Claude Pimpard vielle à roue Auvergne, France 1919 1986.54.2.1-5 Photo

vielle à roue

Numéro d'inventaire : 1986.54.2.1-5

Description

  • Création

    De : Lieux : 
    • Jenzat, Allier, Auvergne, France
    • Jenzat, Allier, Auvergne, France
    Date : 1919

    La date exacte marquée à l'encre sur l'étiquette est 1919, complétée au crayon de papier par la mention : // "14 juilier" (sic).

  • Usage

    Date : 1750 - 1800

    La vielle à roue est un instrument qui a été joué jusqu'à la fin de l'Ancien Régime parmi les aristocrates, comme beaucoup d'instruments à l'époque. C'est un instrument de la famille des vièles, terme qui désigne tout instrument à cordes frottées. Généralement les cordes sont mises en vibration par un archet et elles sont touchées directement avec les doigts. Ici, c'est une roue qui vient frotter les cordes et c'est par un clavier muni de touches reliées à un mécanisme que le joueur accède aux cordes pour produire la mélodie. La pratique de la vielle, comme d'autres instruments, s'est maintenue grâce au mouvement folklorique qui, amorcé à la fin du 19e siècle, visait le maintien des musiques et des danses via leur mise en scène et en spectacle. Puis, dans les années 1970, elle a été remise à l'honneur par de jeunes musiciens voulant se démarquer du mouvement folklorique parfois vu comme passéïste ou nostalgique. Motivés par le fort courant régionaliste qui caractérise les dernières décades du 20e siècle, ils ont repris les instruments "identitaires" comme la vielle et les cornemuses qui, bien enracinées dans leur terroir en devenaient l'emblême régional. On a parlé dès lors de renouveau (du mot anglais revival désignant ce mouvement dit aussi "folk") et la musique à danser avec les bals folks. Dans ces nouveaux contextes et répertoires, on a vu apparaître des vielles à roue amplifiées, dites électroacoustiques. Dans se version "savante", la vielle à roue a aussi été remise au goût du jour par les musiciens soucieux de rejouer le répertoire baroque sur des instruments d'époque ou sur des reconstitutions. Enfin, comme tout instrument traditionnel resté vivant, la vielle à roue a évolué sur le plan technique et musical et des compositeurs composent pour elle des mélodies adaptées à l'esthétique contemporaine.

  • Description détaillée

    Table en sapin Erable sycomore : boîte à clavier + roue + chevalet Os : pistagne, taquet de couvercle de roue, touches blanches, clef du chevalet mobile, décor des chevilles, fermoir de clavier. Ebène : plaque du chevalet mobile, plaquage couvercles, touches noires et pistagne, marqueterie, 6 chevilles, bouton de courroie ( sup). Porcelaine : poignée de manivelle Fer : axe de la roue et "S" de la manivelle, cordes sympathiques. Tissu : garniture face interne du clavier faisant office d'étouffoir, pour éviter les bruits de sautereaux. Boyau : cordes, 2 chanterelles, trompette et bourdon, 2 cordes filées pour gros bourdon et mouche. / Vielle à roue en corps de luth à clavier chromatique composé de 23 touches, double jeu. Diapason : 345 mm. Chevillier orné d'une tête de femme au sourcils noirs (cils aux petis points à l'encre de Chine) et aux cheveux bruns . Chevillier teinté brun mais le visage est laissé clair . Les joues du chevillier sont poinçonnées d'un motif de soleil à 7 rayons. Les ouïes en "C" sont longues de 76 mm. Rosace sous la cheville de reglage du chevalet mobile. Alternance d'éclisses claires en érable et foncées en palissandre.Décors :2 filets aux couvercles, marqueterie au couvercle de roue, le négatif de la fleur d'ébène en marqueterie du fond de caisse se retrouve sur la marqueterie du couvercle de la boîte à clavier. Deux cordes mélodiques ; quatre bourdons. Ames fuselées (plus étroites au milieu qu'aux extrémités) à section carrée puis octogonale dans la partie inférieure. Dans le clavier, les touches noires sont numérotées de 1 à 13. -2: Clef d'accord avec couvercle vissé formant réservoir à colophane et tampon pour colophaner la roue. -3: Vielle de rechange, à poignée en os -4 et -5: courroies de fixation pendant le jeu
  • Inscriptions

    Marque au fer

     (4 fers distincts : // les trois premiers forment un triangle, le dernier se place au milieu du triangle // 1) PIMPARD (longueur : 19,5 mm) // 2) JENZAT (longueur : 17 mm) // 3) ALLIER (longueur : 17 mm) // 4) Mon PIMPARD / FONDEE EN 1881/ JENZAT // l'ensemble inscrit dans un ovale de 13 mm de long // // Les fers sont noircis avant la frappe)

    Étiquette imprimée

    du texte imprimé : // // Fabrique d'instruments de musique // MAISON FONDEE EN 1881 // PIMPARD COUSIN FILS // A JENZAT (ALLIER) // ...................... 19.......... (en complément du texte imprimé sur l'étiquette : // // 1) les chiffres des dizaines et des unités de 1919 sont écrits à l'encre. // 2) la mention "14 juiler" au crayon)
  • Décor

    • cordophone
  • Matériaux et techniques

    • ivoire, érable, métal, os, ébène, sapin, porcelaine : lutherie
  • Dimensions et poids

    • 33 cm x 73 cm x 27,5 cm x 2 820 grammes (L x l x h x p)
    • Longueur caisse : 500
  • Provenance et historique

    Acquisition

    Acteur : Société des Amis du M.N.A.T.P.
  • Mots-clés

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