robe, robe jardin
Numéro d'inventaire : 2008.24.1Description
Création
Lieu : IranUsage
Après l'incertitude entraînée par la chute de la dynastie Safavide, la Perse trouve une relative stabilité avec l'arrivée au pouvoir de la dynastie turque des Qajar (1781 ou1794-1925). Pour asseoir leur pouvoir, les souverains sont vite contraints aux affrontement à l'intérieur et à l'extérieur du pays (notamment avec la Russie et avec l'Angleterre qui opèrent des incursions que sans être des véritables invasions, affaiblissent le pays sur le plan économique). Si l'époque Qajar est politiquement une époque de tensions et d'oppression, les souverains jouent par ailleurs la carte de l'ouverture à l'étranger sur le plan économique. Des parties importantes du territoire nationale ainsi que l'exploitation des ressources du pays sont confiés à des étrangers et à des Européens en particulier. La Perse est partagé en trois zones d'influence : la septentrionale est soumise au contrôle de la Russie, la sud orientale à celui de l'Angleterre et la troisièmes est gérée conjointement. Le scia Mohammad Ali Qajar garanti a William Knox d'Arcy, devenu ensuite directeur de l'Anglo-Persian Oil Company, une concession pour explorer et exploiter les gisement pétroliers découverts à Masjid al-Soleyman dans les territoires de la Perse sud-occidentale. Pour proteger ces importants investissement un grand contingeant des troupes britanniques est accepté sur le territoire. L'époque Qajar avec ses contradictions et son ouverture vers le monde extérieur est une époque qui permet le réveil d'une conscience nationale grâce à l'oeuvre d'une élite d'intellectuels, religieux et laïques. Leurs efforts déployés entre la fin du XIXème et les début du XXème siècle, aboutissent entre autre, à l'obtention d'une Costitution parlamentare (1906) et à la mise en place d'une législation pour la défense des biens nationaux. Au cours les la Première Guerre Mondiale (1914-1918), la nation est en pleine anarchie et c?est seulement en raison de la révolution qui enflamme la Russie que la Perse échappe à des démembrements ultérieurs ou à des protectorats régis par les puissances européennes. Notamment le nouveaux pouvoir russe s'engage à la protéger contre l'Angleterre en signant les traités de 1919 et 1921, qui assurent à la Perse la liberté des voies maritimes sur la mer Caspienne. Avec l'arrivée au pouvoir de la dynastie Qajar, la Perse entre définitivement dans époque moderne. Les souverains Qajar montrent une grand intérêt pour les lettres mais, comparativement à d'autres époques, les poètes significatifs du XVIIIème siècle sont peu nombreux. Par contre l'éveil de la conscience populaire produit des écrits intéressants du point de vue de la doctrine religieuse et de la polémique politique. Entre le XIXème siècle et la première moitié du XXsiècle, le style de la littérature perse en rime se simplifie et les thèmes traités se modernisent (avec l'introduction, par exemple, de sujets dénonçant les injustices sociales). Après une période de régression, entraînée par la chute de la dynastie Safavide, la production artistique en général est relancée avec l?arrivée au pouvoir de la dynastie Qajar. Sous l?impulsion de grands souverains des secteurs artistiques entiers retrouvent leur éclat, la miniature et la reliure en sont un exemple aussi bien que la production des armes et la production textile. Cette dernière fut particulièrement aidée par l?intérêt que le grand souverain ?Ali Shah (1797-1834) porte aux soieries produites à Kashan, Yazd, Isfahan ou Shiraz. La particularité des productions de l'époque Qajar est la mise en valeur des motif populaires autrefois dédaigné par les productions savantes. Ils apportent aux objets d'art une nouvelle force et un grand impact communicatif servi par l'utilisation d'une symbolique claire et largement partagée. D'après différents auteurs ayant étudiés les caractéristiques techniques et décoratives des tissus islamiques de la mer Caspienne, les chef d'oeuvres perse de l'époque safavide furent les tapis (comme celui dit « de chasse » conservé dans la collection Poldi Pezzoli in Italie). Avec l'arrivée de la dynastie Qajar et des influences occidentales l'artisanat du tapis passe aux deuxième plan alors que la soie et à la broderie prennent de l'importance. La richesse des textiles et des vêtements d'apparat Qajar est telle qu'elle est perçue comme un signe de débauche par les opposant du régime dont fait partie l'ayatollah ("signe de Dieu") du village de Khomein, père de Khomeini Ruhollah(ra), fondateur de la République Islamique d'Iran.
