vielle à roue, cordophone par frottement indirect
Numéro d'inventaire : 1997.35.1-3Description
Création
De : Lieu : Paris, Île-de-FranceDate : 1720 - 1760Usage
Date : 1750 - 1800La vielle à roue est un instrument qui a été joué jusqu'à la fin de l'Ancien Régime parmi les aristocrates, comme beaucoup d'instruments à l'époque. C'est un instrument de la famille des vièles, terme qui désigne tout instrument à cordes frottées. Généralement les cordes sont mises en vibration par un archet et elles sont touchées directement avec les doigts. Ici, c'est une roue qui vient frotter les cordes et c'est par un clavier muni de touches reliées à un mécanisme que le joueur accède aux cordes pour produire la mélodie. La pratique de la vielle, comme d'autres instruments, s'est maintenue grâce au mouvement folklorique qui, amorcé à la fin du 19e siècle, visait le maintien des musiques et des danses via leur mise en scène et en spectacle. Puis, dans les années 1970, elle a été remise à l'honneur par de jeunes musiciens voulant se démarquer du mouvement folklorique parfois vu comme passéïste ou nostalgique. Motivés par le fort courant régionaliste qui caractérise les dernières décades du 20e siècle, ils ont repris les instruments "identitaires" comme la vielle et les cornemuses qui, bien enracinées dans leur terroir en devenaient l'emblême régional. On a parlé dès lors de renouveau (du mot anglais revival désignant ce mouvement dit aussi "folk") et la musique à danser avec les bals folks. Dans ces nouveaux contextes et répertoires, on a vu apparaître des vielles à roue amplifiées, dites électroacoustiques. Dans se version "savante", la vielle à roue a aussi été remise au goût du jour par les musiciens soucieux de rejouer le répertoire baroque sur des instruments d'époque ou sur des reconstitutions. Enfin, comme tout instrument traditionnel resté vivant, la vielle à roue a évolué sur le plan technique et musical et des compositeurs composent pour elle des mélodies adaptées à l'esthétique contemporaine.
Description détaillée
La caisse et la table sont en noyer. La table est bordée de rayures en ébène et en ivoire. La roue est probablement en buis. Le couvercle de clavier et le cordier, plaqués d'ébène, sont bordés de filets d'ivoire. Le chevillier est en érable et les chevilles propablement en palissandre. La manivelle est formée d'os et de fer. / Vielle à roue construite à partir d'un luth du XVIIème (?) siècle. La table d'harmonie, la mécanique et le chevillier ont été faits à Paris au XVIIIème. La caisse compte onze côtes. Le chevillier se termine par une tête de femme sculptée portant un diadème et des boucles d'oreilles. L'instrument compte treize touches diatoniques et dix touches chromatiques. Le cache roue est une réplique moderne.
1997.35.1: vielle 1997.35.2 : cache roue 1997.35.3 : manivelleMatériaux et techniques
- fer, buis, ébène, bois, noyer, érable, os, ivoire
Dimensions et poids
- Hauteur : 26,5 cm
- Largeur : 30,6 cm
- Profondeur : 76,6 cm
- Poids : 2 010,4 grammes
Provenance et historique
Découverte - collecte
Date : 1997Collecteur : Florence GétreauAcquisition
Date : 11 juin 1997Acteur : André Bissonnet (Vendeur)Bibliographie
- [Livre] Revue du Louvre, 3-1999, p. 103, par F. Gétreau.
Autres associations
- Notes98.1.780
- Notes
Mots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Nature