ruche, kawaiir al-nahl

Numéro d'inventaire : 2021.18.6

Description

  • Création

    De : 

    Ces artisans syriens ont employé les techniques traditionnelles de la terre crue.

    Lieu : Taanayel, Zahlé, Beqaa, LibanDate : 2020

    Commande d'objets en terre crue faite la Mucem. Les artisans ont utilisé les techniques de fabrication traditionnelle de la terre crue. A la différence des silos et du contenant à beurre placés à l’intérieur de l’espace domestique, les ruches, appelées aussi silos pour les abeilles « kawaiir al-nahl » (de « kawr », rouler) sont placées horizontalement, à l’extérieur des maisons. Elles sont soit superposées les unes sur les autres soit intégrées à des maçonneries de terre crue. Ce travail est en principe confectionné par des femmes. Kassatly et K. Puett nous en livrent les étapes de fabrication : « Trois jours de travail sont nécessaires pour les construire. La femme dispose de la paille sur sa surface de travail afin que le silo qu’elle façonne ne colle pas au sol et que les impuretés n’y adhèrent pas. Elle procède ensuite par étapes. Elle commence par fabriquer la base du silo qui fait cinq centimètres d’épaisseur. Elle trace ensuite à main levée ou en utilisant un moule en bois ou un tamis, le diamètre du silo, généralement d’une trentaine de centimètres. Puis elle s’attelle aux pourtours. Le premier jour, elle monte d’une trentaine de centimètres environ, et attend jusqu’au lendemain que la partie achevée soit sèche. Elle recommence alors et attend encore un jour. Elle aura fini quand le silo aura atteint les 80-90 cm de longueur requis. Parallèlement, elle fabrique les « tubugs », sortes de disques en torchis qui vont servir de couvercle et qui seront muni d’une poignée qui permet de les retirer plus facilement le moment venu. Elle les met à leur tour à sécher. Une fois les cylindres achevés et secs, leurs ouvertures sont obstruées à l’aide des disques et ils sont disposés horizontalement, côte à côte, et les uns au-dessus des autres, sur une base en terre de 50 cm de hauteur. Parfois indépendants les uns des autres, ils sont le plus souvent collé par un liant composé de terre, de paille et d’eau. Une sorte de petite toiture, également en terre, coiffe l’ensemble. Le nombre de cylindres dépend du besoin des habitants et une unité dans une cour peut comprendre jusqu’à quinze cylindres. Deux petits orifices sont ménagés dans les disques de chacun des silos. L’un permet aux abeilles de sortir pour butiner, l’autre d’y rentrer chargées de leur butin. Les abeilles n’empruntent jamais le même couloir de peur que la collision entre les sortantes et les rentrantes ne fasse perdre la moisson récoltée. Au départ en terre, les ruches sont parfois fabriquées en bois. De temps en temps, on trouve les deux éléments, bois et terre, accolés et unis par une même structure, mais selon les habitants, les ruches en terre sont de loin plus bénéfiques aux abeilles ». Il est intéressant de préciser que les deux couvercles font partie intégrante de la ruche et en sont solidaires. Lorsque l’on veut extraire les pains de cire contenant le miel à l’intérieur de la ruche, il faut découper le couvercle arrière pour y avoir accès. Celui-ci est ensuite jointé à nouveau avec de l’argile crue pour une réutilisation ultérieure de la ruche.

  • Usage

    Ce contenant est neuf et a fait l'objet d'une commande spécifique pour le Mucem.

  • Description détaillée

    Ruche de forme tubulaire, fermée des deux côtés dont un est muni de deux petits orifices. Il est intéressant de préciser que les deux couvercles font partie intégrante de la ruche et en sont solidaires. Le couvercle arrière sera découpé lors de l'extraction des pains de cire, puis rejointé à l'argile crue.
  • Matériaux et techniques

    • terre crue : façonnage à la main
  • Dimensions et poids

    • Hauteur : 79 cm
    • Diamètre : 28 cm
    • Poids : 62,6 kg
  • Provenance et historique

    Acquisition

    Date : 6 avril 2021
    Acteur : Houda Kassatly (Vendeur)
  • Mots-clés

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