Description détaillée
Deux types de fils, sans doute en coton, ont été utilisés pour fixer l'appliqué "vagues" : un fil foncé "kaki" (vérifier la couleur) et un fil clair (vérifier la couleur), de diamètre inférieur. / Boutons boule brodés en fil de soie beige à attache jaune clair / Des motifs en taffetas de soie bleu clair (vagues) et en taffetas de soie crème (arabesques et volutes) sont appliqués au revers de la robe sur la doublure en toile écru. Le taffetas bleu clair a aussi été utilisé pour alourdir l'intérieur des 2 fentes sur les côtés du bas de la robe. L'ensemble de l'appliqué (vagues, arabesques et volutes) a été confectionné à part avant d'être fixé sur la doublure. Le taffetas bleu clair est constitué de fils de soie écru supposés être la chaîne (fils brillants fins et sans irrégularités) et un fil de coton bleu supposé être la trame (fil mat plus gros et comportant des irrégularités).
Le taffetas crème semble comporter des caractéristiques communes au taffetas bleu clair (trame de coton jaune plus épaisse et mate, chaîne de soie écru plus fine et brillante). Une microscopie doit être faite pour confirmer la nature des fils. Les 2 taffetas présentent des côtes dans le sens de la trame qui est double. / Soutache tressée (passementerie?) formée d'un fil à lame d'argent et d'une âme de soie écru, appliquée sur les bords des manches, au bord de col et de l'encolure. Le fil de fixation de la soutache tressée est en soie écru (à vérifier). / Le fil de coton écru de torsion S a servi à l'assemblage par un point avant des différentes morceaux de toile de coton composant la doublure sauf dans la partie supérieure du devant droit où le fil, de torsion S, est en coton bleu clair. / Broderie polychrome au point de chaînette (17 points au cm), sans doute exécutée au crochet, avec des fils de soie très fins, sans torsion appréciable. Treize couleurs différentes ont été relevées dont certaines sont assez fondues (rose, beige) : rose orangé, rose pâle, rose rouge?, rouge rosé, vert pâle, jaune pâle, jaune doré, orange, écru, beige jaune, beige foncé, beige rosé, marron beige (tronc d'arbre à côté de la déchirure de la manche). La broderie a été exécutée avant l'assemblage des pièces de tissu constituant le vêtement. Dans les parties où des broderies chevauchent des coutures, il semble que les panneaux de la robe aient été assemblés avant d'être brodés (bas de la robe sur les côtés des panneaux de dos, panneaux assemblés sur le devant droit). / Le tissu bleu est un taffetas assez fin et souple, présentant une brillance atténuée par rapport à un tissu tout en soie, composé de fils de chaîne en soie et de de fils de trame en coton, plus épais et plus mats. Les tissus bleus utilisés pour doubler l'intérieur des manches dans leur partie inférieure, pour la confection des soufflets de bras et des fonds de poche, diffèrent par leur couleur mais sont semblables au tissu général de la robe (armure, composition de la chaîne et de la trame). / Le fil de soie rose de torsion Z a servi à l'assemblage par un point avant des pièces en taffetas bleu entre elles et à l'assemblage du taffetas bleu avec la doublure en toile écru (bas de la robe). Ce même fil travaillé au point avant solidarise le tissu bleu des manches et leur doublure en toile écru et en tissu bleu tout autour de la manche au dessus du volant de la manche. Le fil de fixation de la soutache tressée en lame d'argent et fil de soie écru est en soie écru (vérifier) et de torsion Z (vérifier). / Bride de soie tressée bleue (broderie? passementerie?) dans le bas des manches en vis-à-vis des boutons. La soie tressée a aussi été utilisée