pendentif, amulette, oeil de sainte Lucie, occhio di santa Lucia, s'ogu de santa Lucia
Numéro d'inventaire : 2018.81.2.1-2Description
Création
De :Giancarlo Moi, artisan orfèvre, travaille dans son atelier de Bari Sardo avec sa femme et ses deux filles. Il a débuté son atelier d’orfèvrerie avec son frère. Celui-ci a maintenant son commerce dans le village ainsi que son fils, le neveu de Giancarlo. Giancarlo a quant à lui gardé l’élaboration de bijoux avec sa femme et ses filles. C’est donc véritablement une institution familiale à Bari Sardo. Giancarlo a fait l’Académie d’art de Vicence puis s’est spécialisée dans l’orfèvrerie. Il estime que sa formation lui a ouvert l’esprit et plutôt que de les former lui-même, il a voulu la même chose pour ses deux filles. L’une a donc aussi fait l’académie d’art de Vicence et l’autre celle de Rome. Lui a exercé durant 15 ans à Vicence dans différents ateliers et c’est là qu’il a rencontré sa femme. Ils sont rentrés en Sardaigne dans les années 1980. Il a la passion du bijou traditionnel sarde qui selon lui permet beaucoup de créativité. I
Lieu : Bari Sardo, Nuoro, Sardaigne, ItalieDate : 2018Usage
Lieu : Sardaigne , ItalieCette amulette formée de l‘opercule du coquillage appelé œil de sainte Lucie monté en pendentif est très souvent portée en Sardaigne contre le mauvais oeil. Les Sardes disent que c’est d’un côté le signe de l’infini et de l’autre la silhouette de la Madone. C’est ce côté qui est montré dans le bijou sarde à l’inverse de la Corse, pourtant toute proche de la Sardaigne, où c’est le côté avec la spirale. Galdino Saba, orfèvre de Cagliari, émet l’hypothèse qui veut que ce soit au départ une amulette de marins. Patrizia Ciambelli dans son ouvrage « Bijoux à secrets » rappelle en effet les différentes appellations portées par l’œil de saint Lucie : nombril de Vénus, pieu de sainte Marguerite mais aussi fève marine. L'opercule peut se monter aussi en bague ou en boucle d'oreille. Ici, le pendentif prend la forme d'un mini-reliquaire. Certains s'ouvrent par l'arrière et on peut y glisser des prières, des formules magiques et parfois des secrets inscrits sur un papier.
Description détaillée
Pendentif formé d'un oeil de sainte-Lucie, c'est-à-dire l'opercule d'un coquillage, monté du côté orangé en pendentif avec une sertissure dentelée en argent et une bélière de suspension. Au revers, une vitre protège un bout de tissu traditionnel sarde de couleur jaune à la manière d'un petit reliquaire. Un lacet noir de cuir sert de collierInscriptions
Poinçon
MG (pour Moi Giancarlo, l'orfèvre), sur le côtéMatériaux et techniques
- argent : serti
- coquillage, verre, tissu, cuir
Dimensions et poids
- Hauteur : 3 cm
- Largeur : 1,5 cm
- Poids : 5,66 grammes
Provenance et historique
Découverte - collecte
Lieu : Bari Sardo - Nuoro - Sardaigne - ItalieDate : 2 mai 2018Collecteur : Françoise DallemagneCampagne "Bijoux ethniques", bijoux identitairesAcquisition
Date : 16/11/2018Acteur : Giancarlo Moi (Vendeur)Exposition Mucem
Même pas vrai ! Une exposition conçue par la classe de Seconde 2 du lycée Denis Diderot
Date : 14 mai 2022 - 4 novembre 2022Bibliographie
- [Livre] Ciambelli, Patrizia. 2002. Bijoux à secrets. 132 p. (cote Mucem : 1B COS 159)
- [Livre] 1987. Il museo etnografico di Nuoro. 287 p. (Cote bibliothèque Mucem : E2A 45 40)
- [Other] L'Ogliastra tra natura e arte.
- [Article] Dallemagne, Françoise. 2024. Les danseurs du crépuscule. Le bijou sarde entre tradition et modernité, in 2024. La Revue du Louvre et des Musées de France. 2024-3. pp.37-42.
Mots-clés
Thématique
Dénomination
Utilisation
Nature