vielle à roue 1996.47.1 Photo

vielle à roue

Numéro d'inventaire : 1996.47.1

Description

  • Création

    De : Lieu : France - Lorraine - Vosges - Mirecourt

    ceci est indiqué par la marque au fer

  • Usage

    Date : 1750 - 1800

    La vielle à roue est un instrument qui a été joué jusqu'à la fin de l'Ancien Régime parmi les aristocrates, comme beaucoup d'instruments à l'époque. C'est un instrument de la famille des vièles, terme qui désigne tout instrument à cordes frottées. Généralement les cordes sont mises en vibration par un archet et elles sont touchées directement avec les doigts. Ici, c'est une roue qui vient frotter les cordes et c'est par un clavier muni de touches reliées à un mécanisme que le joueur accède aux cordes pour produire la mélodie. La pratique de la vielle, comme d'autres instruments, s'est maintenue grâce au mouvement folklorique qui, amorcé à la fin du 19e siècle, visait le maintien des musiques et des danses via leur mise en scène et en spectacle. Puis, dans les années 1970, elle a été remise à l'honneur par de jeunes musiciens voulant se démarquer du mouvement folklorique parfois vu comme passéïste ou nostalgique. Motivés par le fort courant régionaliste qui caractérise les dernières décades du 20e siècle, ils ont repris les instruments "identitaires" comme la vielle et les cornemuses qui, bien enracinées dans leur terroir en devenaient l'emblême régional. On a parlé dès lors de renouveau (du mot anglais revival désignant ce mouvement dit aussi "folk") et la musique à danser avec les bals folks. Dans ces nouveaux contextes et répertoires, on a vu apparaître des vielles à roue amplifiées, dites électroacoustiques. Dans se version "savante", la vielle à roue a aussi été remise au goût du jour par les musiciens soucieux de rejouer le répertoire baroque sur des instruments d'époque ou sur des reconstitutions. Enfin, comme tout instrument traditionnel resté vivant, la vielle à roue a évolué sur le plan technique et musical et des compositeurs composent pour elle des mélodies adaptées à l'esthétique contemporaine.

  • Description détaillée

    épicéa : table d'harmonie avec vernis brun foncé érable sycomore : chevillier, clavier, éclisses, roue . Le fond est en érable ondé d'une seule pièce. Os : pistagne et fermoir ( fronton des touches blanches), cordier des bourdons. buis (?) : filets en bordure et filets aux couvercles et au cordier. Ebène : vingt-trois touches, pistagne, filet ébène, butées du couvercle de roue, plaquages, trois chevilles. Fer : "S" de la poignée et axe de la roue. Laine brune : étouffoir des bruits de sautereaux Boyau : quatre cordes ( qui étaient sur le chevillier : mises en sac) Bois clair teinté noir : trois chevilles palissandre (?) : poignée de manivelle + bouton de courroie, joint des éclisses vers la manivelle. / Vielle à roue en corps de guitare à clavier chromatique composé de vingt-trois touches . Double jeu, diapason 333 mm. Chevillier orné d'une tête à cheveux bouclés. La table d'harmonie est brune, elle est perforée sous la boîte à clavier. Cette boîte est renforcée par un tenon. Ames à section carrée, portant sur barrages de fond (épaisseur de quatre mm). Décors de filets et pistagnes. Le chevalet des chanterelles semble placé à l'envers Les morceaux cassés sont dans un sachet minigrip
  • Inscriptions

    Marque au fer

     (Au dos de la boîte à clavier // en forme de "V" , // peu frappé // // // COLSON ~ MIRECOURT.), boitier
  • Décor

    • cordophone
  • Matériaux et techniques

    • épicéa, ébène, os, érable, métal : lutherie
  • Dimensions et poids

    • Hauteur : 69,2 cm
    • Largeur : 25,5 cm
    • Profondeur : 20,4 cm
    • Poids : 1 780 grammes
  • Provenance et historique

    Acquisition

    Date : 1996
    Acteur : Jean Et Paul Giraud
  • Mots-clés

Sur le même thème

Une question ? Une suggestion ? Une demande ?