sur l'endroit pour renforcer le haut des fentes sur les côtés de la robe et le bords des poches prises dans les coutures de côté. / La doublure écru, dans le haut des manches et à l'intérieur du reste du vêtement, est une toile de coton, assez lâche, légère sans être transparente. Dans les parties décorées de l'appliqué en forme de vagues, elle s'arrête à environ 6 cm du bord de la robe pour permettre la réalisation d'angles nets et de coutures plates sans épaisseur entre le taffetas de soie bleu et le taffetas de soie bleu clair de l'appliqué. / Gros fil, sorte de cordonnet, formé d'une lame d'argent et d'une âme de soie jaune demeurant visible, décorant le bas des manches et l'encolure de même que les bords des motifs appliqués en taffetas crème. Presque partout, ce cordonnet a été entouré par un fil de soie jaune pâle qui ne semble pas d'origine et qui aurait pu être appliqué pour cacher le ternissement de l'argent et redonner de l'éclat au fil. Le cordonnet a été travaillé en points couchés fixés avec des points à cheval exécutés au fil de soie jaune de torsion Z. Un fil de fixation à cheval de couleur écru a été utilisé pour remplacer le fil jaune d'origine. / Ce fil a été utilisé en point à cheval pour refixer le cordonnet (en lame d'argent et fil de soie jaune entouré d'un fil de soie jaune pâle) placé sur les contours des motifs appliqués crème en remplacement du fil de soie jaune d'origine. Il a aussi servi à consolider le bords des poches. / Robe d'apparat masculin réalisée dans un taffetas de soie et coton bleu, doublé d?une toile de coton écru. La robe est brodée au point de chaînette avec un fil de soie. Le point de chaînette est pas assez solide être employé dans la jonction des tissus mais il est parfait pour la décoration : c?est une technique qui permet de réaliser des formes fluides et souples. La broderie montre ainsi un paysage végétal luxuriant où se côtoient palmiers, vignes, arbres fruitiers, plantes fleuries et cyprès. L?intérêt de cette « robe jardin » réside justement dans la complémentarité entre les décors de l?endroit du vêtement et de sa doublure. En effet, la doublure du bas de la robe montre une application en taffetas de coton et de soie bleu clair dont les contours reprennent la forme d?un eau agitée par des vagues légères. Les robes de l'époque Qajar se caractérisent par des couleurs sombres, allant du marron au vert, en passant par le bleu, comme c?est le cas avec ce vêtement d'apparât . Le cyprès est un motif particulièrement employé dans l?ornementation textile iranienne, le cyprès apparaissant très fréquemment dans le poésie où il symbolise la beauté, l?élégance et la noblesse virile, qualités reprises à son compte par le porteur de cette robe. Ce type de décor à rinceaux ou arabesques spiralées portant différents motifs végétaux sur un fond crème, rouge ou bleu marine se retrouve également sur des tapis, souvent appelés « tapis jardin », et représentant symboliquement le paradis. Il est dans cette perspective intéressant de rappeler que le terme même de « paradis » vient du persan « paradis » signifiant « jardin clôturé ». Si l?iconographie du paradis est intimement liée à la représentation d?une nature luxuriante, elle ne peut se concevoir sans la présence de l?eau, source de nourriture éternelle. On retrouve ce motif de vaguelettes également associés à un décor végétal sur nombre d?autres tissus perses, en particulier sur certains velours d?