bracelet avec grelots, porte-bonheur, curniciell
Numéro d'inventaire : 2007.100.16Description
Création
Lieu : Italie - Campanie - Province de Naples - NaplesSelon les témoignages et les auteurs les origines du curniciello sont confuses. Certains font remonter à la haute antiquité le symbole de la corne comme porteur de force et de fertilité, ce qui rejoint une autre conception qui voit dans le curniciello une analogie avec les nombreux symboles phalliques qui sous l’Antiquité romaine constituaient un culte populaire de la fertilité et de l’abondance. Le façonnage à la main pourrait apparaître comme une règle qui permet notamment la permanence à Naples d’un vaste artisanat de cornes issues des ateliers de terres cuites, qui par ailleurs se consacrent à la production des crèches (presepe) et des santons. On en trouve parfois faites de papier mâché. Mais cela n’empêche pas un commerce généralisé de cornes en matière plastique, moins chères, ce qui ne semble pas porter préjudice à leur dimension magique.
Usage
Lieu : Naples , Province de Naples , Campanie , ItalieObjet apotropaïque, le "curniciell' est utilisé comme amulette porte-bonheur, mais plus spécifiquement comme protection contre le malocchio, le « mauvais-oeil ». Elle sert à éloigner la malchance, les dangers et protéger contre les influences néfastes ou les magies noires. Il est communément admis que son pouvoir ne peut s’opérer qu’à la seule condition qu’elle soit offerte par une autre personne. Le dont constitue dans l’usage une des conditions principales de son fonctionnement, ainsi la corne ne peut être achetée pour soi-même. Par ailleurs, en dehors de la forme, la couleur rouge en est un autre attribut essentiel. Certains artisans en fabriquent d’autre couleur, par exemple verte, de par son analogie morphologique avec le piment qui peut aussi être vert. Mais elle n’aura alors qu’une fonction décorative. Il est dit également que pour être dotée du pouvoir de protection elle doit avoir été façonnée à la main, afin d’acquérir les pouvoirs bénéfiques de la main qui l’a produite. Le curniciello est un pendentif. En tant que tel il pend alors perpétuellement vers le bas. Ceci en fait une extension figée dans l’objet du geste de protection et d’éloignement de la mauvaise fortune : représenter deux cornes avec la main en tendant simultanément l’index et le petit doigt, et pointer la direction du sol. Le même geste pointé vers le ciel est porteur d’une autre signification: cornuto « le cocu ». Le curniciello se pend à ce que l’on souhaite doter de sa protection, un objet ou un lieu, ce qui par extension profite à celui qui en est l’usager : le plus souvent au rétroviseur intérieur de sa voiture, à un vêtement, au porte-clef (on préférera alors une corne de plastique pour ne pas la briser), et il n’est pas rare d’apercevoir une corne de vache véritable pendue à l’entrée de l’habitation ou au balcon, mais celles-ci semblent souvent teintée d’une couleur noirâtre. Il est souvent dit aujourd’hui que la corne a perdu sa fonction symbolique et magique au profit d’une icône de la napolitanité n’étant utilisée qu’à des fins identitaires ou touristiques. Elle est pourtant toujours présente autant dans les discours que dans les usages.
Description détaillée
Cordelette rouge, maintenue en boucle par un galon noir broché collé et un fil jaune enroulé. Elle est ornée d'une multitude de petites cornes en plastique rouge passées sur un fil rouge portant également deux clochettes en métal peint (une bleue, une violette).Décor
- porte-bonheur
Matériaux et techniques
- cordelette, métal
- galon : moulé
- fil : peint
- plastique : broché
Dimensions et poids
- Largeur : 4 cm
- Longueur : 14,2 cm
- Épaisseur : 2 cm
- Poids : 4 grammes
Provenance et historique
Découverte - collecte
Date : 2007campagne La villeAcquisition
Acteur : Alimentari Di Bavaro PasqualePrêt
Bonne fortune et mauvais sort
Date : 16 juin 2016 - 31 décembre 2016Emplacement : Daoulas, abbaye de DaoulasMots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Utilisation