardis du mois, entre 14h et 17h.
    Réservation obligatoire. Chaque visite est limitée à 20 personnes maximum.
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    Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez nous contacter grâce à l’adresse email suivante: reservationccr@mucem.org

  • Comment consulter les objets des collections du Mucem ?

    Au Centre de Conservation et de Ressources du Mucem (CCR), une salle est dédiée à la consultation des collections d’objets conservées par le Mucem.
    Sur demande préalable, les objets sont mis à disposition par un régisseur, présent pour répondre aux questions, aider à la manipulation des objets ou orienter vers la documentation afférente. En fonction de la nature des demandes, un rendez-vous peut également être organisé avec un membre de la conservation du musée.

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  • Pourquoi certaines informations ne sont-elles pas publiées ?

    La publication de certains champs contextuels nécessite une relecture préalable des contenus afin de veiller au respect des législations relatives aux données personnelles et à la protection de la vie privée.

  • Pourquoi la qualité de certaines images est-elle variable ?

    Les images les plus anciennes peuvent être de qualité variable, car certaines ont été réalisées uniquement à des fins d’identification des objets. Elles sont progressivement remplacées dans le cadre des campagnes de numérisation.

  • Comment signaler une erreur ou transmettre des informations sur un objet ?

    Si vous remarquez une erreur ou disposez d’informations complémentaires sur un objet, vous pouvez les signaler à l’adresse suivante : contactccr@mucem.org.

  • D’où viennent les informations présentées dans les notices ?

    Les informations proviennent des bases de gestion des collections du Mucem, ainsi que de ses archives et de sa bibliothèque. Ces bases sont elles-mêmes héritières d’anciennes bases de données présentant des pratiques documentaires parfois hétérogènes.

  • Pourquoi certaines informations ne sont-elles pas publiées ?

    La publication de certains champs contextuels nécessite une relecture préalable des contenus afin de veiller au respect des législations relatives aux données personnelles et à la protection de la vie privée.