vielle à roue 1956.79.1.1-7 Photo Mucem

vielle à roue

Numéro d'inventaire : 1956.79.1.1-7

Description

  • Création

    De : Lieu : France - Auvergne - Allier - Jenzat
  • Usage

    Date : 1750 - 1800

    La vielle à roue est un instrument qui a été joué jusqu'à la fin de l'Ancien Régime parmi les aristocrates, comme beaucoup d'instruments à l'époque. C'est un instrument de la famille des vièles, terme qui désigne tout instrument à cordes frottées. Généralement les cordes sont mises en vibration par un archet et elles sont touchées directement avec les doigts. Ici, c'est une roue qui vient frotter les cordes et c'est par un clavier muni de touches reliées à un mécanisme que le joueur accède aux cordes pour produire la mélodie. La pratique de la vielle, comme d'autres instruments, s'est maintenue grâce au mouvement folklorique qui, amorcé à la fin du 19e siècle, visait le maintien des musiques et des danses via leur mise en scène et en spectacle. Puis, dans les années 1970, elle a été remise à l'honneur par de jeunes musiciens voulant se démarquer du mouvement folklorique parfois vu comme passéïste ou nostalgique. Motivés par le fort courant régionaliste qui caractérise les dernières décades du 20e siècle, ils ont repris les instruments "identitaires" comme la vielle et les cornemuses qui, bien enracinées dans leur terroir en devenaient l'emblême régional. On a parlé dès lors de renouveau (du mot anglais revival désignant ce mouvement dit aussi "folk") et la musique à danser avec les bals folks. Dans ces nouveaux contextes et répertoires, on a vu apparaître des vielles à roue amplifiées, dites électroacoustiques. Dans se version "savante", la vielle à roue a aussi été remise au goût du jour par les musiciens soucieux de rejouer le répertoire baroque sur des instruments d'époque ou sur des reconstitutions. Enfin, comme tout instrument traditionnel resté vivant, la vielle à roue a évolué sur le plan technique et musical et des compositeurs composent pour elle des mélodies adaptées à l'esthétique contemporaine.

  • Description détaillée

    Vielle en luth à treize touches noires (dont deux manquent) et dix blanches (dont une manque). Le chevillier en érable sculpté présente une tête de femme. Les six chevilles en bois sont factices.
    Quatre décalcomanies ornent le côté de la boîte à clavier : deux hommes avec un chapeau haut de forme, une femme avec une coiffe et une robe de femme. Sur le couvercle de la boîte à clavier, décor peint de losanges avec des flocons. Marques au fer sur les côtés de la boîte à clavier. La roue est en bois. Le chevalet et les cordes sont absents. A l'extrémité de la vielle, l'axe de la roue ressort avec son pas de vis. Décor floral marqueté près de l'axe. La caisse est semi-circulaire et alterne des lattes de bois clair et de bois foncé. Sur la table d'harmonie, filet bicolore noir et blanc, deuxième filet avec des entrelacs rouges.
  • Inscriptions

    Marque au fer

    P A J O T / A J E N Z A T (Au dos de la boîte à clavier), boitier
  • Décor

    • cordophone
  • Matériaux et techniques

    • érable, ébène, palissandre : lutherie, taillé
  • Dimensions et poids

    • Largeur : 32,7 cm
    • Longueur : 72,8 cm
    • Épaisseur : 27,7 cm
    • Poids : 2,38 kg
  • Provenance et historique

    Acquisition

    Acteur : James Barrelet
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