époque safavide. Au coin de la doublure, dans le bas de la robe, des application en soie crème, renforcé par un cordonnet, forment un complexe enchevêtrement de lignes. Ce type d'appication est assez surprenant car inverse la rélation entre tissu et application compliquant sensiblement la technique. Longue, au moins jusqu'aux chevilles, à trois pans, coupée dans un taffetas bleu assez fin et souple en soie (chaîne) et coton (trame) et entièrement doublée d'une toile de coton écru assez légère, peu serrée mais non transparente. Assez ajustée au niveau du buste avec un petit col droit et un décolleté en V qui s'évase à partir du niveau un peu au dessus de la taille, sous les soufflets des manches. Fentes sur les côtés dans le bas d'environ 35 cm de haut. Entièrement ouverte sur le devant et fermant par croisement du pan droit sur le pan gauche, au moyen de boutons boule brodés en fil de soie beige et de brides tressées en soie bleue. Sur les 7 boutons et brides, seuls les 2 ou 3 du bas servaient à fermer la robe, les autres étaient purement décoratifs. Manches longues droites jusqu'au coude puis évasées vers l'intérieur (diamètre au bas environ 50 cm) et fendues sur 26 cm. Découpes du bas des manches en angles. Doublure de la partie inférieure des manches sur environ 25 cm avec du taffetas bleu de même nature que le tissu d'ensemble de la robe. Au bas des manches, les 12 boutons boule brodés en fils de soie beige et les 13 brides tressées en soie bleue ont une fonction purement décorative et ne peuvent se fermer : d'une part ils sont positionnés de façon trop distantes, d'autre part les brides sont maintenues deux par deux à chaque extrémité par un point fait au fil de soie rose qui les plaque sur le tissu bleu. Soufflet sous les manches, fait d'une pièce en forme de diamant et de 2 triangles rectangle, permettant d'apporter de l'aisance au mouvement des bras. Sur les côtés droit et gauche, présence d' une poche fendue prise dans les coutures dont l'ouverture est de 13 cm à droite et de 12 cm à gauche. L'intérieur de la poche, de 35 cm de haut et de 15.2 cm de large, est cousue contre la doublure et est taillée dans la même toile que cette dernière mais son fond est renforcé avec un taffetas bleu en soie (chaîne) et coton (trame). Le haut des fentes au bas de la robe est renforcé par une tresse de soie bleue. Le revers des fentes est doublé par du taffetas bleu clair en soie (chaîne) et coton (trame) destiné à alourdir les tissus à cet endroit et empêcher que les bords ne roulottent. La partie centrale de la robe est formée de 4 pièces de tissu réunies aux épaules, 2 pièces rectangulaires dans le dos et 2 pièces rectangulaires taillées en biais pour former l'encolure sur le devant. L'ampleur de la robe est formée par les pièces triangulaires ajoutées sur les côtés à partir du niveau inférieur des soufflets des manches : 1 triangle évasé vers le bas, sur chaque côté dos et devant, 2 triangles positionnés tête-bêche sur les bords des 2 pièces de devant. Le bord du devant droit est rattaché dans sa partie supérieure sur 72 cm à 3 pièces rectangulaires et à une pièce triangulaire placée dans le bas. Les manches, coupées d'un seul tenant, sont cousues au buste à angle droit. Leurs bords présentent des découpes en angles. Le tissu est coupé droit fil sur les pièces principales (vérifier). Le sens de la chaîne est dans les sens de la tombée du vêtement sauf au niveau des manches où il est inversé. L'utilisation de petits morceaux de tissu (pièces bordant le devant droit, pointe en triangle rectangle de la pièce dite en forme de diamant sur l'un des soufflets, petites pièces sur la doublure) courante à cette période, indique que les tissus à cette époque étaient très coûteux. Les coutures de la robe ont toutes été faites à la main. Un petit point avant exécuté au fil de soie rose réunit les pièces de tissu bleu. L'ourlet des bords de la robe ??? comporte 2 lignes superposées de points avant visibles sur l'endroit et l'envers, qui réunissent le tissu bleu et sa doublure de soie bleu clair ou sa doublure en toile de coton. L'assemblage des pièces de la doublure, en toile de coton, a été fait avec du fil de coton (analyse faite uniquement sur le fil de coton bleu clair limité à une zone très restreinte, faire des prélèvements sur les fils écru). La broderie qui orne la soie bleue sur les pourtours de la robe représente un décor végétal polychrome travaillé au point de chaînette très petit avec un fil de soie d'une très grande finesse. Elle représente des arbres, des fleurs et d'autres végétaux. Soutache tressée faite de fil de soie et de lame d'argent, brodée sur le bord du décolleté, du col et des manches. Trois rangs d'une sorte de fil cordonnet en soie et lame d'argent couché sur la soie bleue autour du décolleté et dans le bas des manches. Sur la doublure au niveau du pourtour de la robe dans sa partie évasée, appliqué en forme de vagues en taffetas bleu clair en soie (chaîne) et coton (chaîne), sur l'appliqué en soie bleue, des motifs appliqués en taffetas crème en soie (chaîne) et coton (trame) en forme de rinceaux et d'arabesques spiralées. Le même fil cordonnet en soie et lame d'argent décorant les manches et le décolleté est couché à l'aide de points à cheval sur les contours des motifs appliqués crème. Sur toute la robe, le fil cordonnet est enroulé d'un fil de soie crème qui le dissimule plus ou moins et dont la présence, peut-être destinée à cacher la perte d'éclat de l'argent et à redonner de l'éclat au fil, est très sans doute postérieure à la confection de la robe. Ce type de vêtement était porté avec une ceinture dépareillée, sans doute nouée de façon assez lâche comme le montre l'iconographie, par dessus une chemise et un pantalon. Les tissus fins et les décors plus légers (influencés par la mode européenne), les manches fendues et la longueur aux chevilles caractérisent les kaftans (ou cafetans) du 18ème siècle, auxquels cette robe s'apparente. Le col droit et le décolleté en V sont généralement caractéristiques à cette époque des robes et kaftans portés par les hommes.Inscriptions
Marque de blanchisserie
Voir photo (à insérer). (Sur la doublure, inscription brodée au fil (à bâtir?) de coton blanc à longs points lancés qui est peut-être une marque de nettoyeur à sec à moins que ce ne soit celle d'un collectionneur passé.)Décor
- cyprès, palmier, vigne, jardin, narcisse, saule, jardin, oranger, roseau, Paradis, vigne (en fruits)
Matériaux et techniques
- taffetas, coton, soie, tresse, soie : bleu
- soie : écru, rouge, orange, marron clair, rose, beige, broderie, vert, jaune
- toile, coton, coton : écru
- taffetas, coton, soie : bleu clair, appliqué, crème
- soie, soie, bouton, fil, soie, broderie, broderie, argent : beige, jaune clair
- soie, soie, soutache, argent, fil, fil : argent, écru
- fil, fil, soie, argent, soie : écru, argent, jaune pâle, jaune, broderie
- fil, soie : rose
- fil, coton : écru, bleu clair
- fil, coton : kaki
- fil, fil, fil, soie, soie, argent, soie : argent, jaune clair, écru, jaune, broderie
- fil, soie : brun
Dimensions et poids
- (sans chevauchement des panneaux de devant) : 225 cm. cm
Provenance et historique
Découverte - collecte
Date : 2008Collecteur : Federica TamarozziBibliographie
- [Livre] "Women's costume of the near and middle east". (ouvrage)
- [Livre] "voyages en Perse". (ouvrage)
- [Livre] Boëtsch, Gilles & Tamarozzi, Federica. 2011. Morceaux exquis.
Mots-clés
Thématique
Dénomination
Sujet
Utilisation
Décor